Archives Mensuelles: avril 2012

Mieux vaut un navet que deux tu l’auras

Je ne sais pas toi Internautre, mais perso ce week-end fut une merveille de brunch maison, cadeaux à tomber, glandage moelleux, restaurant tellement bon qu’on ferait bien refaire au repas le tour de l’appareil digestif depuis le début, promenades en bordure de plans aquatiques avec option famille de canards et ponts trop chouettes (j’aime les ponts d’amour) (sans doute parce que je hais toute forme de mouillure, le pont me permet donc de la conspuer du dessus en lui balançant des cailloux dans le râble), et en couronnement, double ciné. Ce qui me fait dire que parfois dans la vie, on passe des supers moments, et puis soudain PAF en plein sur l’herbe grasse de parc aux canards on avise une séance photo de 5 mecs mitraillant une menue jeune fille en tenue de Saylor Moon (= écolière cochonne dans la vraie vie) ce qui te fait penser que peut-être la vie n’est pas si rose et que bien malin qui sait que la charrue tu l’auras. Ayant vu une noire à perruque blonde de Candy, une londonienne à boots dorées et un homme portant veste violette et pantalon vert, je pense néanmoins que le drame de la paire de jours sus vécue fut sans conteste un incroyable chef d’œuvre de la cinématographie étazunienne que du coup j’ai méga envie de te conter.

Ainsi, à moins que tu ne mettes never ever le moindre ongle de pied en terrain de transport en commun, il est probable que tu sois au jus que la double réinterprétation du chef d’œuvre spécial morpions moult célèbre est de sortie cette année. Je parle bien évidemment de notre inimitable princesse qui se trouve être la plus belle d’après un miroir dans lequel elle ne s’est jamais mirée de sa vie. Blanche-Neige, donc, est l’objet de deux version sur grand écran, et d’ailleurs on se demande bien pourquoi cet engouement soudain, peut-être que les droits sur l’œuvre des frères Grimm sont tombés 2 siècles plus tard va savoir. La version dont je parle est dépourvue de Bella Swan/ Kristen Stewart = la meuf de Twilight au regard de veau et a pour vilaine reine Pretty Woman/ Julia Roberts.

Me rendant à la séance accompagnée de mes précieux amis geeks Zizi (qui est une fille donc n’en a pas) et Super-Chinois (qui est en fait mauricien), je pris place en leur vicinalité et appréciais les premières joies du cinéma, à savoir LE petit morback du 3ème rang qui hurle à sa mère des news sans intérêt à base de « MAMAN RGAD J’AI PLUS DE CROTTES DE NEEEEZ » ou encore « MAIS ELLE EST OUUUU BLANCHNEIIIIGE ». Déjà le moment s’annonçait éprouvant. Cependant nous étions confiants et pleins d’espoir, car après tout ce joli conte avait bercé nos enfances respectives, et nous avions hâte d’en voir une interprétation libre plus adaptée au public semi adulte que nous étions devenu.

Alors déjà arrêtons-nous deux minutes sur un principe de base des adaptations en film au travers d’un exemple de bon aloi. Tout lecteur un minimum attentif sait qu’Harry Potter est un jeune brun ébouriffé aux yeux verts, il était donc normal que le héros des films Harry Potter soit un jeune brun brushé aux yeux ble… Wait. Je recommence. Batman est un fier guerrier de l’ombre, grand et fort, il a le visage anguleux et impassible. C’est pourquoi il a été joué par Julien Lepers… Euh Michael Keaton pardon. WTF ? BREF je pense que tu m’as comprise : souvent, les directeurs de casting s’arrangent légèrement avec la réalité. Mais vite fait hein. Si je te parle de ça tu sens probablement que c’est parce qu’il va y avoir une burne avec la gueule de Blanche-Neige. Et tu n’as pas tort.

Ainsi après que la voix de Pretty Woman ait relaté au spectateur pendant le lustre l’histoire de comment le papa roi de Blanche-Neige l’aimait fort même si sa femme est morte en accouchant, comment elle a épousé le papa grâce à sa grande beauté et comment le papa roi est parti un jour en forêt et n’est jamais revenu, et que depuis Blanche-Neige devient chaque jour plus belle que la beauté, nous arrivons sur un plan d’icelle en contemplation du paysage depuis son balcon de château planté en sommet de falaise. Et là… Le drame.

Zizi à mon oreille gauche : « …Mais… Mais putain Blanche-Neige est mexicaine ! On dirait Frida Kahlo elle est trop cheum ! »

Et de fait mes yeux ne pouvaient qu’être en accord avec mon oreille gauche, car il se trouve qu’en lieu et place de ses sourcils, « Blanche-Neige », ou devrais-je dire pour plus de justesse « Poil-Moquette » était pourvue de deux tranches de fourrure. Un croisement entre Edward Cullen, le Yéti et François Fillon sans aucun doute. Je tiens à préciser que l’affiche ne laisse à aucun moment présager d’une pareille horreur, car il semble que les graphistes aient eu le bon goût de photoshoper ce qui eut pu être carrément épilé.

Petit jeu concours : laquelle de ces paires de sourcils cache Poil-Moquette telle que dans le film ?

