Archives Mensuelles: février 2013

Donne moi le permis espèce de bâtard

Je crois qu’il est venu le temps des listes.

Oui je sais, ça peut être inquiétant, mais pas de panique mon petit lapin

Je ressens comme le besoin de remettre les choses à plat, tel un bilan de compétences virtuel. Lequel du bilan ou des compétences sont les plus virtuels, ça en revanche nul ne saurait le dire. Ce post va s’articuler autour d’un plan en trois volets distincts parce que je suis une tarée de la triplette magique et que je crains les failles dans l’espace temps en cas d’incartade.

1)   Les trucs que je sais faire et que j’aime pas faire

–       Les soldes. Quoique depuis que ça se fait sur internet et plus exclusivement dans des espaces de 3 mètres carrés blindés d’utérus en sueur je me laisse un peu tenter. Très légèrement.

–       Lire le journal. Je trouve ça tellement relou de lire des millions de lignes pour une info qui pourrait être résumée en un paragraphe. Déjà que la plupart du temps c’est pour te raconter des histoires qui te foutent les grosses boules comme quoi une mamie s’est faite bouffer par son élevage de yorkshires ou qu’un pays compte trois millions de décès pour cause de dictature/tsunami/guerre etc, franchement c’est beaucoup d’efforts pour pas grand chose de positif.

–       Passer des coups de téléphone aux grands parents/ tontons/ taties que tu vois jamais pour leur filer le coup de news

–       Faire des tableaux de budgets ou tout ce qui ressemble à un fichier Excel avec des chiffres dedans, parce que ça me reloute au delà du delà.

2)   Les trucs que je sais pas faire et que j’aime faire

–       Jouer aux jeux vidéo. Je suis particulièrement mauvaise aux jeux de voiture et aux shoot’em up, mais globalement dès qu’ya une manette j’aime et j’suis nulle

–       Les gâteaux au chocolat. Mais que je rate la cuisson ou pas ça a pas d’importance vu que je bouffe invariablement la moitié de la pâte

–       Dessiner et écrire. C’est mon côté artiste, lol de platine. J’adore, mais je tâtonne comme un manchot à une expo en braille, que veux tu telle est ma vie

–       Les imitations. Rien à faire, à part la burne posée sur un guéridon, toutes mes imitations laissent pas mal à désirer.

–       Faire du ski. Quand je fais du ski, je ressemble à un de ces jeux pour gamins où il faut relier les points dans l’ordre. Sauf que moi je relie que des zig et des zags de chaque côté de toutes les pistes vertes et bleues.

–       Bricoler/coudre (cf le post sur la malheureuse odyssée de Kévin le Brave)

3)   Les trucs que je sais pas faire et que j’aime pas faire non plus

–       Les Rubik’s cube. Mon géniteur a une passion pour ces trucs, pour te dire il en a toute une collection avec toutes sortes de mayrdes d’images moches collées dessus pour rendre le truc plus compliqué, des petits cœurs à la vache kiri. Sans parler des cubes à faces de 3 par 3, 4 par 4 et 5 par 5. Comme dit ma sœur, trop d’efforts pour un si petit corps.

–       Du cheval. Ca sent mauvais et ça me rappelle très rapidement que ma colonne vertébrale a depuis longtemps une forme de type cos(x) (= c’est douloureux)

–       Nager. Surtout dans des bassins publics de type chlorés et bondés de gens nuls qui nagent.

–       En fait tous les sports, à faire comme à regarder. J’sais pas, ça me gonfle.

–       Conduire.

A propos de ce dernier point d’ailleurs, je viens de passer mon troisième examen de conduite. Pour rappel, j’avais loupé le premier en grillant un feu rouge, et le second en pilant à un feu pas rouge. Oui, je sais. Bref, j’avais pas mal d’espoir pour cette nouvelle édition de mon périple à 4 roues motrices pour plusieurs raisons :

–       Je le passais chez moi en terre du Sud où il fait du soleil et moins de gens sur les ronds points (et ça vaut mieux parce qu’il y a environ trouzmille rond points au km carré ici)

–       J’étais bourrée d’anxiolytiques jusqu’aux trous de nez

–       En matière de feux rouges, après un non arrêt alors qu’il fallait s’arrêter et un arrêt alors qu’il fallait pas s’arrêter je crois que je suis en bout de rouleau en termes d’idées d’innovation.

