Archives Mensuelles: juin 2012

Entre un mérou et un meuble à vaisselle, mon coeur tangue.

J’adore les contes de fées. Enfin non, j’adore TOUTES les histoires, mais il se trouve que je suis de la génération qui collectionnait les VHS Disney (si tu as moins de 15 ans tu ne sais peut-être pas ce que sont les VHS) (dans ce cas sache juste que les gens qui n’ont jamais écouté une conversation sur un téléphone fixe à fil au moyen d’un bitonio rond fixé à l’arrière de l’appareil ne sauraient comprendre de quoi il est question) (ni ceux qui n’ont jamais chanté avec leur modem en train de se connecter pendant que leur mère hurlait d’éteindre internet parce qu’elle avait un coup de fil à passer).

Mais siiiii le bitoniooo pour écouteeer lààààà

Bref, tout ça pour dire que ma sœur et moi on était au max dans la chansons Disney, à chanter « Partir lààà baaaas » dans la piscine en nageant avec les jambes collées l’une contre l’autre pour faire genre qu’on était des sirènes avant de se reposer sur une des frites fluo flottant en surface parce que quand même, chanter et nager en monomembre c’est méga fatiguant.

Du coup c’est vrai que quand je vis de mes yeux vis les affiches annonçant les versions cinématographiques de Blanche-Neige, j’y suis allée, normal quoi. Bon je dois quand même dire que Blanche-Neige c’était pas mon Disney préféré, parce que bon la nana qui capte pas un broc de la haine de sa belle-mère en chantonnant dans la cour, qui se fait un trip en forêt avec des mignons lapins qui l’aident ensuite à faire le ménage dans la cahutte d’un multicouple de 7 nains qui s’aiment fort en s’offrant des diamants méga faciles à sortir d’une grotte avec une super acoustique dedans, tout ça pour finir par bouffer une pomme over louche de la part d’une vieille moche à verrue (sachant que PERSONNE ne vit dans cette forêt bordel !!) et se faire réveiller par le premier smack de sa vie (autant dire que le jour où elle passe réellement au stade de cadavre le prince aura encore moyen de la sauver en sautant les préliminaires),bon bref c’est un peu simpliste et sexiste à la fois. Sexpliste quoi. Enfin cela dit c’est vrai que « siiiiffler en travaillaaaaaant » c’est plutôt plus rigolo que de râler en travaillant. Testé, approuvé.

Pour la sortie du premier Blanche-Neige, mon pauvre encéphale avait tellement frôlé la fossilisation dans les sédiments de la consternation que j’ai ressenti le besoin d’en faire un article à la mode de l’Odieux Connard, dont je suis fort admirative (vivez-vous dans un autre espace temps pour réussis à rédiger 20 pages de texte tous les 6 jours en plus de votre boulot ??), quoique ma version de l’exercice ai plus probablement tenu de la soupe de morue que du velouté de caviar en comparaison, mais fion je fais ce que je veux. Wala.

Conséquemment, à la sortie du second Blanche-Neige, j’ai couru mater la bête, même si ça impliquait de se payer la tronche de mérou de Kristen Stewart de la taille d’un meuble à vaisselle, ce qui fait quand même vachement peur. Sachant que de toute façon y avait no way que Mérou soit plus belle que Charlize Theron (la Méchante Reine du film), je partais quand même en sachant que je serai pas au top moumoute de la satisfaction pur beurre.

Et je SAIS que j’en ai déjà parlé précédemment, mais enfin mais pourquoi mais COMMENT se fait-il que la seule expression faciale de la meuf se résume à se faire se toucher des lèvres en fronçant les sourcils ??

Au choix « Jésus Seigneur je t’aime tant » / « Tu ne sais pas à quel point je te méprise, hinhin » / « Putain merde j’ai mes règles »

Je te jure que rien qu’en regardant sa tronche, il est strictement impossible de savoir si elle est en train de contempler le spectacle le plus magique de son existence en forme d’orgasme visuel ou si elle a aperçu les frères Bogdanoff dans un fute en cuir à franges. Ce qui personnellement ne me fait pas fantasmer.

Hmmmm you touched my tralalaa

 Bon, et puis Blanche-Neige, même si je veux bien que par souci de modernité du temps présent on modifie un peu l’histoire niaise de départ en transformant le beau Prince Charmant en Thor boueux clodo, comment se fesse que Mérou donne le contact labo-labial en forme de lovetoloveyoubaby à son ami d’enfance ? Blanche-Neige aurait plusieurs amoureux ?

Je ne puis le croire. Tous ces hommes pour Kristen, et personne pour Charlize. Pour de la fiction, c’est une sacré fiction aromatisée à la pulpe de n’importe quoi.

Au final je suis pas certaine qu’on aurait beaucoup perdu en remplaçant Mérou par un meuble à vaisselle.

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Valérie Damidot nous vend-elle aux aliens ?

Il est des êtres qui aiment à voire alentour scintiller d’ordre et de propreté suppurant le paisible. Ces gens savent classer, ranger et nettoyer sans avoir à peser le pour et le contre le million de fois car cela leur semble l’ordre naturel des choses.

