« J’espère que mon fils ne sera pas homo »

L’homophobie est parfois indétectable par la personne qui en fait preuve.

Les médias nous abreuvent d’images violentes, qui définissent l’homophobe comme un skinhead à tendance nazies qui s’amuse à taper à coup de poing sur de paisibles couples de même sexe dans un coin de ruelle.

« Je suis gay, c’est naturel » « Je suis un homophobe aux doigts poilus, ça aussi c’est naturel »

Pour beaucoup de gens, l’homophobe est celui qui insulte, qui agresse des homosexuels inconnus dans des lieux publics. Bien sûr, ces gens là sont effectivement homophobes, en plus d’être des gens violents et déséquilibrés.

Mais sommes nous certains que nous ne nous cachons pas derrière ces gens pour ne pas avoir à reconnaître les problèmes dans nos propres comportements, à nous les gens « normaux », les gens qui sortent dans la rue pour prendre le métro et acheter des Stan Smith, nous les jeunes nourris à la tolérance ethnique (n’avons nous pas été élevés avec Morgan Freeman et Steve Urkle dans nos télés ?), et donc forcément au sommet de ce qui se fait de mieux en matière d’acceptation de l’autre ?

Après tout, la plupart d’entre nous acceptent volontiers que son entourage se déclare d’une orientation sexuelle ou d’une autre. C’est donc bien que nous sommes ouverts d‘esprits et tolérants, non ?

Si on est raciste, on n’accepte pas la proximité d’une personne de couleur, pensent beaucoup de gens. Donc si on accepte cette proximité, logiquement on ne peut pas être raciste, n’est ce pas ? C’est le fameux « j’ai un ami Noir ! ».

Pourtant le fait même de se féliciter « d’accepter » d’avoir des amis de couleur devrait déjà nous mettre la puce à l’oreille. Qu’y a-t-il à accepter ? Sa couleur de peau est simplement une des caractéristiques de cette personne. Personne ne s’est jamais vanté d’être capable d’accepter vos cheveux raides ou vos yeux marrons.

« J’ai un pote, il est impulsif, drôle, un peu prétentieux, toujours généreux, il est grand et tout sec, et il est d’origine asiatique ».

Ca ne devrait rien signifier de plus.

Lui est caucasien, mais ce commentaire d'image est ridicule et me fait rire, donc je le garde.

Pauvre Nick, c’est pas sa faute s’il est moyen.

Le fait de résumer la qualité ou la totalité d’une personne à la seule caractéristique de sa couleur de peau est déjà une forme de discrimination en soit. Déjà parce que personne n’aime être résumé par un détail de son apparence ; d’ailleurs personne ne dit « ah non moi j’ai rien contre les gens qui ont un gros cul, d’ailleurs j’ai une amie bien dotée du postérieur ».

Et surtout parce qu’être résumé à sa couleur de peau, pour les gens qui le subissent, c’est récurrent, ça n’est pas drôle, et ça ne doit pas être amoindri.

N’est ce pas la même chose pour les homosexuels ?

Ne pas éviter/insulter une personne à la sexualité non hétéro, est-ce être tolérant ?

Non, bien sûr.

Même dans mon entourage propre, certaines remarques fusent parfois, depuis l’expression nulle anciennement populaire du type « c’est pas un truc de pédé », impliquant que les homosexuels sont faibles et un peu lâches (c’est un peu le pendant de « c’est pas un truc de gonzesse ») et parfois plus gravement, sur le fait qu’ils espèrent que leurs enfants ne seront pas homosexuels.

Je ne sais pas si tout le monde se rend bien compte de la violence de cette phrase.

« J’espère que mon fils ne sera pas homo » (sous entendu, parce que MON FILS sera un vrai bonhomme)

(Car souvent il s’agit d’un garçon, la fille potentiellement lesbienne ayant l’avantage d’être déjà née dépourvue de toute caractéristique « virile » susceptible d’être mise en jeu dans l’histoire, et qui semble incompatible avec l’idée de se faire un jour pénétrer par un pénis dans sa vie sexuelle)

Cette phrase, je t’épargne le suspens, elle est homophobe. Pourtant ce sont juste des mots, pas des insultes, pas des coups, et dirigés contre aucune personne homosexuelle en particulier.

Mais la définition de l’homophobie, ça n’est pas la persécution des homosexuels. Être homophobe, ça commence par penser que l’homosexualité est une tare. Ni plus, ni moins.

Et c’est exactement ce que cette phrase veut dire.

« J’espère que mon fils ne sera pas homo », ça signifie que s’il l’est, il aura déçu ses parents. Simplement parce qu’il sera né comme il est, blond, têtu et homosexuel, il aura une tare. Désolé mon chéri, tu as tiré le mauvais ticket de loterie (car on ne choisit pas son orientation sexuelle évidemment) (sinon personne ne choisirait d’être autre chose qu’hétérosexuel, pourquoi se compliquer la vie).

Bien sûr, cela fait aussi écho à une autre mauvaise conception de la parentalité, qui est que l’enfant est un écho, un prolongement de soi même, sur lequel nous pouvons parfaitement projeter nos propres espoirs et nos attentes. Les parents qui disent « j’espère que mon fils ne sera pas homo » sont souvent offensés quand on ose suggérer que cela pourrait être le cas. Et le fait qu’ils se sentent personnellement attaqués quand il s’agit d’un commentaire sur une potentielle caractéristique non choisie, au même titre que la couleur des yeux ou le caractère, non pas d’eux mêmes mais de leur enfant, ça montre bien d’une part qu’il s’agit pour eux d’une insulte, mais également d’autre part qu’une certaine partie d’eux mêmes se sent diminuée personnellement par ces insinuations, comme si l’opprobre rejaillissait au final sur eux, les « concepteurs » de l’enfant. Où ont-ils failli ? Comment ont-ils pu à ce point rater leur coup ?

Autant de questionnements nuisibles à l’enfant.

Mais ces parents se demandent-ils vraiment quelles sont les conséquences de cette simple phrase, « J’espère que mon fils ne sera pas homo », parfois prononcée devant l’enfant ? Que se passera-t-il s’il s’avère être d’une orientation sexuelle non validée par ses parents ?

Un photographe poste régulièrement sur sa page Facebook « Humans of New York » des photos de gens dans la rue, accompagnée d’un petit texte relatant leur histoire, souvent pleine d’émotions et d’espoirs. Une fois, je suis tombée sur celle d’un petit garçon d’environ une dizaine d’année, assis sur des escaliers en extérieur. Il pleurait. Dans le texte de description, le photographe rapportait les propos de l’enfant : « je pleure parce que j’aime les garçons, et j’ai peur qu’on ne m’aime plus ».

Ce genre de propos, c’est d’une telle violence… Les commentaires se sont multipliés, tous incroyablement touchés et affectueux envers la peur et le chagrin qui se lisait dans les yeux de ce garçon. Mention spéciale à Hillary Clinton, qui a adressé un message d’espoir à l’enfant.

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« Prédiction d’une adulte : ton futur sera fantastique. Tu te surprendras toi même par ce dont tu seras capable et les choses incroyables que tu feras. Trouve les gens qui t’aiment et croient en toi – ils seront nombreux – H » « Merci pour ça, Mme Clinton »

Dire à son enfant qu’il ne sera pas admis qu’il soit homosexuel, c’est lui envoyer le message que l’amour qu’on lui porte est soumis à conditions.

