Archives Mensuelles: avril 2013

Vis ta vie de couple avec mes conseils avisés

La vie de couple, c’est chouette.

Le lit est toujours chaud, le partage des corvées ça passe bien avec des bisous, on se voit tous les jours… et surtout on arrête de se trimballer un sac de culottes de rechange + celle de la veille sur le dos chaque jour que Jésus fait.

Mais dans le même temps, vu qu’on se voit justement matins, soirs et week-end, il faut activement éviter le double piège :

C’est grave chouette du cul ouais.

1)   Se voir trop

Parce que oui, la tentation est grande, lorsque dans un espace clos s’épanouit le doux tourment d’amour (comme dirait Francky Vincent), de s’en nourrir corps et âme et n’en plus ressortir. Enfin quand je dis « s’en nourrir », c’est évidemment du point de vue de la nourriture de l’esprit, parce que à moins que tu sois une des rares chanceuses à partager le logis avec le Top Chef, en général ça se finit en festival de pâtes, de steaks, de purée mousseline et de cellulite.

Ah, le petit déj est servi.

Et c’est là que c’est important d’avoir des mètres carrés d’avance dans le canap commun, histoire d’avoir un peu d’avance sur ses fesses. Parce que oui, on est vite confos dans la vie à deux toute neuve, quand on en est encore à ignorer les manies de l’un, de l’autre, avant de plus avoir envie de mettre le pif dehors. Et pendant ce temps, keskispass ? Ben les gens ils t’attendent pas, et quand tu reviens la moitié de tes copines sont enceintes jusqu’aux molaires. Du coup le jour ou t’en as marre de parler de qui c’est qui doit jeter le rouleau vide de PQ, ben t’as pas de planning de secours, et t’es marron.

2)   Se voir pas assez

Tu vas me dire mais comment on peut se voir pas assez alors qu’on vient de dire qu’on se voit tout le temps ? Ben JUSTEMENT, à force de te dire que tu peux faire ce qui te fredonne de ta journée de toute façon il sera là le soir, ben du coup tu passes ton temps à courir la bière et autre symbole de la vie sociale, à mater la tronche des dépressifs du métro (= tous les gens du métro), et après pas moyen de se voir plus que le temps de se dire bonne nuit. …Et de chercher ses boules Quies, objets de première nécessité en ce moment, en particulier quand on sait que depuis que les travaux relous de l’appart à côté sont terminés, les voisins pallient à notre trop bon quota de sommeil en baisant toutes les 2 heures. Comme ça ils nous pourrissent plus que le réveil, ils niquent aussi la nuit.

Sans elles, point de salut.

Mais BREF, mon manque de sommeil ne diminuant malheureusement pas leur besoin de consommation de muqueuses, je pense que mes nuits risquent de puer la misère.

Du coup mon conseil perso inspiré de tous les numéros de Marie-Claire pour bien vivre ton couple sans jamais te perdre dans les méandres de la fusion des âmes et du pénis, c’est simple ! Il suffit de ne jamais oublier que la force de ton amour n’égale pas toujours l’importance de ton individualité propre, et que chacun son jour pour sortir les poubelles, mayrde quoi.

Si tu n’es pas encore en connaissance de ton plein statut d’équilibre amoureux, c’est re-simple ! Répond aux questions suivantes :

–       Croises-tu ton Autre moins de 2 fois par jour ?

–       Te reste il moins de 60% de tes amis depuis que tu vis en couple ?

–       Manges-tu uniquement des pâtes à la sauce toute faite, des pizzas surgelées et des hot-dogs ?

–       Te grattes tu la culotte comme s’il y avait des couilles dedans par mimétisme ?

Si tu as répondu oui à une seule de ces questions, c’est que tu en tiens une sacrée épaisseur.

De rien.

Vivre la Magie hors de Poudlard, j’ai testé (et adoré)

Bon ça suffit la râlerie, parce que bon j’aime vachement ça mais à un moment faut aussi savoir se réjouir de la joie que la Vie mets au détour de votre porte. Hein, bon.
Par exemple, le week-end dernier j’ai fait un truc de malade trop de la boule. C’est marrant parce que quand je repense à mes anciennes sorties en famille, j’étais perpétuellement en train de ronchonner comme quoi les balades ça pue, la Nature ça fait chier, les cailloux c’est dur et l’eau ça mouille et tous les oiseaux volent dans le ciel, ce genre de trucs débiles que tu dis quand t’as 15 ans avec l’impression d’être grave une rebelle de la vie qui a tout compris à l’existence.

Les 2be3, ces rebellz

Mais le week-end dernier, forte de ma nouvelle maturité de l’adultisme galopant, j’ai accepté avec enthousiasme la proposition de sortie de ma mère et son mec, accompagnés de M. Akov, de Plout mon mini demi-frère de 3 ans et de Mère-Grand et Père-Grand. La destination : La Carrière d’Images. Cet endroit magique est un mélange bien chelou mais carrément ouf entre un musée, un cinéma et la Géode à la Cité des Sciences.

Mais quid de fuque me demanderas-tu, et nonobstant un certain trop plein de vulgarité tu seras globalement dans le vrai.

Eh ben imagine tout simplement que tu rentres dans un gigantesque château tout blanc grand comme 15 fois ton Papa.

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Il fait noir à l’intérieur, et soudain… Musique ! De la musique classique, of course, on est pas à la Féria ici, et de la musique mieux que sur le répondeur de l’Entreprise parce que bon on en a ras le boule de celle-ci. Et au moment même où tu commences à te demander si la personne à côté va plus longtemps tenter de danser la gigue sur tes pieds pour cause de non vision des alentours, au moment même où Plout le mini pouce se mets à se jeter contre les murs en hurlant de rire, BOUM, les projecteurs s’allument.

Et là c’est comme la Magie dans ta tête, le feu d’artifice du Louvre devant ta bouche ouverte. La lumière dessine d’abord des dizaines de nénuphars sur le sol, juste là sous tes pieds.

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Et puis progressivement, des tableaux apparaissent sur les murs. Ils bougent d’une paroi à l’autre, mêlés de scènes de films d’époque qui retracent le contexte. Soudain sur chaque mur s’allume une partie d’un tableau où l’on voit des gens danser, et l’un des couples se détache, et se met à se déplacer de mur en mur, comme en suivant la musique.

Un tableau apparaît sur un pan de mur, remplaçant les danseurs. C’est un bateau sur un lac, et l’eau ondule paresseusement en dessous.

Les minutes se succèdent, l’émerveillement gagne jusqu’aux plus jeunes. Même Plout cesse un instant de courir autour et dans les gens pour fixer les parois, puis il se met à rire et à tourner sur lui même, les bras écartés. L’image même du bonheur en couche culottes. Bien sûr c’est une expression, mon frère est propre voyons.

Pour te dire, il nous a même pris nos mains pour nous forcer à faire une ronde au milieu du bordel. Sans rire, je sais qu’on dirait un mélange de Love Actually et de 7 à la maison, mais on a vraiment fait une ronde, tous les 7 comme des ahuris sur le sol de toutes les couleurs.

Franchement si t’as l’occaz de passer par là bas en Provencie, vas-y ça pète grave.

Comme je suis toujours pas blogueuse mode, j’ai toujours pas d’appareil de prise de vue accorte, donc daysolay pour les photos cheums <3

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