Ainsi, tels ma coloc Elodée, il auront le plancher toujours visible sans la moindre couche d’immondices en déco de sol, leurs oreillers seront secoués, leur couette dans le bon sens avec zéro coin de tissu plat dans lequel pour une mystérieuse raison l’édredon pourtant à la bonne taille aurait refusé de se glisser, et même ils auront le temps et le raffinement d’aligner leurs vernis à ongle dans l’ordre des couleurs de l’arc en ciel.

De toute beauté, en somme.

Ces gens pensent à éteindre leur téléphone portable durant les répétitions générales de leur chorale, ce qui évite au chœur n°2 (= pas le mien) composé de personnes de plus de 60 ans de provoquer l’émoi lorsque retentit le vieux son nokia propre aux gens qui ne tentent pas la personnalisation du téléphone, faisant s’exclamer à ma co-chanteuse la Râleuse (que j’affectionne particulièrement) « qui a laissé sonner son minitel ?? ».

Bref, des gens qui voient dans le monde un modèle de perfection plus ordonnée que les cheveux de Ken (qui sont, disons le tout de go, en plastique, donc ça aide quand même pas mal pour la cleanitude de l’ensemble).

Ken, ce gossebô que la Nature n’atteint pas.

Des gens pas comme moi quoi.

Il faut que je l’avoue que je fasse mon coming out de la crasse. Mon crassing out. Oui, je suis bordélique. Oui, j’ai retrouvé des magazines de l’été dernier à côté de mon lit sous la pile de bouquins qui ne rentre plus dans mes étagères vomissant des pulls et des boites de tampons. Oui, je viens de jeter des tickets cadeau qui valaient jusqu’à fin mai.

Oui, ma chambre contenait assez de moutons depuis 6 mois que je ne l’ai pas nettoyée pour tricoter des pulls à l’intégralité de la population à venir dans les 37 prochaines années. Si mes amis n’étaient pas aussi réactifs qu’ils le sont, à l’issu d’un séjour chez moi ils se retrouveraient probablement fossilisés entre les bouts de PQ utilisés pour moucher mon rhume du mois dernier, les petites cuillères de mes desserts montés dans ma chambre et jamais redescendues en cuisine, et mes lettres des impôts (oui, ça me pose pas mal de soucis financiers ce petit bordel).

Oui, j’ai 3 chemisiers que je n’ai porté qu’une seule fois pour cause de fripage massif du tissu en post premier lavage vu que je suis une énorme endive pour ce qui est du repassage. Or, l’endive n’est pas vraiment le plus doué des légumes lorsqu’il s’agit de manier l’instrument ménager. D’ailleurs je viens à l’instant de me résigner à une mini séance repassage devant M6 et il me vient à présent 2 questions que je souhaiterais partager avec ta personne, Internautre :

1)   D’où viennent ces plis inenlevables que mon fer pourri crée au fur et à mesure que je le passe en tissu ??

2)   Valérie Damidot, elle est daltonienne en vrai ou c’est juste qu’elle tente de tuer les pixels de ma nouvelle télé écran plat ? Ah nan mais attention hein, ne JAMAIS never ever demander à VD de te faire ta maisonnée dans le style « amérique » (elle te fout des buildings et des briques rouges jusque dans ta cave), ni dans le style « industriel » (allo les bouts de fer nus entre les tables en tôle froissée). Et si tu as le malheur de lâcher que tu aimes la tartiflette, tu reviens ta baraque est customisée en reblochon. Fait gaffe.

Bref, autant de mystères que l’existence nous distille jour après nuit.

A moins que ce ne soit un complot mené de conserve avec un clan extraterrestre uniquement visibles dans les longueurs d’ondes des couleurs aubergine, prune, beige et rouge cramoisi, et Damidot espère qu’à force elle va nous cramer la vision de ces couleurs précises, ce qui permettra aux aliens de nous anéantir en totale invisibilitude !

Aujourd’hui on a trop fait les foufous, on a choisi l’aubergine.

OU elle a des goûts de merde.

Sépa.

Le tournicotis by Alvalle

Il est souvent dans la vie, des gens qui pensent toujours avoir l’idée du lustre à chaque coin de rue, alors qu’en vérité réelle ils remâchent la même daube en boucle, telle Cameron dans un épisode de Dr House qui suspecte le lupus toutes les 3 biopsies. On peut alors se demander quelle tumeur méphitique les conduit à passer pour des abrutis de façon systématique, aussi la très sérieuse P.A Academy a mené l’enquête pour toi, Internautre, et peut aujourd’hui t’affirmer que ces pékins se répartissent en 3 catégories :

Le con. Le con il connait un truc qui fait intelligent alors il le place dès qu’il peut pour faire genre que ses neurones se sont touchés. Alors que trop nenni.

Stéphanie de Monacooooo

Le statisticien. Ce mec là il sait pertinemment qu’il sait pas grand-chose justement, mais il se dit qu’ya bien un moment où ça va tomber pour de vrai, statistiquement quoi.

A noter : le statisticien peut aussi être con.

Exemple de statisticien : La Mer Noire. Non ? Euh… La Mer Noire alors ?

