Elvis Presley n’est pas l’ami du permis

Je me rends compte, Internautre, que bien que je te raconte régulièrement les tourments qui m’attaquent les boyaux dans l’ouragan de la Vie, j’ai pour l’instant plus ou moins passé sous silence le cancer qui me ronge le rein droit, la plaie purulente qui envahit mon sein, le poil de fion dans le potage de mon Destin.

Je sais que beaucoup d’entre toi ont vécu ce moment redoutable, cette épreuve sans doute sponsorisée par le lobby des antidépresseurs et Kleenex confondus :

Le permis de conduire.

Boire ou conduire, comment choisir ?

NON Internautre, malgré l’impressionnante maturité et l’époustouflante puissance de l’esprit qui transparaissent entre ces lignes virtuelles, je n’ai pour l’instant pas l’autorisation légale de placer mes fesses en monitoring de véhicule motorisé. Enfin si je peux y mettre le postérieur, mais bon je peux allumer que l’autoradio.

Pour tout te dire, je suis tellement une handicapée de la conduite que rien que le code a nécessité 3 sessions pour que je fasse enfin moins de 6 fautes. Et quand tu penses qu’aujourd’hui au code de la route ils te posent des questions du genre « quel est le pourcentage de piétons entre 18 et 25 ans », savoir, comme chacun sait, Ô combien précieux pour rouler à une allure accorte, la courtoisie au coin des lèvres et la sécurité en guise de pare-chocs, ben la consternation n’est pas loin loin.

Il se trouve donc qu’il y a 2 ans et demi, après avoir eu mon code, j’ai commencé la conduite.  J’ai tout de suite montré d’étonnantes dispositions à… Très mal conduire. Vraiment, tous mes moniteurs auraient été sur le cul devant mes anti-capacités s’ils n’avaient point été déjà assis.

Une fois,  je roulais tranquille à l’époque de mes premières heures de tenure de volant, calculant que je n’avais pas besoin de ralentir car le piéton qui s’engageait sur le passage dédié devant lui avait largement le temps d’arriver de l’autre côté le temps que je me pointe. Sauf que c’était pas n’importe quel piéton. C’était mon amie Claire de Lune qui traversait par hasard le passage piétons devant moi lorsque soudain, avisant ma tronche au volant, s’est brutalement arrêtée au milieu du passage, agitant les bras avec un visage réjoui.  Ce jour là, j‘ai failli souiller la chaussée d’une hémoglobine de blonde à grande bouche.

Mais aussi, si j’avais eu un moniteur de qualité, jamais quiconque n’aurait frôlé la mort de si près, et les gnous seraient bien gardés. Entre le mec qui aurait besoin d’une psychothérapie qui te parle de sa femme au bord du décès pendant l’intégralité de l’heure, ou encore le vieux chauve qui te fait écouter ses reprises des chansons d’Elvis Presley et te demande ton avis (ce à quoi tu réponds par « Super pêchu, mais comment te dire ya un camion rouge ENOOORME QUI BLOQUE LA VOIE D’ACCELERATION »), ben franchement j’étais pas sortie du sable. Et franchement son interprétation de « Love me tender » était à chier des parpaings.

T’as vu là ? C’est mon interprétation d’une photo de bite. Pas mal hein !

L’année dernière, gavée d’heures à 50€ pièce jusqu’à mes restes d’amygdales, je me suis donc présentée à l’examen, suant la réussite et presque pas la tête dans le cul pour cause de nuit passée à moitié à me répéter « le permis putain putain putain putain le permus putain putain putain.. ».

La plupart des gens qui n’ont pas leur permis du premier coup ont en général une bonne raison.

« Il m’a dit que j’allais trop lentement alors que j’approchais d’un feu rouge »

« J’ai loupé mon démarrage en côte »

« J’ai calé sur l’autoroute »

Et puis il y a moi.

« J’ai grillé un feu rouge »

Et me voilà, 3000 € plus tard, sans mon permis et sans thunes.

Comme sans pognon pas de permis, je du attendre maintenant pour reprendre le bousin.

Et je souffre.

Si tu savais comme je souffre.

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Publié le 27 octobre 2012, dans Delirium très mince, et tagué . Bookmarquez ce permalien. 5 Commentaires.

  1. Le permis j’aimerais le passer mais je dois attendre un avis de quelques toubibs administratifs de la préfecture ( j ai un petit handicap). Ton article fait du bien à lire après une grosse repète avec mon groupe de metal prog!!

  2. Mais Ouiiiii je me souviens que tu passais alors le permis. La consigne était alors dans l’Ecole de Nos Rêves de ne surtout pas sortir de notre enclos méga fun pour animaux futiles, enclos trop bien surtout les nuits d’hiver au milieu des sangliers, surtout QUAND tu roulais. Il était notoire que tu roulais comme une personne normale après cusson mais cela était donc une rumeur… En tout cas jadorerais te voir conduire en plein paris. Jtm lol

    • Alors effectivement suite à ton commentaire j’aimerais quand même mettre en garde la population Parisienne : tous les samedis matins de novembre je suis sur les route de St Cloud/ Gennevilliers, donc n’y allez pas !
      Cimer

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