Et s’il s’avère qu’il aime les garçons ? Aura-t-il alors des rapports sains et ouverts avec ses parents, supposés être ses piliers dans la vie ? Pourra-t-il s’ouvrir à eux de ses craintes et des épreuves que la société lui fera probablement subir en raison d’une orientation sexuelle qu’il n’a pas choisie, et obtenir le soutien dont il aura besoin ?

Non, bien sûr.

Un enfant ne se risquerait pas à perdre l’amour de ses parents.

Mais il y a également une autre conséquence à tenir à son fils ce genre de propos : car s’il grandit hétérosexuel, dans l’approbation parentale la plus totale, après avoir entendu toute son enfance qu’il est heureux qu’il n’ait pas pris un autre chemin dans sa vie intime, quelles seront ses pensées d’adulte ?

Une fois qu’on a été nourrit pendant son enfance avec la certitude que certaines orientations sexuelles valent moins que d’autres, peut-on devenir un modèle de tolérance ?

Il est malheureusement plus probable que ce garçon reproduira dans sa vie d’adulte exactement le comportement et les phrases qu’il a entendues toute son enfance.

Et que le jour où il s’apprêtera à être papa, il dise :

« J’espère que mon fils ne sera pas homo ».

 

L’EVJF de Carotte, 9 belles gosses au pays des tapas.

Si je dis « le plus beau jour de ta vie », tu me réponds ?

Le jour où j’ai obtenu mon permis de conduire après 3 ans, 3000 euros et 3 codes ?

Ouiii, mais ça c’est vraiment juste pour moi.

OK, toi réponds plutôt. Alors, le plus beau jour de ta vie ?

MAIS NON, pas ton mariage, ni le jour où tu as enfin trouvé la robe de tes rêves en soldes à 50 % (fait gaffe à internet, c’est comme ça qu’aujourd’hui je me suis retrouvée à ENFIN pouvoir trainer mon cul à la Poste, rentrer avec mon précieux chargement, tout ça pour finalement me retrouver avec une robe qui gratte, qui me comprime la poitrine et qui me fait le cul carré) (OUI, CARRE) (cf ci-dessous).

CUL CARRE

BREF, tout ça pour dire, le plus beau jour de ta vie, c’est pas ton mariage, c’est ton EVJF.

Pour les vieux au fond, c’est l’enterrement de vie de jeune fille.

Of course ! Comment n’y avais tu pas pensé avant !!

Non je dis ça comme ça, rien à voire avec le fait que le week end dernier on a fait l’EVJF de Carotte, qui se marie avec Bougie en ce béni mois d’octobre.

Bon octobre en Nordie de la France (car tout ce qui est au dessus de Lyon est la Nordie) c’est risqué en termes de climat, du coup pour l’EVJF on n’a pas pris de risque, on est allées au meilleur endroit, certifié 100% exotisme, bonne bouffe, plage et fièvre de la night : Barcelone. Eh ouais on se mouche pas avec les doigts ici.

Barcelona BAYBAY

Ca a commencé soft : Tilde et Lène travaillant au même endroit que Carotte, elles étaient chargées de l’embarquer par surprise depuis son bureau, avec la complicité de la coloc de bureau de Carotte. Elles avaient tout prévu. Tout, sauf que la meuf de la crèche dise à Carotte le matin même « ah oui, je crois que ce soir c’est une copine à vous qui vient chercher le mini-vous » (ou quelque chose du genre), et Carotte qui est finaude s’est dit « aHA ! ». Et a du coup décidé d’être chiante (apparemment et selon ses dires, c’était logique comme raisonnement). Résultat, elle a réussi à faire croire qu’elle s’était barrée du boulot en avance, et quand Tilde et Lène, en panique, ont débarqué dans son bureau, il était vide. Je te passe les péripéties, mais ça a fini qu’il a fallut la dénicher sous un bureau vide avoisinant et l’en déloger au pied de biche.

Ah ça bosse dur !

Au final on a pris la navette pour aller à Beauvais, en plaisantant que c’était pas à l’aéroport qu’on allait mais bien à Beauvais, meilleur endroit pour un EVJF. Entre nous, on a bien failli le faire là pour de vrai tellement Carotte était au bord de nous planter le timing d’avion avec ses histoires de planquage sous bureau.

Au passage, si on était pas au courant que Barcelone est LA destination d’EVJF, dès l’aéroport y avait plus de doutes : un gang de meufs EXCLUSIVEMENT brunes-à-cheveux-bouclés (peut-être un secte ?) trainait une nana de même facture avec un masque sur les yeux, et lui gueulaient dans les pavillons à la moindre annonce d’aéroport pour garder la surprise de la destination jusqu’au bout. Ca aurait pu marcher si Delune n’était pas passée en toute désinvolture à côté de la meuf en disant « Ca va être trop de la boule, Barcelone ! ».

Enfin bon, quand les meufs on débandé les yeux de la future mariée en gueulant BARCELOOOONE elle a quand même fait semblant d’être surprise. Elle était sympa.

Nous pendant ce temps on faisait gentiment la queue avec Carotte qui avait les yeux libres et les oreilles qui sifflaient pas, en toute maturité avec nos cheveux aléatoires de couleur et de boucle.

En passant, merci Ryan Air pour la livraison des bagages #poucesenl'air

En passant, merci Ryan Air pour la livraison des bagages #poucesenl’air

Bref le temps de déloger Carotte de la moquette sous le bureau, de faire la navette vers Beauvais, de se casser le cou dans l’avion avec ses sièges low cost et de prendre des taxis pour rejoindre notre pied à terre, on n’a posé nos valises dans l’appart que vers 1h du mat. On y ajoute 45 minutes de la proprio avec sa coupe de Mac Gyver version cheveux aussi raides que des spaghettis crus (les espagnols ne sont pas réputés pour leurs goûts capillaires), histoire de nous montrer où fuit le robinet, comment ouvrir la boîte à fusibles (=avec la porte), les verres à pieds versus les verres sans pieds et autres trucs super intéressants.

Heureusement qu’elle était là pour nous indiquer l’endroit où trouver des bars en terrasse pas loin, haha… Sauf que quand on y est allées, on a juste trouvé des cafés resto en train de remballer les tables d’extérieur, avec no music, no ambiance, bref la mort du fun. Par contre y avait un distributeur ultime de la NASA un truc de maboule.

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On a terminé dans le bar à côté de chez nous, qui était drôlement sympa en fait. Je pense que les mecs étaient désespérés de voir 9 gonzesses rentrer à 2h du mat alors qu’ils fermaient à 3h, mais bon les affaires sont les affaires. En plus on a mis l’ambiance, on avait un super jeu à boire pour Carotte à base de questions auxquelles Bougie avait répondu et elle devait boire si elle trouvait pas, et faire boire quelqu’une si elle trouvait. Un genre de Les Zamours alcoolique. Bien sûr elle aurait eu une chance de très peu boire si Bougie n’avait pas répondu que des trucs absurdes du genre que son animal préféré c’était l’éléphant (alors qu’en fait il paraît que c’est le pingouin, je te demande un peu), ou que ce qu’il n’aimait pas manger c’était des bites. Ah quoique celle là elle l’avait devinée.

A un shot la question et sachant qu’on avait droit à des verres à shot grand format avec quasi de la vodka pure dedans, on a fini bien éméchées, surtout Carotte.