Le marteau. Alors celui-là c’est une perle. Il connait un seul truc mais il se rend pas compte que c’est toujours le même truc en fait, du coup il le travesti par le biais du pas fait exprès sous toutes les formes et tous les ourlets, et à chaque fois il se sent parcourut du frisson de la divine création.

Exemple du marteau : ma chorégraphe.

Ah oui parce que je t’ai pas dit, mais en tant qu’artiste je fais aussi des chorégraphies.

Ouais ouais ouais.

Nan OK je te mène en barquette, en fait je pousse un peu la chansonnette à l’occasion, mais comme décrit dans un post précédent, je suis un désastre très peu ambulant lorsqu’il s’agit de faire dans le pas coordonné. Du coup j’essaie d’en rester aux muscles vocaux, sauf qu’à l’occasion des représentations mon chef de chœur s’est soudain senti envahi par la douce brise du ballet russe et a cru qu’il pouvait insuffler la mouvance aux membres des propriétaires des glottes sollicitées. Dont la mienne si tu suis. Je me retrouvais donc jeudi dernier en marasme supra-relou en compagnie de mes sonores compagnons d’infortune, à suivre les indications de la chorégraphe marteau qui, déjà, respirait visuellement pas la santé mentale de premier choix.

Je veux pas faire dans la polémique de la catégorisation abusive de l’apparence, Internautre, mais franchement, la mini couette qui retient que les cheveux du milieu du crâne pendant que tous les autres d’ébattent joyeusement vers le firmament malgré la brillante idée du bandeau en coton élastique, je veux dire on est toutes passées par là mais genre à 12 ans.

Au final, en fait de ballet russe, la meuf avait dû avaler un peu trop de gaspacho parce qu’elle nous collait à tous les coups une saloperie de pas de flamenco du tournicotis.

Mais si, tu sais le truc où tu lèves gracieusement la paluche en la tournicotant avec les doigts en éventail et le menton levé genre j’admire ma manucure face au soleil ? Ben pareil.

Nan mais je veux dire, après ya des chansons où ça va bien hein je critique pas tout.

Mais bon, pour New York New York, m’est avis que ça pue un peu le vieux chorizo comme idée.

Et on fait tourner les servietteuuuh

Au boulot, venez comme vous êtes !

Le travail est réellement un monde merveilleux, un vrai conte de fées. Mercredi par exemple, je me trouvais en représentation fort importante devant le Chef Maxi Best Of, c’est-à-dire 2 étages hiérarchiques au-dessus de Méga Chef que j’avais précédemment gratifié de mon célèbre et flamboyant check de poignet. Tel le monarque, Chef Maxi Best Of était assis en bout de l’agencement de tables en U dont la longueur n’excédait pas les 10 kilomètres, mais de peu. A ses côtés, Chef Best Of et Méga Chef ont posé céans tels les ministres / Cardinaux de l’ancien temps des Rois Divins, et tous quichés sur les côtés du U, 20 pélos importants mais reniflant quand même vachement moins le prestige.

Ma boîte.

Ah oui et moi. Tout au bout d’une des branches du U, je me sentais telle la femelle bouffon venue amuser le gratin via le yodle et/ou le brin de twist. A peine avais-je débuté mon show exceptionnel que Chef Maxi Best Of me coupait le sifflet avec une remarque comme quoi au fond ce que je présentais s’apparentait plus à une flaque de diarrhée qu’à un lit de pétales de roses, même si  ça n’était pas de moi puisque je suis arrivée le mois précédent, que blablabla (savoir faire semblant d’écouter alors qu’en vrai tu es en train de hurler par devers toi-même que « LA VAAACHE CES CHAUSSURES NEUVES SONT MEGA INDUCTRICES DE DOULEUR QUI FAIT MAL ») et que « désolé de parler si longtemps Belle Enfant je vous fais rester debout hahaha ».

Hahaha.

Belle Enfant. J’ose espérer qu’il faisait référence à ma sublime collection de connexions neuronales. Evidemment pendant que Chef Maxi Best Of parle, personne ne moufte de quelque orifice que ce soit, même pendant ses silences inter-phrases de plus d’une seconde. Tu vois pour une personne normale de type gueux, normalement le moindre silence de plus d’1 seconde est directement interprétée par le badaud comme une ouverture pour prendre la parole, constituant ainsi ce que l’on appelle communément une conversation, concept relativement utile permettant un échange d’idées et d’expériences de la Vie. Seulement il est évident que Chef Maxi Best Of a déjà tout vécu, sinon il serait encore comme moi une simple Grande Frite en talons de 12 et voilà tout. Il n’existe donc pas de conversation impliquant le Roi, seulement des monologues de type :

Chef Maxi Best Of : Blablablabla vous êtes des grosses truies spongieuses blablablabla merveilleuse entreprise blablablablou idées pathétiques.

Le Chaland de tour de table (en hochant la tête avec conviction) : hm, hm, hm, hm, hm, … Hmhmhm.

En langage d’entreprise c’est ce qu’on appelle le partage d’expérience par transversalité.

Mais cela peut également être un autre type de réufion.