Archives Mensuelles: décembre 2012

L’Istanbulie du lendemain de fête

Je pense qu’on parle BEAUCOUP trop du jour même de Noël et pas du tout assez de l’APRES Noël. Toute cette effervescence, ces gamins qui courent partout, ces sapins décorés que du bas par les mêmes gamins qui courent partout, toutes ces guirlandes lumineuses qu’un ingénieur mal luné a pourvu d’un bouton. Mais à quoi sert ce bouton, hein ? Son activation quelques minutes plus tard par le plus petit des moutards présents entraine alors une stridente dispensation d’un cantique en midi, pour le bonheur de tous les tympanphobiques à 300 mètres à la ronde. Et là tu sais que ce truc ne sert qu’à te faire fondre le cerveau.
Ca tombe bien, suite à la découpe d’échalotes pour aider ta mère-grand tes yeux ont passé larme à gauche, tandis que le foie gras a dissous ton estomac.
Même tes poumons ont lâché l’affaire suite à une noyade par monceaux de papier cadeau le matin où, réveillé à 7h du mat par les pico-monstres locaux, tu t’es trainé en pijamoche devant le sapin avec les yeux trop gonflés et la perruque trop oblitérante de luminosité pour t’apercevoir que tu es rendu face contre plancher avec une pièce de légo flambant neuve encastrée dans le tarin.
Le soir venu, après avoir fait une petite sieste de 15 à 19h, tu te forces à ingurgiter encore quelques grasseurs (comme des douceurs mais en gras) avant de t’écrouler dans un coma huileux.

Mais la SUITE, voilà la partie (in)intéressante. Le lendemain est le jour où rien n’est prévu, où tu te réveilles à 11h du mat, où les gamins se sont déjà lassés de leurs nouveaux jouets et en exploitent les boites, le jour du retour à une alimentation quasi équilibrée, au mépris des cris de ton tractus digestif convalescent qui réclame sa dose de cochonneries. AH parce que OUI l’addiction aux saloperies de gras ça c’est facile hein, mais dès qu’il s’agit de se droguer aux légumes vapeur et aux abdos-fessiers, bizarrement ya PLUS PERSONNE. En pijamoche à 12h40, le reste de tes vacances s’étale devant toi, mornes et longues et… OH wait.

Ah non désolée, j’oubliais : cette année, pas de visionnage de Crazy Horse ni de l’intégrale des Simpsons avec le chaland familial, NON cette fois je fête le nouvel an en ISTANBULIE BAYBAY !

Tu connais l’Istanbulie ouech ? Ben pas moi, mais crois bien que je t’en dirai des nouvelles. Quelques photos teasers de Google pour toi en attendant les miennes (et te fait pas de bile, ton nouvel an chez tes potes dans la Creuse sera sûrement au top du pas mal mon ptit poulet).

Allez, SALUT !

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Un dîner de Noël à l’asile

Comment j’avais prévu le dîner de Noël avec cadeaux entre amis

Comment il s’est passé

20h

Les gens arrivent, s’installent, chacun disposant sous le sapin le  cadeau à moins de 10€ dont il a fait l’emplette tout exprès et ses denrées alimentaires type fromage, pain, gamme Belin ou bouteille de chablis sur la table du salon. Puis une joyeuse conversation à propos des joies  et des peines des uns et des autres s’engage naturellement, apportant allégresse et détente à tout un chacun.

Les gens arrivent, certains emballent leurs cadeaux avec mon rouleau de sopalin ou dans un vieux paquet de céréales qui traine sous un meuble, et si beaucoup apportent fromages et cookies, mon ami Périchon lui préfère caler des tup de traiteur chinois-vietnamien entre mes jolis toasts grillés de foie gras + oignons confits. Puis La Meulle, en homme de goût, nous entretien du fist sur les moins de 6 ans.

 

21h30

Après s’être bien restaurés, nous nous asseyons par terre en cercle vers le sapin, puis le premier pioche un cadeau, se réjouit de la surprise ou rit mondainement de sa malchance Après quoi chacun son tour décide s’il souhaite piocher un nouveau cadeau ou prendre celui du voisin. Quelle belle tranche de vie.

Couscous et sa femme arrivent, signant enfin le début de la distribution des cadeaux, ce qui ne sert à rien puisque la team blonde Kékette et Vrillette ne sont pas d’accord. Vrillette est pour la règle de départ ci-dessus, et Kékette préfèrerait que chacun pioche un cadeau, puis qu’un tirage au sort désigne la personne qui a le droit d’échanger son cadeau avec celui de son choix. Mélusine, qui je le rappelle est musulmane et donc n’est pas censée fêter la naissance de l’enfant Jésus, hurle que c’est pas du tout l’esprit de Noël de se piquer des cadeaux, et qu’elle est pas d’accord un point voilà. Louss dit que dans ce cas on a qu’à chacun prendre un cadeau et se tirer et puis voilà ça fait chier à la fin.

