Superman sous Windows = une vinaigrette

J’adore le vinaigre, surtout balsamique, et ma spécialité, en plus des pâtes 3 minutes, et de foutre des virgules et des parenthèses partout (mais bon tu vois faut quand même voir que c’est toujours dans un but d’apport de contenu fort en chocolat tout ça tout ça), c’est la vinaigrette. Ergo, 1+1 étant égal à ta mère, je mange des salades de pâtes toute l’année. Tu me diras on en a rien à carrer de ton alimentation bancale d’étudiante attardée. Mais oh eh c’est juste une intro hein faut pas s’énerver comme ça, jeune padawan. Sache que patience et longueur de sureté font plus que temps ni corsage. Si tu vois ce que je veux dire, et je sais que tu vois.

Ma passion démesurée pour cet agencement de condiments était telle qu’une amie et ex coloc me surnommait Vinaigrette parce que je foutais du vinaigre partout. Entre parenthèses, autant te dire que mon sens du goût s’est sérieusement émoussé depuis le temps que je me décape les muqueuses buccales à coup de salades de cornichons. Ça permettra de faire pas mal d’économies cela dit vu que d’ici 2015 je serai probablement même plus en capacité de différencier le foie gras de la mousse de canard.

Mais le pire c’est que je me rends compte que mon amie n’a pas tort, je SUIS effectivement un ersatz de copier-coller carbone de vinaigrette : je suis biphasique.

Alors bon pas biphasique genre j’ai du gras au-dessus et de l’acidité au-dedans hein (enfin si un peu parce que bon le seul sport que je fais à part manger du vinaigre c’est prendre le bus). Nan ce que je veux dire c’est que j’ai métaphoriquement parlant une phase du dessus pleine d’humour (gras oui aussi) et du rayonnant entrain propre à la fraîche jeunesse, tandis que par en dessous transparait de temps en temps et quand la moutarde me monte au nez, sort carrément à l’air libre, une couche sombre et acide, pleine de névroses, de désagréabilisme  et de cellulite. Franchement la métaphore filée t’as vu ? J’ai même casé la moutarde. Par contre pas trouvé où placer la ciboulette, tant pis.

En fait c’est un peu le principe de Dawson qui rit Dawson qui pleure :

Pas content, content, pas content, content

Ainsi, la plupart du temps, la plaisanterie me pend aux lèvres tandis que mes narines se dilatent et que mes zygomatiques sont sur le qui-vive. Mais lorsque quelque chose me contrarie il arrive qu’avant même que les derniers rires de la plaisanteries précédente ne se soient tus, mon regard se perde soudain dans les lointaines limbes dites du trou-dans-le-mur-en-crépi ou bien du reflet-mystérieux-dans-la-vitre, ou encore du je-n’ai-pas-la-moindre-idée-de-ce-que-je-fixe-et-pour-ce-que-j’en-sais-ca-pourrait-aussi-bien-être-ta-braguette.

Bon mais rien d’exceptionnel tu me diras : « moi aussi quand jsuis contrarié je fais la gueule bah ouais ». Oui mais sauf que… je suis même pas au courant que je suis contrariée, moi. Du coup personne comprends ce qu’il se passe. Et souvent moi non plus, car avant que ça n’arrive je ne suis absolument pas au jus que mes muscles faciaux ont entamé le décompte de la relâche, et que mes globes oculaires sont sur le point de passer en mode bovin.  C’est ce sentiment inopiné qu’un sombre connard m’a coupé la lumière intracrânienne qui me pousse à entamer la réflexion du mais POURQUOI je tire la tronche bordayl ?

Je crois que mon corps est directement relié à mon inconscient. Ce qui explique comment j’ai réussi à prendre en notes l’intégralité de mes cours de philo sans en écouter un seul petit bout de poil de mot. 4 botins de feuilles à gros carreaux parties à la poubelle avant même de passer l’épreuve (de toute façon je captais rien à ce que j’avais écrit). Ou encore pourquoi quand je décide d’aller à la salle de bain mes pieds m’entrainent vers la cuisine où je réalise soudainement qu’en fait je crève la dalle. Et aussi pourquoi en entretien d’embauche, pour rassurer le cadre sup sur le fait que je n’avais pas besoin d’un côté scientifique dans mon job (FAUX) je me suis entendue sortir que MAIS NON et que la Science était à mon cerveau ce qu’une vieille chaussure confo était à mon pied (allô ?).

Ou alors peut être que je suis comme Windows : parfois quand je suis en marche depuis trop longtemps faut que je reboote. Ou si ça se trouve je suis un robot et je m’auto-hacke. Un équivalent mécanique d’une maladie auto-immune en somme. J’espère que je vais pas me payer un blue screen of death, ma vie est trop courte attends j’ai même pas encore eu l’occaz d’apprendre les chansons de Mary Poppins par cœur. Putain les mecs un robot sous Windows ça craint carrément, faut arrêter les conneries.

Ou alors si ça se trouve mes parents m’ont envoyée sur Terre dans un mini vaisseau spatial lorsque leur planète était sur le point de transformer l’entièreté de son biocosme en purée de tartare et j’ai atterri avec en tout et pour tout un morceau de ma planète néfaste à mes capacités, et le super pouvoir de transcender l’espace-temps. Mais bon seulement dans ma tête quoi. Les autres ils voient juste une meuf se muer en légume. Maintenant que j’y pense, ma planète devait probablement se composer de bouteilles de vodka, parce que c’est à peu près le seul truc qui éradique à 100 % le risque de mise en veille subite.

 

Ou bien il est possible qu’il me manque une case. Ou huit. Sépa.

Ma chériiie c'est hOOOOrrible

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Publié le 20 décembre 2011, dans Delirium très mince, et tagué . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Le… le mec à droite, c’est Ron Jeremy ? :D

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