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Le lendemain on s’est levées à l’aube, vers 12h du mat’, l’œil vitreux et le cheveu terne. Le plan était simple : aller à la plage en métro telles les autochtones, puis de se trouver à bouffer sur place. Voilà. Simple, concis. C’aurait pu se passer agréablement, si on s’était pas fadées la route à 40 degrés le long du chemin de fer sur 500 mètres au lieu de simplement longer le rivage. La bonne nouvelle c’est qu’au bout du chemin il y avait un beau resto avec du homard dedans #autop.

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Y avait aussi une meuf sur la plage qui a proposé de masser Carotte pour 5 euros, bien sûr on a sauté sur l’occaz, et j’avoue qu’au vu du tremblement massif de fessier qu’elle a provoqué grâce à des efforts massants localisés, ç’aurait été vraiment dommage de se passer de ses services.

A l’aise.

Bon maintenant si je te dis vélo tu me dis ? Non pas Tour de France, on s’en bat les c’ du Tour de France. Bon et si je te dis bière ? Oui, vélo, bière, ça t’évoque quoi ? Quelque chose d’antinomique ? Un truc con ?

ET BIEN non ça n’est pas antinomique et oui c’est très con, puisque notre activité de début de soirée a été le Bierbike, c’est à dire en français le Bièrevélo (tu vois je t’avais pas induit en erreur avec mes indices).

Mais qu’est ce que le Bièrevélo, me demanderas-tu ? Et bien c’est très simple : imagine 10 personnes assises face à face autour d’une table rectangulaire, 5 d’un côté et 5 de l’autre. Imagine maintenant qu’à la place de la table il y a un comptoir en U avec à l’intérieur un mec avec un volant, qu’à la place des chaises il y a des selles et des pédales, et que le tout est sur roues actionnées par l’ensemble des pédales des 10 personnes ?

Tu l’as ?

Non ?

Bon, je suis bonne princesse je te mets une photo.

On pédale et on boit !! Trop contents !!

AH ! Pas mal hein ? Une activité saine et complètement absurde, c’était parfait. Sauf que normalement l’intérêt du Bièrevélo c’est de se balader en ville en même temps de boire, histoire de profiter du paysage. C’est pourquoi on a été un peu surprises quand le mec que nous attendions au centre ville de Barcelone est venu non pas avec la machine attendue, mais avec deux voitures normales pour nous transférer sur les lieux de l’activité. Lieu qui s’est avéré être un parking coincé entre la mer et une usine, et qui n’était certainement pas dans Barcelone. Genre l’activité complètement illégale, surtout que le paiement était exigé en liquide, donc à mon avis on était en plein trafic de Bièrevélo non autorisé avec dessous de table au gardien de parking d’usine.

Au début on a un peu pris peur parce que les gros anglais qui occupaient la machine avant nous nous ont laissé la place tout suants en nous mettant en garde « Careful, ça va very vite » (je traduits pour que tu comprennes), et effectivement ils avaient l’air au bout de leur vie. Or, comme nous avions prévu de ne plus retourner à l’appart de la soirée, nous étions toute pomponnées avec nos robes de soirée et l’ombre à paupières bien posée. On s’apprêtait donc à suer sang et eau au rythme effréné de la machine, mais la réalité fut toute autre. Car si nous avons bien sué sang et eau et gâché tout mascara non waterproof, c’était pour faire du 5cm à l’heure, tellement on allait nulle part, chargées comme on l’était de 14 mollets plus ou moins tout mous dont les miens, et de 4 autres inutiles puisqu’appartenant à des femmes enceintes. Sans compter le gras de fesses qui allait avec.

Le mec au volant sérieusement il avait le temps de se passer toute la discographie de Maitre Gims (ce qui n’est pas peu dire, vu que l’homme colonise les ondes tel l’acné sur une tronche d’ado) rien que le temps qu’on arrive à un endroit nécessitant une action de sa part. 9 meufs en tenue de soirée en train de se vider de leur eau pour trainer une machine moche autour d’un parking à la vitesse d’une limace anémique, le tout ponctué de jeux à boire à base de sangria et de bière, c’est sûr que ça valait le détour.

Surtout que le mec qui nous avait amenées à l’aller et censé nous ramener au retour se torchait allègrement à lui tout seul une bouteille de bière d’1,5 litres, comme ça direct au goulot, comme un bonhomme. Un bonhomme qui voulait notre MORT. Petit coup de flip pendant le trajet de retour.

Notre chauffeur barcelonais, vue d’artiste.

L’avantage quand même de sortir entre nanas avec un minimum de classe en termes de dresscode (parce qu’à part ça y avait pas tellement de classe dans le discours), c’est quand même quand tu arrives devant les boîtes en front de mer, avec 200 mètres de queue devant chacune, et qu’un rabatteur arrive et te fasse rentrer en VIP. Genre à peine arrivées on a niqué toute la queue comme ça : BIM, direct dedans, comme un pénis dans un film porno. Ah, ça je t’avais dit qu’on n’était pas classes.

Danse, verres (de coca pour celles qui avaient l’utérus occupé), danse, verres… on a fini devant la boîte côté mer, histoire que Delune et Carotte se remettent du choc générationnel qu’elles venaient de subir lorsque deux allemands leur ont demandé avec l’œil coquin quel âge elles avaient. Flairant le choc, Delune a demandé au germain de lui dire quel âge il pensait qu’elle avait. « Bah, 18-20 », a répondu le teuton. Ouais, presque, « 29 », a rectifié Delune. Le mec avait tellement les yeux qui lui sortaient du crâne qu’elles ont failli marcher dessus. Bref, ils avaient 19 ans, et ils ont passé leur chemin.

Quelle meilleure fin de soirée que cette vision de la mer, à discuter de la vie, de l’avenir, des couches… Des couches ? Et oui, quand la moitié des meufs sont maman ou vont l’être, le visage des fins de soirée change légèrement. On passe du vomi aux partages d’expériences parentales.

Mais entre nous, comme fin de soirée j’ai toujours été plus front de mer que front sur la cuvette, comme meuf.

Le lendemain on partait tôt pour le retour à Paris, mais on a frôlé la rallonge de séjour surprise, dans la mesure où pour une raison inconnue, une minute on était larges on s’achetait du manger à la boulangerie du coin, et la suivante le navette partait dans 10 minutes et on devait courir comme Florent Pagny devant un coiffeur.

Je te dis pas la gueule des meufs une fois arrivées, par chance, dans la navette : de vieilles flaques avec l’œil vitreux de la soirée de la veille, autant te dire qu’on n’a fait que pioncer.

Et tu sais quoi ? Ben franchement ce serait à refaire je le referais tout pareil.

Sauf que cette fois je penserais à prendre ma brosse à dents, peut-être.

C’est toujours plus confo.

Longue vie à Carotte et Bougie !

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La journée du caca

PUTAIN D’ENCULES DE BORDEL DE MAYRDE DE SA RACE DU CUUUUL

NON elle a pas dit CA.

Voilà, ça c’est une intro qui pète.

Mayrde.

Parce qu’aujourd’hui est une journée en forme de caca. Dans la mesure où je fais partie d’une population de privilégiés parmi les privilégiés, puisque je suis habitante d’un pays riche avec un revenu confortable, je suis bien consciente que ma version de la journée de mayrde est celle d’une journée chouette au pays des babas au cacolac pour une autre personne moins favorisée par le destin que moi.