J’essaie de bouffer un bobun dans un des tup de Périchon, je m’en fous partout.

 

Un apéro moules chez Périchon, c’est périlleux.

22h

Ah ! Quel bon moment nous passons tous entre amis, à déguster les cookies maison de Kékette et à deviser gaiement en comparant nos cadeaux ! La musique de fond électroswing et tubes du moment constitue un soyeux écrin à notre douce amitié, accueillant chaque éclat de rire comme un joyau de la plus belle eau. J’ai même le temps de tranquillement débarrasser la table des reliefs du repas pour que tout le monde soit plus à l’aise.

Kékette mets Gangnam style à fond sur Deezer, et avec Mélusine on suit sa choré en sautillant partout. La tireuse à bière tire, la télévision visionne sans le son, les olives fourrées fourrent. Je me sers du foie gras à la fourchette sur la baguette comme d’un bon pâté, La Meulle tente la confiture d’abricot avec le fromage qui pue mais c’est dégueu. Vrillette essaie de couvrir le boucan ambiant pour exposer les nouvelles règles avec lesquelles Kékette et elle se sont finalement mises d’accord. La Meulle hurle plein de règles débiles pour couvrir les siennes du style : « les gens nés une année bisextile peuvent échanger leur cadeau avec ceux qui ont plus de 12 cm entre le nez et les dents », « ceux qui ont le nombril qui ressort peuvent prendre le cadeau des gens allergiques aux navets », « tu peux échanger deux fois si tu as un strabisme ». Vrillette fini par réussir à exposer la vraie règle : prendre chacun un cadeau, puis chacun tire une carte et peut ensuite échanger son cadeau avec toute personne qui a une carte de valeur plus petite ou égale à la sienne. Mélusine hurle que l’esprit de Noël c’est l’Amour et qu’à son avis tous les cadeaux devraient lui revenir, Kékette nous dit qu’à son Noël entre amis picards de la semaine dernière tout le monde s’était battu pour remporter des cache-tétons pailletés, et Couscous râle déjà qu’il a pioché un 2 et qu’il faut recommencer.

22h30

Les plaisanteries fusent, le vin monte doucement à la tête, tout le monde a bien mangé et les conversations se font plus posées, quoique ponctuées par quelques traits d’esprit grivois et des grignotages par gourmandise.

J’ai déballé un cadeau au hasard en premier, c’est un porte-serviette noir qui se présente sous la forme d’un cercle de plastique à gros picots façon collier de chien SM, relié à une ventouse. Couscous le marocain négociateur, qui a repéré que Mumu voulait mon porte serviette, qu’elle-même a tiré une coque d’iphone qui l’intéresse lui et que lui-même a pioché un hamster en peluche, propose un échange de cadeaux à triple volets pour que chacun ait le cadeau qu’il préfère.

J’ai appelé le hamster Dexter. Ce qui est un peu triste c’est que c’est moi qui l’avais acheté.

La voisine sonne pour nous dire qu’on est relous, M. Akov ouvre la porte, lui exposant le spectacle de 16 personnes d’apparence adulte debouts ou assis n’importe où dans un salon de 25 m carrés, certains penchés sur des raviolis chinois, d’autres brandissant des cartes à jouer d’un air vindicatifs, et certaine avec un hamster en peluche sur l’épaule. A peine la voisine partie, Vrillette force Delune à échanger sa planche à découper en forme de cochon contre un mini jeu de quilles. Périchon nous montre le ticket à gratter qui était dans son paquet cadeau, il a gagné 200 boules. Trambi qui a acheté le fameux ticket, lui il les a super (les boules). La Meulle me fait apprendre par cœur les paroles d’une « chanson » de Seth Gecko (que si tu le connais pas c’est pas grave tu perds rien) parce que M. Akov ça le fait beaucoup rire. Delune fait les moues les plus mignonnes qu’elle trouve pour forcer Vrillette à lui rendre son cochon, mais Vrillette est une sadique, elle se marre. On découvre que Périchon a menti, il a gagné que dalle en fait. Je vais voir M. Akov et lui récite « avant-bras de déménageur, torse de maître-nageur, ventre de catcheur, zgeg de hardeur ». La classe.

Jibou met Dexter dans son fute et en laisse juste passer la tête par sa braguette. Dexter est foutu. Mais je dois bien reconnaître que les gens ont l’air de plus l’aimer dans cette configuration, au vu des caresses qu’il récolte.

La bite en peluche, VOILA, CA c’est chaud et doux.