Je n’étais pas bien concentrée sur la suite de l’histoire, toute obnubilée et hilare à la fois de la surface pileuse de Poil-Moquette, mais dans l’ensemble Pretty Woman est super méchante et lui tire les cheveux (en même temps avec toute la matière velue ya de quoi en choper par inadvertance), alors du coup elle décide que mayrde maintenant qu’elle a 18 ans et sachant qu’elle a jamais foutu un seul follicule dehors elle va aller visiter le Royaume de son Papa parce que quand même il serait temps de récupérer son dû. Donc là en principe tu te dis « ouaaaah elle va visiter son Royaume, ça va faire une vraie expédition dont elle ne reviendra que dans des mois et des mois, quelle aventure !! ». Et là tu te trompes lourdement. Car nous ne tardâmes point à nous rendre compte que le Royaume de Poil-Moquette est en réalité réelle d’une importance environ équivalente à la moitié d’un pâté de maisons de la périphérie de Montigny le Bretonneux. Ainsi Poil-Moquette fait-elle sa petite balade tranquille en une journée, à pieds.

Sur le chemin, elle tombe sur deux guignols à moitié à oualpé pendus par les pieds à un arbre. Devant le regard interloqué de Poil-Moquette ils expliquent pour pas avoir l’air de gros gayfishs qu’ils se sont fait attaquer par une armée de bandits géants, mais moi qui fut spectatrice de l’évènement je peux te démystifier le truc : c’étaient 7 nains sur des échasses à ressort. Eeeeeh oui, les 7 nains ont fini par comprendre depuis les années 70 que le crime payait vachement mieux que la mine, et après tout en y songeant plus avant ils n’ont sans doute pas tort. Mais au fait, sachant qu’un des deux pignoufs s’obstine à donner des ordres et parler sur un ton autoritaire et que l’autre l’appelle « Sire » un million de fois, qu’en déduit Poil-Moquette à propos de ce beau jeune homme ?

1-      C’est le Prince Charmant

2-      C’est beau les torses poilus

3-      Rien

Oui, réponse 3, rien du tout. Il semble que Poil-Moquette ait le capillaire défraichi par endroits aux alentours des centres cognitifs, parce que ça dépote pas des masses. Après les avoir libérés, elle s’en va donc continuer sa promenade de la journée, non sans se retourner la blinde de fois pour mater le cul princier qui s’éloigne gentiment en direction du château, tandis que le propriétaire dudit postérieur fait de même jusqu’à ne plus apercevoir ni le sourcil droit, ni le gauche de sa désormais bien aimée.

Ah oui aussi, légère précision : TOUT le film se passe dans la neige, et pour dire on se pèle tellement l’oignon là bas que même le lac jouxtant le château est gelé de grande gelure. Mais bon ça n’empêche pas les personnages de se balader allègrement en petite tenue sans engelures ni buée qui sort des orifices. Que dalle. Enfin bon en même temps Poil-Moquette est pourvue de la protection de survie en fourrure naturelle en cas de frimas donc je veux bien.

Et donc notre petite velue finit par débarquer au village miséreux où le serviteur de la reine vient quérir le supplément d’impôts pour que la reine puisse faire une soirée de riches où draguer le Prince torse poil, car  entre temps il est arrivé à destination et elle en perdit ses coudes tellement la beauté du torse poilu d’icelui éveillait ses hormones. Pretty Woman a donc décidé de l’épouser pour se le troncher à volonté et aussi parce qu’elle a plus un rond à force de ponctionner le royaume. Du coup la Princesse Peau de Couilles (oui ça change un peu) est au village/Royaume, peuplé d’un peuple de 27 pécores max, et se planque de l’émissaire du château (qui la connait bien) pendant qu’il réclame les sous. Enfin pour Poil-Moquette, se planquer c’est s’adosser au mur en rabattant la capuche de soie de son manteau couleur moutarde fluo histoire de se fondre dans le ramassis de haillons perraves qui l’entoure. Bon. Et le truc beau c’est que ça marche.

BAH comment tu m’as trouvée ??

Bref le mec se tire, et elle retourne chez elle juste derrière, son petit cœur aux poils longs collés par les larmes de compassion. Cette fois c’est décidé, il lui faut reprendre son Royaume de Ploucland, et pour cela elle aura besoin de l’aide de quelqu’un de riche… Et d’éventuellement beau gosse mais ça c’est bonus.

Justement quand elle arrive, PAF ben c’est marrant ya un Prince qui vient d’arriver, lui annonce-t-on ! Poil-Moquette a décidément l’anus bordé de tagliatelles. La méga Chope Party de Pretty Woman arrivant, elle se présenta à la sauterie, le sourcil lustré et gominé, et là mais attends mais OH mais qui c’est donc t’y pas que je vois là ?? L’inconnu de la forêt !! Alors comme ça c’était un Prince ? Nom d’un poil de cul, c’est incroyable ! Poil-Moquette en est visiblement comme deux ronds de crème dépilatoire. Mais Pretty Woman a bien remarqué leur petit jeu à parfum séductatoire, et comme elle ne peut pas rivaliser en pilosité avec sa belle-fille, elle décide de la buter.