Cependant, et dans la mesure où je suis malgré tout plongée dans le désarroi profond de la personne qui explore les tréfonds de son mental vacillant, je me permets quand même de me plaindre, l’occasion faisant le larron, et internet étant par définition une occasion permanente pour larronner.

Alors oui, cette nuit M. Akov a quitté prématurément les bras de Morphée, soufflant ainsi mon sommeil léger qui s’est envolé pour ne jamais retomber, et ce malgré la lourdeur de mes paupières collées par les cacas d’yeux du matin (dommage, cette phrase partait bien tout en poésie et images et tout, et puis pof). Oui, ce matin il y avait Spiderman à la place d’Iron Man sur France 4 et ça m’a saoulée. Oui, il fait 15 degrés à Paris, on se pèle le jonc et j’ai dû mettre des collants. OUI, les collants se sont avérés filés. Jusque-là ça allait encore.

Mais après je suis allée au travail, et là y avait des gens du siège, et il fallait leur parler ANGLAIS. Alors je sais parler anglais, hein, je suis totally bilingue, motherfucker tout ça. Mais pas LA, ce matin précis, alors que j’avais plus de soleil, plus de dignité de collants, plus de champ de vision pour cause de paupières collées aux cacas d’yeux, et plus d’Iron Man du matin. Non. Nein. No. Du coup j’ai parlé avec un gros accent français nul, ça leur a fait les pieds.

Pour me consoler je suis allée aux toilettes en quête de tranquillité, avec mon bouquin planqué dans ma jupe, sous mon pull (=> pull parce que 15 degrés) (tout concorde). Bien sûr cette technique de coinçage de livre ne fonctionne pas avec les ouvrages du genre Intégrale du Seigneur des Anneaux, Code Pénal, tablette gravée des 10 commandements, tout ça. A moins que ta jupe ne soit vraiment trop grande. Bref, j’étais partie pour une pause détente, mais le truc c’est que mon open space donne peu ou prou sur la porte des toilettes, si bien que je voulais pas non plus y rester des plombes si c’est pour qu’après tout un chacun me demande des nouvelles de mon transit. Surtout si c’était l’anglais, parce que je sais pas dire « c’est une journée en forme de caca alors fait pas chier ». This is a poop-shaped day so fuck off? Mwais ça aurait pu passer. BON, après, dans la mesure où je suis encore en période d’essai, ça me parait pas être l’idée du siècle, mais EN MÊME TEMPS ya un moment faut arrêter de me chier dans les bottes. Flûte de pan.

Qu’est-ce que je disais, déjà ?

Ah oui, j’ai lu aux toilettes, donc, mais pas trop longtemps pour pas passer pour la meuf de 2girls1cup (si tu n’as pas vu cette vidéo à l’époque de son buzz, c’est-à-dire vers 2008, NE LA CHERCHE PAS) (je t’aurai prévenu) (en gros il s’agit de nanas bonnasses qui mangent leur caca mou, désolée pour le spoiler mon ptit poulet).

Je me perds moi-même dans ma diarrhée verbale (<= encore une histoire de caca, spavré).

Au final une fois la journée de dur boulot finie j’ai décidé de renaitre dans une nouvelle peau de meuf dynamique et saine du moral (et des entrailles, on espère), du coup je suis allée chez le coiffeur et elle m’a dit « Bon, on rafraichit le carré alors » et j’ai dit « …Ca m’irait plus court ? », et là elle a hurlé « KEUAA mais BIEN SÛR vous seriez, mais, mais trop PARFAITE avec les cheveux courts, genre à la garçonne avec un peu plus long au-dessus, mais ça c’est SÛR avec vos cheveux souples et tout… Quand vous vous sentirez prête, vous reviendrez et on fera ça », et j’ai dit « Ben… Tant que je suis là, allez-y » et elle a écarquillé tous ses orifices de visage en disant « MAINTENANT ? Sérieusement ? » genre je lui faisais le plus beau cadeau de sa vie.

Et ainsi fut-il.

J’ai donc maintenant la coupe trop classe de Ginnifer Goodwin, qui joue Blanche Neige dans Once Upon a Time, sauf que sous la coupe ya ma tête à moi du coup.

La. Classe.

Et ouais, toi-même tu sais que t’es trop jaloux(se) (avec les coupes courtes on peut attiser la jalousie de tous les sexes) (tu me diras vu la tronche de Jared Leto, avec les longs aussi).

L’homme perruque. Et possiblement en cosplay de Claude François.

Du coup finalement, bon on verra avec les épis du matin, mais globalement je suis HYPER contente <3

Finalement il finit bien cet article.

C’est louche.  J’aime les blagues de qualité.

1 an plus tard, welcome to Sri Lanka baby

Wow, wow, wow.

Une année d’absence déjà. A l’époque submergée par mes activités multiples, j’avais décidé de faire une pause dans la rédaction de ce blog, mais le temps qui me paraissait plus long que le nez d’Adam Brody s’est finalement révélé passer à la vitesse d’engloutissement d’un cheesecake par ma personne.

Qu’est-ce qu’il s’est passé depuis tout ce temps ? Oh presque rien. Un changement de boulot, des projets de rédaction plein la tête, une housse de coussin pour mon canapé (pour l’instant plutôt réussie, mais ne vendons pas la couenne du cheval avant de l’avoir monté : il me reste encore à poser ma première fermeture éclair dessus pour la fermer, donc le passage dans la rubrique DDIY n’est pas encore exclu), des vacances en Croatie sur un catamaran, en Hollande, en Martinique et au Sri Lanka.

Décidément, quelle vie de mayrde, ça donne envie de pleurer.

Hm ? Ah oui, le Sri Lanka. C’était ma première expédition en sac à dos, et ma première en Asie, alors c’est te dire le niveau d’anxiété pré vacances. Bon en réalité j’étais déjà techniquement allée en Asie, puisque notre voyage d’étude de dernière année nous avait menés 1 semaine à Hong Kong. Mais peut-on sérieusement considérer Hong Kong, mégalopole fourrée aux buildings vitrifiés et aux rues plus propres que ma cabine de douche comme une ville d’Asie, sous prétexte qu’elle est peuplée de chinois ? JE NE PENSE PAS.

La Chine et le New York chinois

Bref, ma première fois en Asie. Et ma première fois en sac à dos, car je ne compte que les moments où mon sac à dos était assez lourd pour faire basculer ma personne sur l’arrière train (ce qui pourrait correspondre à pas mal de mes années collège/lycée), ET où il a contenu au moins 3 culottes de rechange (pour le voyage qui nous intéresse en l’occurrence et dans la mesure où je suis partie 2 semaines, j’ai cependant pris la liberté d’en emmener un peu plus).

Alors le Sri Lanka, quoi où comment ? Et bien c’est une grosse île plantée dans l’océan Indien, ancienne Ceylan : tu vois l’Inde ? Tu vois le petit bout du sud de l’Inde ? Ben voilà, c’est juste en dessous. Tout juste sortie d’un tsunami ET de plusieurs années de guerre civile principalement motivées par (attention originalité) : la religion, puisque musulmans et bouddhistes y cohabitent, on constate donc que c’est globalement un pays qui jusque-là a eu singulièrement la chkoumoune. Voilà, c’était la fin de l’intermède culturel de ce blog. Faudrait quand même voir à ce que personne n’y vienne pour apprendre quelque chose, ça ferait mauvais genre.

