Le burger choupi attaque moins que M. Propre

Sache, Internautre, que je suis une citadine de ville de type pur beurre. J’aime les supérettes, les enfilades de rues, les parcs avec des fleurs savamment disposées en forme de trucs et autres machins, l’animation résultant de la population environnante, la diversité d’activités dispos à trois doigts de pieds de distance (cinéma, théâtre, épilation de la rotule), les cadavres de pigeons dans le caniveau, bref tout.

La biodiversité urbaine. Quelle splendeur.

Cependant, il m’arrive parfois comme toute une chacune de ressentir en mon sein le puissant appel de la Tatie Nature, généralement conjointement à la pose de RTT. C’est pour satisfaire à cette quête de simplicité et d’odeur de bouse de vache que j’acceptais avec enthousiasme l’invitation de ma cousine Colombine à aller de conserve avec elle et ses amis au festival Latinossegor qui, comme son nom l’indique, est une manifestation de salsa plantée en bord de mer à Hossegor-Plage.

Je ne sais pas si tu es déjà allé à Hossegor, Internautre, mais pour te donner une idée de ce que ça donne, imagine des grosses maisons de riches, des haies taillées au poil de fion, des rues sans une seule merde de chien par terre et des façades repeintes de la veille. Ou alors ce sont des façades auto-nettoyantes. Sépa. En gros ça ressemble au Village Disney mais en moins bariolé. Là bas je te jure que même les fastfoods sont tout choupis.

C'est le burger des Teletubbies

Le MacDo local. Si c’est pas choupi !

Comme tu le sais si tu as lu un précédent article de ce blog, je souffre d’un léger souci de coordination corporelle qui transforme malheureusement toute tentative de danse en une malheureuse exposition de membres en exploration aléatoire de l’espace environnant. Ma présence en festival de salsa relevait donc du non sens total, mais il se trouve qu’à Hossegor il y avait aussi ma cousine Colombine que je ne vois que rarement pour cause de pénates à Toulouse, la ville la plus mal desservie de Francie, et puis aussi à Hossegor il y avait la mer, le soleil, et la douce chaleur de l’été finissant.

Quoiqu’en termes de chaleur je fus légèrement désappointée dans la mesure ou, si la température de jour était tout à fait correcte, je n’avais pas prévu qu’une fois la nuit venue mon haleine se mettrait à givrer. Pour te dire, dans la tente je dormais en claquant des dents avec trois pulls, un fute, des chaussettes et un sac de couchage, me tortillant sur mon tapis de sol pour faire du fesse-fesse avec Colombine et grappiller localement 2-3 degrés. Ah oui, parce qu’on faisait du camping. Dans une charmante petite bourgade nommée Labenne, à deux encablures d’Hossegor. Je te laisse imaginer le potentiel humoristique des cartes postales « Bons baisers de Labenne », ça vaut son pesant de noix de pécan.

Mais rassure toi, en dehors des nuits gelées et des journées plage, les soirées salsa furent finalement assez amusante. Je n’ai bien sûr pas dansé, enfin sauf une fois quand un des amis de Colombine m’a invitée, sans doute touché par la forme du muret bordant la piste que mes fesses commençaient à imprimer. J’ai eu beau lui préciser qu’il courait à sa perte, le courageux jeune homme a persisté dans sa volonté de m’apprendre quelques pas. Et je dois avouer que là où Jean-Eudes le chinois échoua lamentablement, ce type là réussit à me faire me mouvoir de façon quasiment aboutie sur le même pas en boucle, me donnant l’impression fugace d’être une princesse de la danse alors que selon toutes probabilité je ne devais même pas être en mesure de gagner les paralympiques de salsa.

Pour conclure, un petit échantillon des bêtises du week-end:

« Je te le jure sur la tête »

« … Sur la tête de qui ? »

« Non mais j’aime pas donner des noms c’est glauque »

« T’as du gel douche ? »

« Oui, tiens »

« Mais c’est pas du gel douche ça c’est du shampooing »

« Bah si ça marche sur les poils de têtes ça doit marcher sur les autres poils »

« Et donc le sperme ça fait mal à la gorge ? »

« Bah non quand même c’est pas de la javel. Enfin sauf si tu sors avec Monsieur Propre. »

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Publié le 9 septembre 2012, dans Delirium très mince, et tagué . Bookmarquez ce permalien. 9 Commentaires.

  1. Bon allez, je l’avoue, je suis ton blog ! ;-) Mais promis je dirai rien à personne dans notre World Wide Company… En tous cas, en direct de ma mortelle réunion, tu me fais bien marrer ! Tu devrais t’inscrire sur Hellocoton, je pourrais même te faire de la pub si tu veux ! Ton ton drôle et décalé aurait sûrement beaucoup de succès !

  2. Toujours un plaisir de te lire!
    Les burger je préfère les faire moi même!

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