Et pour une fois, je crois que j’ai eu raison de positiver, car un truc de fou est arrivé.

Je l’ai passé, et je crois qu’il y a une chance pour que je l’aie. Genre j’ai grillé zéro feu, bon j’ai loupé la sortie mais je crois qu’il m’en a pas voulu. Par contre léger souci au niveau des questions réponses, mais faut savoir que je suis une grosse bite en termes de questions réponses, tout simplement parce que le plus souvent je n’entrave pas les questions. Je sais, c’est embêtant. Le truc que je supporte pas du tout, c’est les questions nulles qui appellent à plein de réponses mais à laquelle la personne attend un truc hyper spécifique. C’est typique de l’école, mais aussi des formations d’entreprise (en tout cas de la mienne). Je te file l’exemple :

« Alors, vous venez de voir les mots clés associés à la notion de clafoutis aux kiwis. Mais quelle est l’autre particularité du clafoutis au kiwi ? »

« Euuuuuh je sais pas pétasse, le kiwi, la pâte, l’humeur de ma grand mère ? »

« Et non, je parlais évidemment de la sonorité « i » ! »

« … »

Ben là en examen de conduite de véhicule c’était exactamundo du pareil au semblable.

LUI « Qu’est ce qui décharge la batterie ? »

MOI « Euuuh la climatisation, les phares, la radio, l’allume cigare… »

LUI « Oui mais quand faut-il les utiliser ? »

MOI « … Ben à bon escient, je sais pas… »

LUI « Et s’il est pas cyan le bonnet comment on fait (poinpoinpoinpoinnnn la blague pourrie) hahaha bref, précisez c’est quoi à mauvais escient »

MOI « Et bien quand la voiture n’est pas en utilisation ».

LUI « C’est à dire ? »

MOI « …Gnnnnn ben quand elle est garée avec personne dedans »

LUI « Et donc le moteur il est comment ? »

MOI « …Eteint ? »

LUI « VOILA, ce qui décharge la batterie c’est tout appareillage électrique lorsque le moteur est éteint »

Bienbienbien. Cela dit, à mon avis ça la décharge aussi quand le moteur est allumé mais bon. J’dis rien. Je l’en informerai quand je recevrai mon courrier la semaine prochaine, des fois qu’il soit positif.

BONUS TIME : Internet is Happiness

Une direction, 5 têtes de con

« Est ce que ça évoque bien un zombie à tout le monde ? »

« Brian, il faut qu’on parle » – « Ca n’annonce rien de bon » – « Non en effet, nous… » FSSHHHH « Sérieusement, mec ?! » – « Tu ne peux pas toujours te jetpacker loin de tes problèmes, Brian ! » Mais il pouvait carrément, et c’était génial.

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Et aussi : Robert ou IronMan ??

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Le véritable Léguman, le 1er Homme Laitue.

DONNE MOI MON PERMIS OU JE DEFONCE CE GROS BATARD DE CHAAAAAT

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Mes doutes sur Tarantino et mes certitudes sur les leggings

Je n’arrive pas à me décider.

Il y a des choses dans la vie qu’on sait avec certitude : la conduite c’est pas mon truc, je déteste Etienne Daho, les leggings ne sont PAS des pantalons, bref ce genre de choses quoi.

Tiens, Trudi a ses menstrues aujourd’hui.