ICI, LAAAAA ICI, LAAAAA

A quoi m’attendais-je en allant au Sri Lanka ?

  1. A bouffer épicé à en pleurer des larmes de sang (c’est moins réaliste mais plus poétique que de parler de l’état du transit intestinal)
  2. A voir des paysages de foufou
  3. A profiter d’un massage ayurvédique de qualité, spécialité du coin
  4. A prendre des bus pourris et marcher sur des routes défoncées
  5. A bronzer sur de belles plages encore à moitié sauvages
  6. A visiter des temples inspirants et grandioses

Passons tout de suite en revue ces différents points :

1. Bouffer épicé de la mort

Effectivement, j’ai eu des gouttes au nez pour cause de riz au curry qui pique pendant le voyage, mais je pense que ce qui a surtout pris cher, c’est mon taux de cholestérol. En effet, au-delà du curry, le Sri Lankais kiffe tout ce qui ressemble à un truc frit. Riz frit, rötti (sorte de pain plat) frit, légumes frit, œufs frits, riz frit aux légumes frits, riz frit au poulet frit et légumes frits, et même du rötti frit avec du riz frit, du poulet frit et des légumes frits (ça s’appelle un khottu), bref tu as compris le truc.

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Le Khottu, Mesdames et Messieurs. Gras et bon.

A noter qu’il ne faudra pas t’attendre, si tu vas au Sri Lanka, à avoir tes plats dans l’heure. Nul ne sait si le serveur Sri Lankais est sur un autre fuseau horaire ou s’il est en compétition avec le serveur parisien, mais il réussit à être à la fois désagréable et inefficace. Perso, j’ai déjà attendu 1h30 pour des spaghettis au ketchup, et il n’est pas rare de poireauter une bonne demi heure pour avoir une bouteille d’eau, alors qu’il fait mille degrés et que tu la voiiiis, elle est LA, JUSTE LAAA DANS LE FRIGO TRANSPARENT A 1 METRE PUTAIIIN.

Bref.

Heureusement qu’en plus de bouffer on a aussi fait un peu de sport, sinon on aurait été obligées de réserver 2 places chacune dans l’avion du retour. Ah oui, « nous » c’est Kékette, Zozo et moi (qui les ai rejointes après qu’elles aient déjà passé 1 semaine sur place) : cette année c’était voyage filles, tandis que M. Akov restait en terre parisienne, histoire de méditer sur le caractère précieux et irremplaçable de ma présence au quotidien.

2. Les paysages de foufou

Ça en termes de paysages on a bien été servies : des montagnes recouvertes de verdoyantes plantations de thé jusqu’aux plages superbes en passant par des plaines séchées par le soleil, pour le coup on est vraiment dans le modèle de TropbeauLand (le pays du Trop Beau en français) (oui je suis bilingue).

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D’autant plus beau que parfois on l’avait méga mérité. Je prends pour exemple la rando d’Ella Rock, décrite dans les guides comme « de difficulté moyenne », précisant qu’il « valait mieux prendre un guide, car le chemin n’est pas toujours facile à trouver ». C’est donc tout naturellement qu’armées de notre sens de l’orientation en carton et de l’orteil cassé de Kékette (car elle s’était faite fort à propos piétiner par une pote entalonnée avant le départ) (puis à nouveau par ma personne environ 10 minutes après mon arrivée), nous sommes parties TOTALEMENT ACAPELLA, sans guide, sans GPS et sans chien pisteur. Et ce qui devait arriver arriva. Ou plutôt on a failli ne pas arriver, vu qu’on s’est paumées comme des connasses. Heureusement, nous fîmes la rencontre en chemin de 2 étudiants allemands en trip de vacances scolaires (aaah, le doux temps où j’avais 3 mois de vacances…), ce qui nous permit de nous paumer à 5 plutôt qu’à 3. Dans l’ensemble c’est quand même plus rassurant.

On faisait tellement pitié aux locaux, à nous voir tourner en rond comme un pauvre étudiant aux guichets du CROUS, que l’un d’entre eux, un petit vieux méga vif, nous a même accompagnés le temps de nous faire rejoindre le chemin. Au passage, il a cru drôle de nous désigner un vieux caillou d’un air désinvolte en l’appelant « cobra’s home ». Or, Zozo étant phobique des serpents (et des micro pénis, mais ça c’est une autre histoire), ç’a été toute une histoire avant qu’elle cesse de pleurer, trembler, crier qu’elle voulait rentrer, et menacer le vieux bonhomme de lui casser sa grosse gueule de con (je cite). Finalement armée d’un bâton, autant pour le vieux au cas où il récidiverait que pour les éventuels serpents (« On sait jamais ! »), Zozo accepta de reprendre la route.

Ce qu’il faut savoir à propos de ma personne, c’est que je suis une très grande sportive. En effet, je fais 1m74, ce qui est grand, et en termes de sport, et bien euh. Ha. Et ben je fais plein de choses, commeuuh.. Et ben par exemple… Hm. Ben non en fait j’en fais pas. Ceci explique la suite des événements, que l’on pourrait qualifier de ridicules. Alors je tiens quand même à préciser en préambule qu’il faisait ultra chaud et qu’on suait comme des camemberts laissés en plein soleil sur la banquette arrière à Marrakech en plein mois d’août = on ressemblait à des grosses flaques en short. Autre précision, toute la balade était en pente, puisque le principe du truc était de monter au SOMMET d’une montagnette (c’est une petite montagne) (mais si), mais les 20 dernières minutes étaient tellement pentues qu’on en était presqu’à devoir s’encorder (ok j’exagère très légèrement). Décidée à y arriver mais à mon rythme, j’avançais à la vitesse d’un téléchargement sur eMule en 2003 (= pas vite), me cramponnant à tout arbre se dressant sur mon chemin avant de m’essuyer le front avec la même main, ce qui me donna rapidement un superbe look terreux qui n’était pas sans rappeler une belle flaque de gadoue. Kékette profitait de mon allure d’escargot nain pour ménager son orteil cassé, pas vraiment à son aise dans sa basket, et Zozo tâtait bien le terrain avec son bâton, tandis que les allemands avaient décidé qu’ils préféraient nous attendre au sommet que contempler une telle débandade en avant. Et puis soudain, une sensation atroce de poids sur la poitrine, comme si un de mes poumons s’était barré en faisant un gros fuck, tandis que l’autre aurait décidé de diminuer de taille de moitié. Bref, crise d’asthme. Sauf que je suis pas asthmatique.

FLASHBACK

J’ai environ 11 ans, et j’ai régulièrement du mal à retrouver mon souffle en athlétisme à l’école. Inquiète et pensant bien sûr à l’asthme, ma mère m’emmène chez le docteur. Ce dernier me fait courir un moment sur un tapis, attends que je souffle comme une semi trépanée, m’écoute un moment au stéthoscope, puis se marre. OUI, il se MARRE.

  • Qu’est-ce qu’il se passe, Docteur ? Demande ma mère, inquiète.
  • AH ! Répond le Docteur, votre fille ne fait pas d’asthme, juste des crises d’essoufflement !
  • Et qu’est-ce que ça signifie ? s’enquiert ma mère.
  • Et bien qu’il faut faire plus de sport, jeune fille ! (rires)

Merci la médecine, 23 euros et au revoir !