Plus tard, Gros-Flan le serviteur va donc dans la futaie accompagné de la princesse, mais envoûté par sa moustache il ne la tue pas et lui conseille, je cite, de « couriiiiiir, comme çaaaaaaaa… », tout en filant à l’anglaise. Ah oui parce qu’en fait dans la forêt ya une bête sanguinaire qui se trimballe et comme elle a souvent les crocs bon en général la population évite de gambader en environnement sylvestre. Morceau de chance, Poil-Moquette dans sa course atterri devant un vieux tas de bois moche qui se trouve être… La résidence des 7 mini-échassiers !

Bon alors pour casser le mythe, ils s’appellent pas Grincheux, Prof, Simplet, Joyeux, Timide, Atchoum et Dormeur, mais Napoléon, Cradingue, Demi-Pinte, L’instit, Loup, Boucher et Bouffeur.

Wesh cousin j’voudrais passer le big up à tous les nains de la téci

Ils veulent bien héberger Poil-Moquette pour la nuit mais après c’est tout hein, faut pas déconner c’est pas le frais lit de mousse dans la clairière magique ici, on s’incruste pas. Mais bon quand le lendemain à leur retour d’une dure journée de labeur illégal ils retrouvent la meuf devant ouatmille denrées cuisinées aux petites échalotes, bon ils oublient un peu qu’hier encore ils voulaient qu’elle se casse à l’aube. Sauf que Poil-Moquette est pas au top moumoute du contentement quand elle se rend compte que le pognon volé du jour par les 7 crados est en fait le montant des impôts versés la veille par les villageois miséreux de son Royaume de Cradoc, SON ROYAUME BORDAYL. Du coup vieux dialogue :

PM : Il faut rendre les sous, sinon c’est vilain

Les nains : Mais on est vilains en fait s’pour ça

PM : C’est vilain d’être vilain faut faire des vrais métiers pas vilains

Les nains : Bah oui avant on avait des métiers mais les villageois ils nous ont viré parce que la reine a dit qu’on était trop moches donc on gagne du pognon comme on peut mayrde

PM : Oui et ben ils ont été vilains aussi mais c’est pas une raison pour être re-vilains alors on va tout rendre les sous, allez !

Les nains : Oui mais on veut en garder un peu pour nous alors, sinon on peut plus s’acheter à bouffer

PM : Non on rend tout

Les nains : D’accord !

Quelle force de caractère ces nains. Du coup ils vont tout rendre aux pécores, qui sont vachement heureux, surtout que Poil-Moquette dit à tout le monde que c’est grâce à eux et à leur petit cœur bombé d’amour que les sous sont revenus, alors les nains oublient qu’ils ont plus rien à grailler et ont l’air super contents d’être à nouveau aimés des villageois youpiiii. Perso après cette scène plus cucul qu’un extrait de 7 à la maison, je pensais que les nains allaient arrêter d’être vilains et reprendre leurs anciens métiers en ville, mais non ils rentrent dans leur vieille cabane pourrie et acceptent avec enthousiasme la proposition de Poil-Moquette de se transformer en Robin des Bois à fourrure et de détrousser tous les riches pour revigorer Pouilleuxland. Yes ma poule, bravo pour la moralité au fait ! Sauf que comme la greluche est complètement empotée de la mort, faut d’abord qu’elle acquiert 2-3 bases avant d’aller faire la voleuse de petits chemins.

Le moment est donc venu du passage « je suis une grosse burne en ……. mais j’ai à mort de la volonté de ouf et du coup à force de m’entraîner au moins plusieurs heures d’affilée je suis grave un pro de …….. ». Ainsi les nains soumettent Poil-Moquette à plusieurs types d’épreuves :

–          Le combat à l’épée

–          Trouver une fraise sous 3 tasses mélangées

–          Se dégotter une tenue sexy un peu plus adéquate que sa robe de bal à froufrous

–          Se faire une coupe de cheveux qui cache au max sa pilosité frontale.

Poil-Moquette en tenue de combat non-appropriée.

Alors je te cache pas qu’en avisant Poil-Moquette galérer à suivre une pauvre tasse des yeux je me suis demandée comment elle faisait pour penser à se peigner les cheveux en allant vers le bout et pas vers la racine, mais bon pas de soucis à la fin de la journée elle se bat, elle a une nouvelle tenue en mode Bohémienne de la Rapine (mais toujours à moitié découverte en pleine froidure neigeuse), elle bouffe plein de fraises planquées sous des tasses et sa nouvelle frange noie vaguement sa pelouse de sourcil droit.

Sauf que qui c’est qu’ils attaquent en premier ?? Le Prince Guignol, qui passait par là justement pour dégommer la bande de nains voleurs de fute dont il avait été victime en début de pellicule, et qui est sacrément surpris de voir sa belle poilue vivante alors que Pretty Woman lui avait certifié sa mort un peu plus tôt, même qu’il en était tout marri. Sauf que bien sûr il se prend une peignée parce que Poil-Moquette est vachement plus douée en épée en 5h de pratique que lui en 20 ans, mais bon admettons, après tout c’est vrai que ses mouvements étaient difficiles à discerner derrière la grosse touffe de poils supra-yeux qu’elle se trimballe en toutes circonstances. Défait, le Prince Guignol rentre donc au château dans la même tenue que la première fois : torse poil et déchaussé pour cause de détroussage. Sauf que là il a l’air carrément plus con vu qu’il était justement parti pour dégommer les bandits, alors revenir sans chemise et sans pantalon ça fait quand même un peu bouffon.