23h30

Les gens s’en vont, nous remerciant pour cette bonne soirée et emportant précieusement leurs cadeaux et quelques denrées en surplus, nous laissant M. Akov et moi procéder à un poil de rangement avant d’aller profiter d’un juste sommeil.

Les gens s’en vont, sauf La Meulle. Je lui demande ce qu’il fout encore là, il me dit qu’il est bien sur le canap avec sa bière. Des cadavres de bouteilles à peine entamées et de paquets de bouffe qui vomissent leur contenu alentour jonchent le mobilier. M. Akov met une autre « chanson » de Seth Gecko, sobrement intitulée « Bistouquette ».

00h20

Je dors si bien.

La Meulle est toujours là, M. Akov et lui s’entretiennent de golf et de sodomie, je vais me coucher en me fourrant des boules quies au fond des conduits auditifs.

3h00

Je dors toujours si bien.

M. Akov me réveille en venant se coucher, avec une haleine qui n’est clairement pas imputable qu’à la tireuse à bière. La Meulle vient de partir.

7h30

Fraiche et dispose, je m’installe sur le canapé pour regarder la matinale en mangeant mon bol de céréales.

Je descends dans mon salon, ça pue la clope et la vinasse, ya des restes de fromage et de pâté qui collent au parquet. J’enjambe les détritus et tente de choper un toast parce qu’ya plus de céréales.

True story.

Le cauchemar et la tireuse à bière

Tu sais Internautre, enfin non en principe tu ne sais pas du coup je te l’apprends par la présente, d’habitude j’ai un sommeil de qualité plutôt bonne, genre milieu de gamme ++ tu vois. Je peux dormir avec de la lumière et des bruits légers, dans tous les moyens de transports et toutes les toilettes de tous les lieux de travail possibles et imaginables, et même en boîte si je suis
suffisamment imbibée (mon nouveau mot préféré depuis que j’ai regardé Le Meilleur Pâtissier sur M6 ce weekend où ils suaient de la chantilly pour faire des babas au rhum) (est-ce que quelqu’un a déjà essayé de faire des babas au mojito ?).

Et aller offrir des babarbies en passant par les checheminées

Les babas noël picards gouteraient bien au baba au whiskey coca

Pour te dire, je dormais même telle la betterave en hibernation, soit profondément, lorsqu’en août dernier et selon ses dire, M. Akov se réveillait en sursaut en marmonnant « hmhgngaANGNAMmstyle » suite à l’influence qu’avait eu sur son fragile subconscient le clip de Psy, bien connu de toute un chacun ne vivant pas au milieu de la prairie Plutonienne. Il paraitrait même, toujours selon M. Akov dont je commence à me demander s’il n’invente pas des trucs invraisemblables pendant mon sain repos, que je pionce dans des positions complètement improbables. Alors OUI il m’est arrivé une ou deux fois de me réveiller avec le bras sur le nez et une jambe en diagonale, mais déjà il est tout à fait possible qu’il m’ait mise en scène lui-même pour me punir de la malheureuse poignée de fois où je me suis totalement involontairement enroulée dans une pauvre fraction de la couette, et ensuite est-ce que je dis quelque chose moi quand il rentre tout bourré en suintant la bière ? Bon OK oui je dis quelque chose comme « AHH tu PUES la bière » mais franchement je trouve ça tellement normal que même le Président pourrait le dire. Et étant donné
qu’il y a peu nous fêtions la célébration annuelle de la naissance de M. Akov, et que subséquemment des amis attentionnés lui ont offert une tireuse à bière, c’est pas près de s’arrêter.

Avec l'aide de quelques moins bourrés, certes.

M. Akov en fin de soirée.

Oui, une toute petite tireuse de 3 mètres cube, qui ne prend absolument pas de place. Sans compter que la tireuse toute seule, ça tire rien du tout en vérité. Non c’est comme ces cochonneries de jouets où quand tu ouvres ton bordel au pied du sapin tu fais « OOOHH TROP COOOOL UN HELICOPTERE TELECOMMANDE !! » jusqu’à ce qu’après 15 minutes à pousser tous les boutons tu te rendes compte que le compartiment à piles est vide et que tu as donc là un bel exemple de besoin pressant d’un marchand de piles un jour férié. Cette expérience de vie est également appelée : Cadeau Foiré. Tout ça pour dire qu’une tireuse c’est comme un pénis mais l’inverse : sans bière, ça tire pas.

Du coup la tireuse de 3 hectares cube elle est présente, mais également son pendant de fonctionnement, j’ai nommé le Fût à Bière de 5L. Je me demande si cette tireuse a une éthique perso, du genre qu’elle est spécialisée en bière et sinon ya pas moyen, ou alors peut-être que si on lui branchait un fût de jus d’abricot ça tirerait de l’abricot.

A la prochaine soirée m’est avis qu’on devrait tenter le fût de planteur.