FIN DU FLASHBACK

Bien bien bien, donc en fait ces crises ne s’étaient encore jamais remanifestées, mais apparemment je ne suis toujours pas devenu une athlète (au cas où j’en douterais). Pour rassurer mes copines, je les informai entre deux inspirations sifflantes que c’était rien, que ça allait revenir, pendant que Zozo me filait une lingette pour que je nettoie ma tronche boueuse et que Kékette me donnait la bouteille d’eau pour me requinquer, tout en hurlant « ABANDONNE PAS, FAUT QUE T’ARRIVES AU BOUT, TU VAS LE REGRETTER TOUTE TA VIE SI TU ABANDONNES MAINTENANT !! ». Je voulais lui dire que j’avais certainement pas piétiné toute la matinée sur des cailloux en pleine fournaise et ce au péril de ma couenne pour abandonner à 10 minutes de l’objectif, mais bon finalement j’ai préféré me concentrer sur la récupération de mon double volume pulmonaire.

Et une fois en haut, les amis !! EN HAUT, c’était BEAU !! AH ça valait le coup, les fausses routes, les faux serpents, et les fausses crises d’asthme.

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Un autre truc beau en passant, c’était le train pour aller à Ella : à flanc de montagnes, assises dans la porte avec les jambes ballantes, CA c’était TOP.

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 3. Profiter d’un massage ayurvédique de qualité, spécialité du coin

Hahaha, que tu es loin de la vérité.

En effet, suite à notre rando de l’extrême (qui s’est en plus terminée sous une pluie torrentielle), nous avions besoin de réconfort. C’est là que nous nous sommes tournées vers la compétence historique du coin : le massage ayurvédique. Ne me demande pas ce que ça veut dire, en ce qui me concerne je risque de donner des adjectifs peu reluisants pour le qualifier. Que je te raconte.

Après avoir négocié un tarif à la baisse (Jésus qu’on a bien fait), le petit homme qui tenait la caisse nous invite à nous diriger vers le fond, nous informant que nous aurons 2 masseuses et 1 masseur. Zozo se dévoue et prend le masseur homme, tandis qu’avec Kékette nous entrons dans une petite pièce sombre, délimitée par des pans de tissu et meublée d’une étagère et de deux tables de massage. Les nanas commencent par nous demander de nous mettre en culotte, puis nous font asseoir sur des petits tabourets pour un massage de crâne. Tu sais, j’adore les massages de crâne. J’en réclame souvent au pauvre M. Akov, d’ailleurs, qui se sent obligé de s’exécuter 17 secondes avant que son esprit ne soit absorbé par autre chose, généralement la télé, et qu’en conséquence sa main se fige comme mon aspirateur automatique quand il n’a plus de batterie. RAH.

Bref, les massages de crâne, j’adore ça. Mais là quand la meuf a commencé à m’enfoncer les ongles dans le cuir chevelu et à frotter comme pour décoller un vieux résidu de purée d’une casserole séchée, le tout arrosé d’une huile qui ressemblait singulièrement à de la vieille arachide périmée, j’avoue que j’ai un peu révisé mon enthousiasme originel. Avec Kékette, qui subissait le même traitement simultanément, nous nous sommes regardées juste après. On ressemblait à deux boulettes de poil gras avec des meufs collées en dessous.

Deuxième étape : les masseuses nous ont fait signe de nous allonger sur les tables. J’avoue que ç’aurait été plus agréable si lesdites tables n’avaient pas été graisseuses, encore toutes enduites de l’huile dégueu du précédent client. Dégoûtée, je me suis allongée, toujours en culotte, les cheveux dans le même état que mes écouteurs après 5 minutes passées au fond de mon sac, le gras en plus, attendant la suite avec une certaine appréhension. J’avoue ne pas avoir été déçue. Devant, derrière, l’intégralité de mon corps est passé à la moulinette selon un schéma assez précis : d’abord pétrir le membre en frottant rapidement et fort, comme pour allumer un feu avec mon gras, puis le découper du tranchant de la main, et enfin BAM une bonne grosse tape, comme un point final (« ça, c’est fait, passons au prochain morceau »). Le tout évidemment avec l’huile qui pue. Mais je pense que le meilleur moment reste lorsqu’elle s’est mise à me pétrir les seins allègrement et sans faire aucune différence vis-à-vis de mes autres membres. Visiblement, la poitrine n’est pas considérée comme une zone intime au Sri Lanka. Grosse gène, cependant relativisée par la pensée que Zozo subissait la même chose dans la pièce à côté, de la part d’un homme. Selon ses propres dires, elle a un moment flippé de ne sentir plus qu’une seule main sur elle (« Mais qu’est-ce qu’il fait avec l’autre ?? »), jusqu’à ce qu’elle tourne la tête et constate que l’homme envoyait des sms. Bravo le veau, joli professionnalisme.

Pour ne rien gâcher, il se trouve que Kékette est extrêmement chatouilleuse, ce qui fait d’elle la plus redoutée de toutes les clientes dans les salons de massage du globe. Pourtant on ne pouvait pas dire que le toucher de nos masseuses était délicat, mais malgré ça elle pouffait tout du long, que la meuf lui tape le ventre, la cuisse ou le coude. Sérieusement, on sentait le désespoir de la masseuse qui essayait vainement de la toucher sans déclencher des pouffements hystériques (oui, on a bien rigolé).

A la fin, elles nous ont frottées sans conviction à l’aide de 2 serviettes crasseuses, probablement avec l’idée de nous enlever le surplus d’huile. Perso, même après avoir redemandé la serviette pour m’essuyer moi-même, j’étais toujours à rouler dans la panure.

C’est donc ainsi que nous sommes sorties de notre premier (et dernier) massage ayurvédique, marchant en canard et les bras tendus dans l’espoir de ne pas toucher nos vêtements, la face luisante et le cheveu gras collé au front.

4. Prendre des bus pourris et marcher sur des routes défoncées

Alors effectivement les bus étaient pourris et les routes défoncées, mais OSEF (= on s’en fout en langage de jeune des années 2010), vu qu’en grosses bourgeoises d’occidentales, on avait un chauffeur. Et ouais. 35 US $ la journée pour un gain de temps inestimable. Bon par contre le nôtre était sympa mais il nous amenait que dans des machins en forme de pièges à touristes, du coup on a vite arrêté de lui laisser la bride sur le coup, au risque de voir plus de chinois que de Sri Lankais dans tout notre séjour. Ce qui a de toute façon été pas loin de la vérité, puisqu’au vu du nombre de touristes chinois en goguette au Sri Lanka, et sachant le nombre qu’ils sont à Paris, je pense qu’en ce moment il ne reste que la muraille et les pandas pour garder la baraque.

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Sur cette image : à gauche des moines bouddhistes, à droite des mariés chinois qui font leur album photo. Choc des cultures represent.

Et bien sûr, même à 40 degrés ils sont recouverts intégralement, manches longues, masque de chirurgien, lunettes de soleil extra larges et casquettes munies d’oreilles de Dingo, le tout planqué derrière un appareil photo si long qu’il n’a à peu près pas besoin de zoom pour prendre un gros plan d’un caillou à 3 mètres. Et le tout, toujours en groupes d’au moins 10 personnes bien sûr. Une autre culture, donc.