Le Prince Guignolo dans sa tenue phare.

Comme il est un peu con, il se demande pas pourquoi Poil-Moquette serait annoncée morte au château et se cacherait en ré  alité dans la forêt, après tout peut-être qu’elle est sortie, qu’elle est tombée sur la tête et que finalement elle a oublié le chemin du retour, et du coup elle a sauté dans une tenue de Jasmine et s’est coupé une frange de dépit. Il annonce donc tout bonnement à Pretty Woman que sa belle-fille est vivante, et que dis donc il est bien indigné de découvrir qu’on lui a menti. Quel blaireau. Du coup Pretty Woman décide de sortir Le Plan en partenariat avec son miroir magique, qui la fourni en produits magiques à la demande « sous réserve d’accepter d’en payer le prix », ce que la meuf accepte. Le Plan se traduit par une stratégie en tri-volet :

1-      Punir Gros-Flan le serviteur de pas avoir tué Poil-Moquette comme il faut, mais pas le tuer ça non ce serait trop vilain pour une vilaine reine, alors du coup elle va juste le transformer en cafard quelques jours sans qu’il sache pourquoi c’est arrivé, ce qui le rendra fou et pas plus discipliné. Super plan.

2-      Attaquer la maison des nains avec des marionnettes magiques géantes.

3-      Faire un filtre d’amour tel que celui qu’elle avait utilisé pour séduire feu le Roi de Paysanland et l’administrer en lousdé à Prince Guignolo pour qu’il l’épouse, lui fende le string et lui remette ses finances dans des dispositions propices à la dépense inconsidérée.

Si le volet 1 fonctionne comme prévu (= pas), le volet 2 échoue lamentablement car après la destruction totale de la baraque des nains par les marionnettes géantes, Poil-Moquette avise les fils en nylon qui tiennent les marionnettes au… Ben au rien, puisque c’est magique mais bref, et les tranche en faisant un sublime salto avant, alors qu’ya pas 2 jours elle savait même pas trouver une fraise sous une tasse. Maaaaiiis oui bien sûr. Le volet 2, lui, pose pas mal de soucis car Pretty Woman se rend compte après que le Prince Guignol l’ait bu et se mette à lui lécher le nez que… Elle s’était trompée de flacon ! C’était un filtre d’amour pour CLEBARDS hahaha quelle franche rigolade que ce film, je te JURE c’est dingue. Donc le mariage est fissa organisé pour le lendemain maintenant que le Prince ne peut officiellement plus se passer de la senteur exotique du postérieur de la douce reine. Bon le lendemain il se met à pisser sur le chapiteau et à se frotter la nouille sur les mollets des invités, mais sinon tout se passe comme prévu pendant qu’ils attendent l’arrivée de Pretty Woman qui, pour se préparer au grand jour, se fait appliquer de la diarrhée de moineau sur le visage et se pique les lèvres que guêpes et autres scorpions pour mimer le botox. Eh ben ça n’a pas du tout l’air douleurogène comme affaire.

Cependant, Poil-Moquette pendant ce temps apprend par Demi-Pinte que le Prince Guignol, son amoureux, va épouser sa belle-doche ! HAN elle en est tellement bouleversée que ses deux sourcils tentent même le dangereux rapprochement tels des plaques tectoniques froid-proofs. Du coup elle veut se tirer seule pour aller le sauver, surtout qu’elle leur cause trop de soucis par sa simple présence gnagnagna, enfin ça c’est ce que les nains peuvent lire dans la larmoyante lettre qu’elle leur a laissée, après que, ne trouvant pas la jeune fille, l’un d’eux se soit exclamé « mais attendez, vous avez regardé dans la cuisine ? » (en voilà un qui apprend vite). Mais qu’à cela ne tienne, ils veulent pas abandonner Poil-Moquette, et se précipitant à l’extérieur, ils tombent sur… Ben Poil-Moquette, qui avait parcouru dans les 20 cm entre son dépôt de missive et la sortie des 7 phalanges. Bien bien bien. Du coup ils se tirent tous ensemble pour saboter le mariage royal.

Ainsi quand la Reine arrive, que trouve-t-elle ? Une floppée d’invités en sous vêtements car dépouillés, et surtout plus de Prince Guignolo. Ouuuuuh elle est drôlement énervée la Pretty Woman maintenant, alors elle décide de tout faire elle-même parce qu’on est jamais mieux servi que par al cruche à l’eau MAYRDE.

Pendant que la vilaine reine se change, Poil-Moquette tente de libérer le Prince Guignol de son envoûtement en lui explosant la gueule avec l’aide de divers accessoires, jusqu’à ce que soudain un nain suggère… Qu’elle l’embrasse ! Ah bah carrément ! Comme c’est son premier baiser, elle prend quand même le temps de se recoiffer et de mettre un peu de jus de fraise sur ses lèvres, comptant sur le fait que Pretty Woman met environ le million d’années à se radiner sur place. Et donc elle l’embrasse, il se réveille, il déclare son amour, ils se réembrassent, bref c’est de toute bôté.