Mais si la vie était faite de certitudes, outre qu’on se ferait bien chier, ce serait certainement trop facile, imagine tout ce qui se serait passé ou pas passé si personne n’avait de doutes sur rien :

–       Ross et Rachel se seraient mariés dès la 1ère saison de Friends

–       On aurait plus besoin d’avocats ou de juges et du coup niveau chômage on serait pas sortis du sable

–       J’aurais su dès l’enfance que je n’avais pas envie de faire astronaute en fait, et même que j’avais le vertige

–       Jamais je ne me serais faite faire une frange pour voir si ça m’allait (= NON)

–       Coyotte aurait compris que ça ne servait à queud de courser Bip-Bip

–       Les épisodes de Dr House dureraient nettement moins longtemps

–       Au rayon paris sportifs y aurait moyen que ça tombe plus ou moins à l’eau

–       Je n’achèterais plus des vêtements sur internet sans savoir s’ils allaient m’aller ou pas

–       Les forums d’ado se dépeupleraient à mort. Plus de topics « il me regard svt mé jsé pa si c pr genr sortir avc moi ou tro pa » et autre « kan je lui di bjr il fé des sourir et il di sa va sa veu dir koi ? » . Ils SAURAIENT que ça veut RIEN DIRE et on aurait plus besoin de leur répondre sur 27 pages qu’ils doivent « demander à la personne pour savoir hein voilà voilà quoi »

–       Et j’aurais beaucoup moins des goûts de chiotte en termes de déco et autres associations de couleurs

Enfin tu vois le tableau.

Et du même coup ça me permettrait de résoudre mon dilemme initial : est ce que oui ou non j’aime Tarantino ? Enfin pas LUI, parce que je fais rarement dans le gros bout de lard à face de lémurien, non je parle de ses films. J’ai vu le dernier, Django Unchained, et  bon je vais pas te faire de spoil mais il m’a finalement fait le même effet que les précédents. J’ai aimé les personnages drôles, nonchalants et violents à la fois, j’ai ri j’ai vibré. Mais il faut savoir une chose sur moi : je suis une énorme froussarde. J’ai eu peur du noir jusqu’à mes 18 ans, et aujourd’hui que je dors toutes les nuits en duo, le peu de fois où je me retrouve la seule Twix du paquet pour cause de son absence, je me fais des rechutes. De quoi j’ai peur après tout, le noir ça n’a jamais tué personne n’est ce pas, et j’ai envie de te dire que non seulement cette peur est irrationnelle mais qu’en sus ce que j’ai peu de trouver dans le noir ce ne sont même pas des choses qui existent, comme des tueurs psychopathes ou des chiens enragés, non j’ai peur qu’un extraterrestre tombe de mon plafond et qu’un vampire m’arrache la tête.

Tout ça pour t’expliquer que les scènes de violence des Tarantino me démontent vraiment ma race. Pas le sang ou les coups de feu, plutôt les scènes de torture. Je suis méga empathique, et si l’avantage c’est que je suis très bon public au point de rire aux meilleures blagues de M. Akov*, le revers du pendentif  c’est que quand les gens torturent pour de faux sur l’écran, j’ai presque l’impression qu’on me torture aussi.

Le petit plus en revanche c’est que je profite mieux des films pornos c’est clair. Ca vaaa fait pas ton choqué on rigole.

Furthermore (mot de liaison attestant de mon quasi bilinguisme), déjà que les scènes de souffrance me mélangent les organes vitaux, mais quand là le mec les fout entre 2 scènes absurdes d’humour et de dialogues de 20 plombes, j’avoue que c’est carrément le malaise.

Ce qui me fait également ajouter que les dialogues sont parfois un peu longs, surtout qu’ils n’ont souvent rien à voire avec l’intrigue. Et je te parle pas de certains gros plans sur des personnages totalement inutiles.

Par exemple dans Django à 2 reprises on a des gros plans sur des meufs qui sont là derrière une fenêtre ou dans un coin de cabane. Et on se dit AaaaHA ! Un nouveau personnage !! Et ben en fait que pouic. Juste des gros plans pour queud, pour la marrade, sur des figurants qui servent à rien.

Alors autant ça m’étonne pas dans un film de David Lynch ou un Donnie Darko où on voit quand même un gros mec en survet rouge en arrière plan d’au moins 4 scènes différentes sans qu’il n’ai jamais le moindre impact sur que dalle, autant dans des films qui sont censés avoir un sens ça me confond pas mal.