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Spécimen de touriste chinois par 40 degrés.

Cela dit en termes de nuisance sonore et spatiale (notamment inhérente à leur nombre), les touristes chinois n’ont rien à envier aux indiens dans leur milieu naturel et dont j’ai fait l’expérience en escale à Delhi. Pour te dire, j’ai bien failli être piétinée par une dizaine de mamies à l’ouverture de la porte dans la salle d’embarquement (que j’ai laissées me doubler, le souvenir de Mufasa écrabouillé par le troupeau de gnou restant vivace dans ma mémoire), puis me faire réduire la face en pulpe lorsqu’elles sont passées et repassées dans les allées de l’avion, de front avec leurs gros sacs qui m’auraient décollée une oreille si je ne les avais pas évités depuis ma place couloir. Tout ça pour finir à côté d’un petit indien particulièrement laid, et dont les oreilles étaient ornées d’une luxuriante fourrure naturelle sur tout le pourtour des pavillons. Vraiment, je suis pour l’acceptation de soi même avec nos défauts et sans complexes tout ça, mais j’avoue que l’amour de mon prochain et mes idéaux de tolérance ont fait un pas en arrière le temps de ce voyage.

Mais j’ai la vague impression que je digresse.

5. Bronzer sur de belles plages encore à moitié sauvages

Ah oui, pour ça à Arugam Bay y en a des belles plages ! Cocotiers, sable fin, eau chaude… La seule chose de sauvage, par contre, ce sont les chiens errants, omniprésents dans le pays. L’un d’entre eux nous a tellement kiffées qu’il a même fait une grosse diarrhée sur la plage, à deux pas de Kékette. A part ça, Arugam Bay est ce qu’on pourrait appeler une ville de touristes, les seuls locaux présents étant ceux qui tiennent les boutiques/restaurants/bars à touristes. Mais attention, pas n’importe quels touristes ! Principalement de surfeurs/surfeuses, puisqu’Arugam Bay est un spot de surf pour débutants et milieux de gamme (je sais pas quel est le terme, enfin vous m’avez comprise). Ceci résulte dans la présence majoritaire de gens beaux, mecs gaulés et surtout meufs ultra bonnes, au milieu desquels nous faisions figure de réclame pour le salon de l’agriculture. Mais bon, comme nous ne faisions qu’étaler notre lard au soleil et mater le chaland, au final ça ne nous a pas trop porté préjudice. Surtout pas à Zozo, qui a semblé singulièrement plaire à un des deux allemands, que nous avions retrouvés, du doux nom de Robert, et qui, comme son nom ne l’indique pas, était plutôt canon.

Résumé de ces 3 jours à la plage :

MATIN : AAaaah, aujourd’hui on se bouge la couenne, on fait du BODYBOARD.

APREM : Hm. Ouais ouais ouais. OU ALORS, je me baigne parce que j’ai chaud, ensuite je sèche, et après on voit ok ? Ouais ouais ouais.

SOIR : PARTY TIME dans un des douze mille bars d’Arugam Bay, tous donnant sur la plage.

Et le lendemain, rebelote.

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Ah ça on a bien profité des soirées : Zozo a fait du Hula Hoop via un cerceau qu’une touriste monomaniaque avait ramené en avion, Kékette s’est endormie sur son bras à 4h du mat sur un transat près d’un feu de camp géant (avant de se réveiller en panique en pensant qu’elle avait tourné manchote), et j’ai servi d’intermédiaire à un hollandais qui avait un ami qui voulait savoir s’il plaisait à Zozo (apparemment en Hollande on drague comme chez nous en 6ème). Je portais tout de même le message à Zozo, qui me répondit « Pas maintenant, c’est ma chanson préférée ! » (c’était « Nosa Nosa » de Michel Telo) (oui, mes copines ont du goût).

6. Visiter des temples inspirants et grandioses

Alors oui, on en a visité, des temples : des actuellement utilisés, des en ruine, beaucoup de lieux très beaux avec de magnifiques sculptures de Bouddha dedans.

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Notamment, nous avons visité à Kandy (ville ne contenant pas particulièrement de bonbons) le fameux Temple de la Dent (de Bouddha, c’est sous-entendu) (personne n’aurait fait un temple pour la dent de ton papi ou de François Bayrou). C’était un immense Temple, composé de plusieurs bâtiments, sur plusieurs étages, tous décorés.

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Le Temple de la Dent sous vos yeux ébahis.

Selon les guides Lonely Planet et Le Routard, compagnons de route de Zozo et Kékette, la fameuse dent était si précieuse qu’elle était gardée dans un endroit secret, et c’était donc une copie qui se trouvait à l’étage du temple qui lui était dédié. Cependant, toujours selon le Lonely, la Dent aurait été trop grosse pour être humaine, et ressemblerait singulièrement à une dent de zébu… Le reliquaire pyramidal doré qui la contenait, d’à peu près la taille d’un saladier, n’était visible que depuis l’embrasure d’une porte, devant laquelle nous fîmes près d’1h30 de queue pour passer, mélangées avec moitié des touristes, moitié des locaux tenant au creux de leurs mains des fleurs, principalement de lotus, à déposer en offrande. Sur le plan des queues, les Sri Lankais ont un peu pris à leurs voisins indiens, si bien que nous nous sommes fait joyeusement pousser dans le dos à mesure que la queue avançait.

CONCLUSION DE L’AFFAIRE : Après plus d’1h de queue, j’ai donc eu à peine 1.03 seconde pour distinguer un reliquaire contenant une fausse dent de zébu avant de me faire dégager par une version locale du pogo, pratiquée par la mamie derrière moi.

Quelle belle façon de passer le temps.

Heureusement, le reste du Temple et la ferveur des gens qui y priaient ont largement rattrapé ces considérations impies.

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Une des salles du Temple de la Dent de Bouddha.

BREF, un voyage de OUF =)

Quelques morceaux choisis :

Zozo : mais trépasser ça veut bien dire trembler ?

Kékette : ben non ça veut dire mourir.

Zozo : Ah ouais merde

Zozo : c’est dangereux en anglais de dire « beach », ça peut être mal pris.

Moi : c’est vrai. T’es vraiment une grosse plage, d’ailleurs.

Kékette (qui s’est cognée) : Putain de bordel de bite !!

Kékette : … Ce serait marrant qu’il existe vraiment un bordel de bites, non ? 

Moi : « Bonjour, j’en voudrais une bien épaisse, s’il vous plait »

Un serveur, qui revient sans notre monnaie : It’s Okay, you can go now.

Nous : ..?

Le serveur : We need it. You don’t need it.

J’éclate de rire. Excellent, le coup du serveur qui garde la monnaie d’autorité (et qu’on lui aurait effectivement laissée, cela dit).

Zozo parlant aux allemands en anglais : « So that was the… hem… Putain comment on dit… BRWEF.

Kékette, tentant d’expliquer aux allemands pourquoi on se marrait : « Bref » is like « so » in English.

Moi : in French, not in English.

Kékette : Ah ouais merde… BRWEF, quoi.

Le « Bref » dit avec l’accent anglais resta le leitmotiv de nos vacances.

Ca et le riz au curry <3

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Le fameux rocher de Sigirya.

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Un crocodile !!

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Passion Tuk Tuk !

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Zozo et Kékette au sommet des remparts de Galle.