Dis tu veux sortir avec moi pour la vie ? Hihihi <3

Mais la vilaine reine arrive droit sur eux avec la méchante Bête magiquement maîtrisée en bandoulière, et Poil-Moquette pour préserver ses amis elle se tire en solo avec sa rapière et enferme le Prince Guignolo et les 7 colibris dans la baraque pourrie d’iceux. Elle s’imagine sans doute que Pretty Woman est trop con pour se douter qu’ils y sont, et qu’elle va rentrer chez elle sans le pognon du Prince avec un sentiment de devoir accompli réchauffant doucement son cœur gelé. Bref, comme Poil-Moquette est mauvaise, elle court partout, perd son épée, et fini par se prendre une grosse branche en plein dans la mouille. Heureusement pour elle, le Prince Guignol a trouvé une autre clé et est sorti lui porter secours… En enfermant les nains derrière lui. Misère. Cela dit ils ont une TROISIEME clé, ils sortent aussi, et finalement tout le monde se met sur la gueule avec le monstre pendant que Pretty Woman se rentre au château en sifflotant. Entre parenthèse, le machin ressemble à une de ces marionnettes géantes de dragons du nouvel an chinois, tu sais le genre où on se met à la queue leu leu à 6 dedans pour le faire avancer. Impressionnannnnnt.

Mais que voit Poil-Moquette pendouiller au cou de la Bête ? Le même pendentif qu’au cou de Pretty Woman ! Ni une ni deux, HOP elle en tranche la chaîne, et à peine le collier est il coupé qu’à la place de la Bête apparait… Boromir dis donc ! Enfin le Roi papa de Poil-Moquette quoi, qui avait été enchanté par la vilaine reine.

Ouaouh !

La reine se met alors à se dessécher en vieille moche, elle a perdu la morue.

Scène finale, Poil-Moquette est parée d’une superbe robe bleu pétard en forme de tas de chantilly munie du nœud taille XXL orange fluo dans le dos, genre la fée clochette de pâques.

Ma robe est tellement moche que mes sourcils ont l’air presque regardables !!

A son côté, le Prince Guignolo en tenue de mariage, car c’est bien de cela qu’il s’agit ! Après le traditionnel moment de contact labial, les 17 pelés de Clodoland font la queue pour embrasser Poil-Moquette sur une éventuelle surface glabre, lorsqu’icelle avise soudain une vieille bique planquée sous une vaste cape sombre lui tendre une pomme d’un air maléfique en lui disant « feras tu donc l’honneur à une vieille truie de manger ton cinquième fruit et légume du jour ? Espèce d’amie de la malbouffe ». Et là Poil-Moquette s’empare de la pomme, la porte à sa bouche, l’ouvre en plus grand que pour faire une gâterie au Géant Vert, et se fige en regardant la vieille… Puis lui coupe une tranchette de pomme avec une dague et lui tend le morceau d’un air badass en disant « il faut savoir quand on est vaincu et prendre son pied dans la vie comme elle vient » ou un truc du même tabac.

Et là, FIN

Et pendant le générique, méga chanson de Bollywood avec les 7 nains qui font la danse du ventre, ça vaut le détour les enfants.

En résumé, c’est relativement un film de merde, mais t’inquiète pas Internautre, je materai le suivant à sa sortie en juin, comme ça je te sortirai le comparatif multi volets.

La vache le pavé, je pense que là j’ai bien mérité une pause, et t’y habitues pas Internautre parce que post long mal acquis ne profite pas souvent.

6 fois OK mais pas 7, bordel de bite

Mes collègues appellent ma colocation « La Colocation du Bonheur », et de fait ils ont raison : de façon générale, la franche marrade suinte de chaque mur sale et de chaque meuble défoncé. Même le chat de la maison, qui a pourtant visiblement les coussinets plus puissants que le cerveau si j’en crois ses inlassables tentatives de me soutirer une gratouille alors que je l’envoie paître chez les romains depuis au moins la paire d’années à grand renfort de gesticulations démentes et de hurlements supersoniques, même lui renforce le côté vivant et surtout aléatoire de notre maisonnée.

Il faut dire que question aléatoire on est plutôt au top moumoute de la perruque. En termes de description succincte de notre demeure, je pense que l’expression « bidonville entre les murs sales d’un manoir à moulures avec option élevage de mauvaises herbes en carré extérieur » correspondrait plutôt bien. Ainsi la seule chose plus sale que la moquette de l’escalier, qui est probablement le réservoir à biodiversité le plus développé d’Europe au point qu’on pourrait sans doute la faire protéger par l’UNESCO comme patrimoine national, c’est le vieux drap blanc qui recouvre le canapé pour cacher ses hémorragies externes de vieille mousse jaune, et qui a nettement perdu de son éclat depuis que le chat sus-cité s’y est essuyé les pattes en post roulure de pelage dans le carré à mauvaises herbes d’extérieur (= le « jardin ») (dans lequel plus d’hommes ont uriné au cours des diverses soirées perpétrées que dans les toilettes officiellement adoubées à cet effet).