Gniiiiii j’ai plein d’idééééées

Et puis tous ces dialogues de 20 plombes, ces gros plans qui servent à rien, des ralentis de 40 minutes, si encore c’était pour sortir un scénario hyper bien ficelé, bon ça ferait un point pour Tarantulo, mais franchement la plupart du temps les plans des héros sont vachement alambiqués.

Du coup je me souviens plus trop pourquoi j’étais pas sûre d’aimer ce réalisateur, finalement…

Mais alors pourquoi est-ce que je vais invariablement regarder tous ses films ?

* Léger exemple : il y a 3 poussins sur une table, tu en veux que 2, tu fais quoi ? T’en poussin !! Lol de feu !!

Le Vertige de la Vie ne résiste pas à la pizza

Tu sais la plupart du temps on est tous pareils, on a notre petite vie, des rêves, des envies de voyage, on râle parce qu’il fait moche, on est pris d’une envie soudaine de pizza aux moules, on va au resto avec une copine et on se bidonne comme des chèvres parce qu’elle a dit « pilote de chatte » au lieu de « pilote de chasse ».

Un bel exemple de Cul-trôleurs.

Moi j’ai des projets, j’aime écrire, j’ai envie de progresser dans mon boulot, j’ai ma famille que je voudrais voir plus souvent avec mes petits-frères surdoués et mes petites sœurs pas plus bêtes. J’ai toute une liste de « trucs à faire avant de mourir » qui s’allonge chaque jour un peu plus, qui comprend entre autres :

–       Partir au boulot, puis finalement me casser et prendre un avion pour n’importe où

–       Ecrire un livre

–       Me planter devant mon boss dans le couloir et lui gueuler « YOU SHALL NOT PAAAASS »

–       Etre bilingue en anglais

–       Manger du bœuf de Kobé

–       Me faire une mèche bleue. Ou rouge j’sais pas encore trop.

–       Faire un check de poignet à mon Boss. …Ah non attend ça c’est déjà fait. Autant pour moi.

Bref des trucs à faire et des endroits à visiter, des projets, j’en ai à ras bord du colon aux trous de nez. Comme tout le monde.

Et puis parfois il arrive ce drôle de truc, tu sais ce machin où tu te rends compte que dans l’espace temps tu n’es finalement pas plus importante qu’une fiente de poulet anémié au fond d’une flaque d’huile sur le kilomètre 43 de l’autoroute A13.

Ta vie. Oui, je sais.

J’appelle ça le Vertige de la Vie. C’est assez étrange comme phénomène parce que ça frappe vraiment n’importe quand : tu manges une asperge et PAF Vertige de la Vie. Tu fais caca et PAF Vertige de la Vie.

Mais si, t’en as forcément eu déjà. C’est facile de toute façon, y en a de 2 types, pas plus, parrain.

–       Le Vertige de la Vie du Temps. Celui là il fout bien les boules, parce que c’est celui ou en plein milieu de ton yaourt au kiwi BIM tu te rends soudain compte que tu vieillis chaque année, que ça te rapproche inexorablement de la MORT, et qu’au final sur l’échelle du temps depuis toujours puissance jadis, t’auras duré moins longtemps qu’un pet d’acarien dans un pli de chaussette. Haha t’as les glandes hein.

–       Le Vertige de la Vie de l’Espace. Là c’est la même sauf que pendant ta choucroute de la mer SOUDAIN tu prends conscience que l’espace est INFINI ou en tout cas MEGA GRAND, et que des milliards de gens sur la planète sont en train de bouffer quelque chose, faire l’amour, râler, naître, crever, se poser du vernis de pied etc. Et qu’autour de ce merdier, ya une atmosphère putain de trop grande pour toi, mais qui représente à peine un micro bout du système solaire qui lui même est un poil de coude de la galaxie, qui au final est moins qu’une pâte alphabet dans une marmite de vermicelles.

Et voilà comment tu te rends compte d’un seul coup que tes sentiments, tes rêves, tes aventures, et même ta passion des cake pops, tout ça est vain et éphémère.

Enfin après quand même tu te rappelles que t’as vachement envie d’une pizza quatre fromages et CA c’est du concret.