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Un arbre rigolo qui a l’air de se prélasser au bord de l’eau <3

DDIY l’anti tuto : Ginette la moufette

J’ai des amis très spéciaux.

Par exemple, quand Zozo s’est baladée pendant toute une soirée avec un anneau en plastique autour du majeur de sa main droite avec 2 gros yeux exorbités au bout, ce qui transformait sa paluche en marionnette chaussette. Et elle a parlé à la moitié du bar en appelant sa main « Kékette ». Et Kékette a fait la bise à au moins 6 inconnus.

Dit bonjour à Kékette et Kiki !

Ou quand Couscous a versé une bouteille d’1L d’eau dans le lit de Choucroute en éructant « DORMIR RAPIDE, DORMIR LIQUIDE ! ». Et Choucroute a ri.

Ou quand Fardi m’a balancé un parapluie à la gueule en hurlant « ES TU PRETE POUR UNE INVASION DE ZOMBIES ?? VOICI TON ARME » avant de s’avancer vers moi en grognant la bave aux lèvres, dans une très belle imitations du cadavre ambulant post AVC.

Ou quand un soir j’ai trouvé M. Akov tout bourré agenouillé la tête dans le sac en papier de mes achats de l’après-midi, et que je lui ai alors posé une question selon moi légitime : « Ben qu’est ce que tu fous ?? ». Sa réponse (venant du fond du sac) : « Je voulais voir ce qu’il y avait dedans ». OK.

Bref, j’ose à peine te raconter ce que mes amis Bougie et Vrillette m’ont répondu lorsque je leur ai demandé à l’image de quel animal ils aimeraient que je fabrique un doudou pour leur futur bébé (qui est aujourd’hui un actuel bébé) (de type beau et qui sent bon). Dans un mode conventionnel, ils auraient pu opter pour le chat ou le chien. Ou s’ils avaient été un peu foufous, ils m’auraient demandé une girafe ou une tortue. Mais comme ce sont 2 gros fous furieux bons à enfermer, ils m’ont demandé… Une moufette. Une putain de moufette. Pour celui du fond qui ne sait pas ce que c’est, et bien pense à Bambi. C’est bon, c’est fait ? Bon, maintenant pense aux copains de Bambi. Ya Panpan, mais Panpan c’est un lapin donc de toute évidence pas une moufette (suit un peuuu lààà). Arrête toi plutôt sur l’autre pote de Bambi, un machin noir et blanc, qui ressemble à une fouine… Oui voilà, le putois. Tu l’as ? Ben voilà, c’est Fleur la Moufette. Enfin le Moufette vu que c’est un garçon (oui, je sais, c’est dur à croire mais c’est une vérité importante à admettre pour avancer sereinement dans la vie).

Monsieur Fleur le Moufette, pour vous servir.

Pour info, voici le point 30 millions d’amis qui puent : la différence entre la moufette et son cousin le putois.

Enfin bon, me voilà donc partie à la recherche d’un tuto de doudou moufette sur internet. Et tu sais quoi ? Y en a pas. Zéro.

Alors je ne suis pas certaine, mais à mon sens il y a certainement un rapport avec le fait que strictement personne ne veut une peluche moufette pour son gamin. Personne. Sauf Bougie et Vrillette.

J’ai donc réfléchi moult et moult, et j’ai finalement accouché d’un aménagement du patron du doudou Lapinou en lui ajoutant de la queue. Et surtout en allant au marché St Pierre faire quelques emplettes au rayon fourrure, vu que les moufettes ça a du poil long. Ah, petit détail : ils souhaitaient une moufette colorée funky.

OK, challenge accepted ! C’est parti Kiki !

Alors en premier j’ai choisi un superbe tissu rouge avec des étoiles de toutes les couleurs, qui a l’incroyable avantage d’être élastique. Le + du tissu élastique : c’est élastique (cimer l’intello jusque là on s’en sortait sans toi) ET DONC ça fait du moelleux une fois rembourré. Le – du tissu élastique : cette grosse MERDE s’enroule sur elle même sur les bords. Je te laisse imaginer le plaisir que c’est à coudre.

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Histoire de conserver au truc une tronche de moufette malgré l’avalanche de couleurs du tissu étoilé, j’ai opté pour une fausse fourrure tout simplement blanche. Le + : c’est beau et doux, ça fait chaud dans le coeur. Le – : ça fout du poil PARTOUT et c’est EPAIS de la mort, grosse grosse galère à coudre en sandwich entre 2 épaisseurs de tissu, surtout si ledit tissu a la propriété de s’enrouler sur lui même (tu vois où je veux en venir ? La galère).

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Les dégâts du faux poil.

Ensuite je suis partie sur la couture de fourrure. Et là l’horreur. J’ai failli tout balancer par la fenêtre, machine, tissu, mon postérieur, tellement c’était l’enfer. Quelques leçons sur la couture de fourrure :

1) Les poils longs c’est joli mais quand tu découpes le tissu, tu veux pas couper les poils avec. Donc qu’est ce que tu fais ? Tu les peignes vers l’intérieur avant de couper, histoire que le machin se retrouve pas avec un iroquois sur le flanc.

2) Quand tu couds SUR les poils, tu re-peignes en faisant une raie dans le poil tout le long de ta ligne de couture pour pas coudre par dessus les poils. Et c’est chiant. Et quand tu couds SOUS les poils, c’est à dire au travers du tissu qui est lui même sur l’envers du bout de fourrure, ben tu vois rien.

3) La fourrure, c’est épais, et ça rentre pas tellement sous la machine à coudre.

4) la fourrure, ça perd ses poils

5) La machine à coudre, ça aime pas trop se prendre des poils de fausse fourrure qui s’ébattent joyeusement et en toute liberté dans le mécanisme.

Bon, au final ça a donné ça :

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Le dos de Ginette

  Et pour sa tête j’ai cousu un mini bout de fourrure, mais comme le poil était trop long je lui ai offert une petite coupe en brosse <320140302_142258

Pour Ginette j’ai pas fait la même bourde qu’avec le Lapinou, j’ai cousu direct les yeux et le museau AVANT de coudre l’ensemble. Comme tu peux le voir, je fais toujours du beau travail de sagouin (mais bon après c’est caché dedans, alors osef).

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Ah oui et il a effectivement la tronche en biais, c’est un peu ma marque de fabrique (vu qu’en fait j’ai trop la flemme de le repositionner correctement) (mais ça lui donne une tronche rigolote après alors c’est pas grave) (non ?)

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Tronche en biais, confirmation.

Et quand j’ai voulu rassembler les deux en les cousant à l’envers comme d’hab, c’est là que l’épaisseur de la fourrure dont je parlait ya 3 lignes s’est soudain faite sentir.

Ça dégueulait de partout.

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La merde quoi.

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Et toujours avec des coutures de qualité, cependant :

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C’est là que j’ai finalement été contente que Ginette soit élastique, quand j’ai du retourner le machin telle la chaussette à la fin, avec l’épaisseur de la fourrure ça serait jaaaamais passé avec un tissu normal (ou pire, un tissu avec la rigidité du béton, comme la queue de Trévor le Castor).

Et là SURPRISE, quand j’ai retourné Ginette, elle était quasi en beauté !!

Du coup, aujourd’hui le mini Bougie + Vrillette écoule des nuits paisibles avec sa nouvelle copine la Moufette Funky.

YEAAAH

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