Dans cette maison, la salle à manger est peuplée de meubles de jardin, les fenêtres de simples vitrages équipés de fentes auto-aérantes, la baignoire d’une montagne de produits cosmétiques, le frigo d’odeurs de crevettes-roquefort, et le salon d’une télévision d’1mètre cube qui, les grands jours, fait du rose et vert dans les coins.

Là-bas, les invitations imprévues sont monnaie courante, permettant des rencontres plutôt sympathiques avec des inconnus totaux au détour du trajet vers la salle de bain, sur le chemin menant à ton pot de Nutella ou encore par l’entremise d’éructations sonores murs-proofs de type intimes.

"Tintain" est un TRES mauvais coloc. Les murs sont en placo, un peu de respect MAYRDE.

Au sein de cet univers post apocalyptique, les habitants sont autonomes et indépendants, si bien que tels des particules suivant un mouvement brownien, ils ne se rencontrent finalement que sporadiquement. Cependant, à la faveur d’un rassemblement spontané, il arrive que de jolies, sinon bucoliques, scènes de la vie quotidienne prennent une tournure inopinée.

Il m’est ainsi arrivée il y a peu, un samedi, de descendre en cuisine en tenue de pyjamoche avec options épi de frange, fessier en liberté en pantalon lâche et marques de drap plein les narines, avant de me servir mon encas de 13h du matin et de partir le déguster en salon. J’y retrouvai avec plaisir deux de mes colocs féminines, qui comme moi à défaut d’être sur leur 31 avaient sorti leur 2,5, et nous commençâmes à tailler le bout de gras allègrement. C’est dans ce moment de douce félicité qu’apparut soudain mon colocataire mâle, qui après un retentissant « SALUT LES FILLES » se laissa tomber dans un fauteuil défoncé avec un grand soupir et nous fit la sortie suivante :

« AAAAAHHH PUTAIIIIN j’ai TROP mal à la bite. »

La cuillère de Chocapic figée devant ma bouche entrouverte, je sentis alors mes yeux s’écarquiller et mon cerveau sur le point d’envoyer des signaux d’hilarité soutenue à mes zygomatiques, mes autres gaies luronnes de colocs se trouvant dans un état similaire, lorsqu’il lâcha tout de suite derrière :

« J’ai éjaculé 6 FOIS hier soir pfouuuuuh j’en peux plus. »

Terrassées par la nouvelle, ce fut seulement un quart de lustre plus tard que nos soubresauts d’hilarité devinrent moins violents, que nos bouchées d’aliments divers et variés furent nettoyées de l’endroit où elles avaient été crachées de surprise, et que nous demandâmes des précisions dans des termes bien précis de type :

« *restes de soubresauts de rire* Eeeeeeheuheuheu (*rires*) non mais attend mais QUOI ?? *larme de rire* »

Et autres :

« DAFUCK ?? »

Et le mâle étalon de dégainer son histoire que je te livre en douze : depuis la quinzaine de nycthémères (mot absolument très drôle), monsieur se trouvait en situation de lit commun avec une roumaine nymphomane. L’information de sa nationalité aurait eu un intérêt aussi élevé que la ménopause de ta mère (fort pardon Internautre mais dans l’ensemble on s’en bat relativement le poireau) si elle n’avait pas impliqué d’une part des imitations de la part de mon coloc d’un accent prononcé et de l’autre une maîtrise de la langue ponctuée de légers effets de style. Par exemple, il est vrai que personnellement j’aurais plutôt mit en guise de bonne nuit de type sms « Je ferai de doux rêves à l’idée de ton pénis au contact de mon rectum » que son « Je dormirai bien en pensant à comment tu m’encules ». Mais bon il est vrai qu’après tout, chaque tournure est source d’un effet de style consommé, et il serait dommage que cette jeune personne bride sa personnalité créative.

Sur ce, je laisse au coloc mâle le mot de la fin via cette citation pleine de poésie :

« P’TAIN mais cette meuf elle est TELLEMENT à fond que même en LEVRETTE j’avais l’impression que c’était elle qui me baisait. »

Je te raconterai une prochaine fois comment le ballon d’eau chaude de la salle de bain s’est un jour vautré sur le carrelage en post décrochage de mur spontané à peine quelques heures après que la fenêtre de la pièce d’en dessous n’ait été brisée par un lancer de magazine hasardeux.

Get ready baby.

La danse du fail et 2 présidents étazuniens

Je n’aime pas les débuts de relations. Je n’aime pas me retrouver en face à face avec le chef orné d’un sourire niais figé, telle la descendance cachée de Barbie et du Joker. Je n’aime pas garder mes blagues nulles par devers le sus-décrit sourire d’amphore de peur que mon sex appeal ne se fasse la malle plus vite qu’Edward Cullen devant un peigne ou Iggy Pop devant un T-shirt, ce qui, vu la qualité des blagues que j’affectionne (et si tu lis ce blog régulièrement tu vois de quoi je parle), est finalement plutôt probable.