A force de boire on finira sans doute par oublier que tout ce bordel prend le quart de la cuisine. Quand j’y pense je me dis que si ça peut permettre de négocier que okay on garde le fût mais pas question d’accrocher une portière de ferrari des années 40 sur le mur, why not. Oui, M. Akov a des idées déco/beautitude très particulières, du genre que s’il pouvait réaliser tous ses meubles à partir de joints de culasse de lotus de course 1950, il se saperait certainement uniquement de buffets à vaisselle.

Remarque, ne soyons pas entièrement de mauvaise foi, personnellement si je pouvais avoir un Yorkshire qui me fait la vaisselle au son de «Siiiiffler en travaillaaaaant » de Blanche-Neige je le ferais.
C’est te dire la force de la pathologie.

Ces petits troudbal d’Ewoks sont même pas capables de passer un coup de balais.

Bref, tout ça pour dire que cette nuit j’ai MAL dormi pour une fois, tout ça parce que j’ai rêvé que j’étais seule humaine parmi des vampires d’apparence normale, et que je devais faire genre de suçoter ma poche de sang d’orphelin pour pas me faire gauler. Vu que le vampire a fini par me faire une vieille drague lourde digne de mon directeur des ventes, je pense que j’ai clairement choisi le mauvais truc à suçoter.

Je devrais ptete faire une pause dans mon revisionnage des saisons de Buffy moi.

La nuit d’hiver, ce fléau du cul

En ce moment, Internautre, je me sens au bord du fond du rouleau. Pourtant je suis ni malade, ni pauvre, ni seule, et je ne suis pas même beaucoup plus grosse non plus, bien que je n’ai plus qu’un seul de mes futes qui ai encore le bon goût de contenir mon volume fessal, mais l’histoire de mon expansionnite de gras est encore un autre sujet que celui d’aujourd’hui. Non pas qu’il y ait réellement un sujet précis à ce post d’ailleurs, ni même à aucun des autres que j’ai pu mettre sur l’internet depuis le début.

Pétunia s’est assise trop vite. Toutes ses fesses sont remontées sous son nez.

Non vraiment ce qui me met dedans, c’est la nuit.

Comme tu l’as possiblement noté, la nuit est un phénomène relativement banal et finalement quotidien, cependant il existe différents types de nuits :

–        La nuit de printemps : tu te fais des weekends où tu peux enfin te balader sans que tes extrémités ne menacent de choir sur le pavé, avec ta petite veste de demi-saison mais que tu as acheté un prix entier et que tu aimerais bien rentabiliser. Et puis quand tu embrasses ton Autre tu sens qu’il a le nez frais et pour la 1ère fois depuis des mois tu lui laisses pas de morve sur la lèvre supérieure, c’est chouette.

–        La nuit d’été : déjà elle est courte et ça c’est cool, et puis elle t’apporte un peu de la fraicheur que tu appelais de tes vœux pendant la journée (si comme moi tu habites à Paris aussi nommée TempsMoisiLand, tu sais que cette période s’étend généralement du 15 mai au 3 juin, puis du 7 août jusqu’au 16 septembre. Et encore si t’as de la moule) (donc profite)

Barnabé profite d’une après-midi de juillet au parc Monceau.

–        La nuit d’automne : tu es contente de ressortir tes jupes trop courtes que tu peux mettre qu’avec des collants sinon on te voit la cellulite de cuisse, et puis tes bottes en cuir qui t’ont coûté un ovaire. Et puis les feuilles tombent et recouvrent le sol par-dessus le vomi de clébard, tu marches dessus, et tu te vautres telle la bouse de sanglier dans l’herbe fraîche. Mais bon, les feuilles c’est joli.

–        La nuit d’hiver : ah la buée qui te sort des trous de nez, la ptite goutte qui pendouille au bout, et si comme moi tu es over sensible des extrémités acoustiques, les moumoutes d’oreilles qui te donnent l’air de la fille de Mickey Mouse et de Georges le Yéti doux et frais. Et puis tu vas en boîte, tu t’imbibes la tronche, tu sues de l’alcool sur de la musique sans mélodie, et puis vers 4h du mat’ quand tes genoux commencent à mollir et tes paupières à choir, tu sors et tu ne sens pas qu’il fait moins 8000 degrés alors que t’es encore en monokini de boîte avec le manteau dans les bras parce qu’à l’intérieur y avait TROP DE MONDE.

Et surtout, en hiver non seulement tu te pèles le fion, les oreilles et jusqu’au trognon, mais en plus il fait nuit à 15h30, ce qui fait qu’à 15h32 tu as soudain très envie de dormir jusqu’au lendemain. Sauf que t’es encore au bureau pour au moins 3h. Souffrance.

En plus même pas il neige bordayl.