Hihihi j'te kiffe trop en vrai <3

Je n’aime pas me prendre la courge pendant la quarantaine d’années pour savoir si oui ou non le smiley bisou est plus fort que « gros bisous » qui lui-même est évidemment mieux placé que « bises », et sachant que les seuls à dire encore « biz » sont les blaireaux et les gens des années 90, que signifie « bizoux » et où placer « XoXo » ? Je n’aime pas non plus proposer un rendez-vous parce que j’ose pas appeler et que du coup j’écris un sms qui finit par « enfin si tu as le temps bien sûr :) » et que déjà j’aime pas le smiley « ;) » qui ressemble à un pervers condescendant et sournois (ou sinon à Chucky) (et faut jamais faire confiance à Chucky) du coup je préfère le « :)» mais en même temps ça fait pas le sous-entendu pareil et c’est pourri, et ensuite j’aime pas parce que j’ai lu une fois que si la personne était vraiment intéressée elle répondrait dans les 30 minutes qui suivent et je SAIS BIEN que c’est du boulechitte mais quand même 35 minutes plus tard j’ai envie de me défenestrer. J’aime pas non plus recevoir un « Ok » tout secos comme ça HOP avec rien marqué d’autre. Seriously, ouate does it mean ?!! Si t’es content pourquoi tu envoies un truc aussi sec et si t’es pas content pourquoi t’acceptes ?? ALLÔÔÔ. Aussi j’aime pas les rires forcés, les blancs embarrassants, les « ah vous êtes ensemble ? » « Euuuuh ben huhuhu ben en fait ben un peu enfin oui mais bon hihihi » alors que Lui ne tremble même pas du bout de l’ombre du poil de sourcil.

Bon après yen a qui sont un peu faisandés du citron.

Moi ce que j’aime c’est quand je suis bien confo, telle la griotte dans un gâteau aux griottes : calée, au chaud, les fesses roses de contentement, avec une petite queue fichée dans le… Euh enfin pourvue de l’épiderme lisse et ferme de l’amour, quoi. A mon avis fondamentalement issu de mon brain personnel, le moment où tu sais que tu as passé un cap, c’est quand tu peux arrêter de faire semblant d’afficher l’orgasme à chaque visionnage de la Coupe d’Europe, du défilé Victoria’s Secret, de Turbo ou de Fast and Furious (allô les clichés je sais, mais c’est pas de mon fait si je constate de visu réel que dans mon entourage ils sont fondés), et que tu te mets d’accord sur un compromis du type Star Wars, Monk, Friends ou tout film affichant Scarlett Johannson en devanture de boobs HD.

OKAYYY je caricature, mais vu que :

1-     J’aime dire du pourri

2-     C’est mon blog

=>  Je dis du pourri et puis c’est tout, mayrde.

Ben pour le taf c’est pareil : j’aime pas les débuts de professionnalisation. J’aime pas faire le tour des bureaux pour qu’on me présente avec mon sourire de carafe certifié pur sucre. J’aime pas qu’on me répète 20 fois dans la journée « Bon ben bienvenue hein hahaha voilà voilà… ». J’aime pas ne pas savoir comment sortir du bureau du chaland accueillant sans afficher la raideur patibulaire et en même temps sans attendre l’atteinte de la conjonctivite suite à un matage de blancs d’yeux prolongé. J’aime pas ne plus me souvenir quand je croise un pélo dans le couloir si je suis censée le connaître ou si je m’apprête à saluer un parfait inconnu (dans le doute je salue, ça fait la meuf sociable et ouverte et pis ça me rappelle mon doux pays sudiste d’autrefois qui sent le soleil <3). J’aime pas tourner dans la cantine sans savoir où m’asseoir, en mode revival de la douce époque du lycée, quand les sachets de ketchup étaient rationnés et les légumes bouillis dans du vomi. Et j’aime pas tutvoyer en mode « T… V… Enfin ça va ? ».

Bien entendu, en réalité ça se passe en général très bien à chaque fois. Oui enfin presque à chaque fois. Cette méga diarrhée verbale vindicative n’ayant évidemment aucun rapport avec le fait qu’hier matin, à mon premier jour de nouveau boulot, le Méga Patron m’ait tendu le poignet en arguant que ses mains étaient mouillées suite à un nettoyage savonneux post-tenure d’organe urinant, et qu’au lieu de lui secouer le poignet comme chacun sait qu’il est coutume de le faire dans ce genre de cas, j’ai lentement tendu mon propre poignet pourtant parfaitement sec. Occasionnant ainsi le premier check de poignet transhiérarchique de l’histoire de l’entreprise.

Cette image donne envie à mon cerveau de faire une blague raciste avec la voix d'Eddy Murphy.

Misère.

Je pense qu’une danse du fail s’impose.

Facepalm 1 :        _o/         _o>

Facepalm 2 :        \o_        <o_

Et le final, double facepalm :

\o/

<o>

YEAH.

Le facepalm innovant.

Heu-reu-se-ment il y a l’fœtus ♪

LUI : On vous a déjà dit que vous aviez des yeux magnifiques ?

ELLE : Hihihi, on VOUS a déjà dit que vous aviez des yeux magnifiques ?

LUI : Oui.

ELLE : … Euh ah bon mais qui donc ?

LUI : Et bien vous, vous venez de le dire.

 

(trollololol)

Cette scène ridicule aux doux relents de drague Carambar est tirée d’une sublime œuvre M6ienne. Oui, car en ce moment je suis en vacances mais comme je suis absolument seulabre dans mon temps de glande et surtout complètement à sec de liquide (hahaha je ne suis qu’humour) (ouais enfin de fric quoi), cela limitait mes champs d’action de sieste et de trainage devant la télé à

1- Chez moi,

2- Chez M. Akov.

Sachant que ma télé est un mètre cube cathodique probablement transmis à mes proprios de génération en génération, dont le bouton POWER est bloqué pile poil entre MARCHE et ARRÊT, et dont la prise VGA se casse la truffe sur le parquet moche à chaque éternuement du bébé du voisin, et sachant que M. Akov a lui un écran de 4m par 3 relié à une Playstation 3 et tout un coffret de la première trilogie Star Wars, le choix est comme qui dirait vite fait.

Voilà voilà.

Devant mon nouveau statut officiel de squatteuse glandue, je compatis avec tous les chômeurs en état larvaire. Ce matin, réveillée avec M. Akov et devant l’impossibilité de mon rendormissement, j’ai commencé ma journée TVathon sur les coups de 9h en matant Cœur Océan.

Cœur Océan, si t’as jamais maté KD2A, c’est une série française qui parle des aventures de jeunes plus ou moins bogoss en vacances sur une île paradisiaque. Enfin quand je dis aventures, c’est du niveau « Oui je suis très malheureux que tu partes à New York, mais je viendrai te voir tu sais » « Ah OKAY donc c’est bien ça tu veux juste un pied à terre à New York ma mère avait raison t’es GRAVE un parasite ! » ou autre « Mais attend occupe toi de lui, c’est ton fils à toi aussi après tout, merde » « Nan mais tu vois bien quand je me mets à crier il pleure ça montre bien que je suis pas fait pour ça putain » (oui ça parle mal, avec des mots plus hauts que les autres wech).

Tous jeunes et tout bronzééés

Le temps que j’aille m’acheter un pavé de rumsteak de 300g à manger avec des frites maison et quand même une ptite courgette pour faire genre que je mange sainement, PAF c’était l’heure du téléfilm de la 6. L’histoire d’un mec méga mytho qui enfume deux gonzesse et la moitié des Etazuniens, épousant les premières et volant leur pognon aux seconds (en mode « ouais en fait j’ai eu un cancer du pancréas mais j’ai eu une guérison spontanée, et j’ai hérité de 2 millions de dollars aussi ») (ALLÔÔÔ MEUUUFS ça pue le chacal moisi ton histoire).

Et là, déchéance télévisuelle, je me retrouve devant Hollywood Girls d’NRJ12. Titre nase, chaîne pourrie, prod française, bref là normalement Internautre, tu sens arriver le programme de qualité. Et comme d’habitude, ton intuition est au top de la moumoute. Le principe si tu connais pas, c’est de mettre des bonnasses manucurées et des glands musclés (enfin ils sont aussi musclés d’ailleurs à priori) à Los Angeles (mais ils parlent tous français hein, ils vont quand même pas s’intégrer comme des gueux mayrde) (enfin je suis pas bonne langue, à un moment yen a un qui a dit « à dix heures » et c’était sous-titré « je serai là » donc j’imagine qu’il a du tenter une sortie anglosaxone). Et donc qu’est ce qu’ils font à Los Angeles ? Ben ils couchent ensemble, ils sont enceints (enfin surtout les meufs), ils font des castings d’acteurs et de mannequins et c’est vrai qu’entre nous, quand on voit la qualité de l’expression orale ambiante, on comprend qu’ils tentent pas le concours d’entrée à la NASA.

Promo MIT 2012

Florilège :

« Ouais c’est des fleurs spéciales en orimami ou chais pas quoi, un truc japonais genre comme les ombres chinoises » (DAFUCK ??)

« Parce qu’on est potes depuis tous les jours, mais je sais pas si on va rester potes sérieux » (Tu m’étonnes Brandon)

« Ptain et Kevin qui est trop croque d’elle » (Sacré Kevin, il s’en mord déjà les dents)

« Caro t’es enceinte de qui ? De ce con de Kevin ? Comment ça de Stéphane ? Stéphane ton ex c’est ça ? DIS MOI QUAND !! QUOI tu t’es tapé ton ex la veille de notre mariage ? » (Suite du scénar : pour cause de brutalisation sus décrite, ladite Caro perd son bébé, ce qui est pratique parce que sinon elle risquait de plus rentrer dans ses micro shorts et de déglamouriser un peu la série à coups de tire lait) (ah et aussi elle souffre d’amnésie en plus d’avoir perdu son fœtus, encore un rebondissement fort en chocolat)

Je crois qu’à côté de ça même la nouvelle pub Findus est supportable.

Et pourtant c’est ma number one des pubs relous dans mon top five du moment, juste devant la pub Feu Vert avec cet enfoiré de chat blanc qui a la voix d’Orson dans Desperate Housewives.

Bon et sinon toi ça roule ? Pas trop bossé aujourd’hui ?

Hahaha.