Archives Mensuelles: mai 2013

Procrastiner c’est vachement mieux que glander

Je crois que l’expression « avoir les yeux plus gros que le bide » est tout à fait appropriée à mon humble cas.

Si tu as lu « bite » au lieu de « bide », bravo nous sommes au moins deux (car oui en me relisant je me renouvelle automatiquement).

Les yeux plus gros que l’estomac c’est simple, c’est quand tu crois que tu peux faire plein de trucs et qu’en fait trop pas. Et je suis pile poil dedans.

Je me rends compte que ne rien avoir en cours me désespère et me troue d’ennui comme si l’air lui même se figeait depuis l’intérieur de mes poumons et jusqu’à mon pauvre cerveau pour y engluer mon moral (pourtant de laiton). Du coup je m’invente un million de lubies et d’activités histoire de bien être à la bourre sur tous et me stresser la vie avec des trucs que j’étais même pas obligée de faire à la base.

Ca te semble complètement con ? Tu n’es pas le seul, ne t’inquiète pas ! Voici donc le Top 5 de mes lubies du moment pour occuper mes soirées pourtant déjà remplies de sociabilité et de séries à suivre avec M. Akov.

1)   La couture

Je crois qu’en termes de non corrélation avec mes capacités personnelles, on se place très haut avec ce hobby à la con. Ca a commencé de façon hyper normale, quand mon ours en peluche Kevin s’est trouvé en phase de décomposition avancée du tissu de sa salopette pour cause d’usage intensif depuis mes 3 ans. Et là je me suis sentie telle le Docteur sans Frontières de l’étoffe, en mode « COMMENT ?? Qu’est ce que j’apprends ?? Un ours en nubuck vieux de 20 ans se délite au fur de la couture ? Je ne peux laisser cela arriver et risquer le procès pour non assistance à objet inanimé, je monte au front. Passez moi le fil ». Le résultat on le connaît, le pauvre Kevin a maintenant la face québlo de guingois avec une culotte de cheval asymétrique.

Mais la saga n’est pas finie, car apprend cher Internautre que suite à cette formidable épopée couronnée de succès, j’ai trainé M. Akov au marché aux tissus St Pierre vers Montmartre pour en ramener des hectares de matière première. Bientôt devant tes yeux ébahis je te livrerai ma prochaine œuvre.

2)   La rédaction scientifique

Car oui, en sous main de mes airs nonchalants, figure toi que je suis une femme de science. Enfin bon disons que j’ai été à la fac dans des salles où des gens parlaient de trucs scientifiques à tout un tas de jeunes plus ou moins attentifs dans des amphis de 3 hectares cube. Et comme mon boulot actuel, bien que fort divertissant en matière de collègues fous et de chefs aléatoires, manquait un peu de travail de fond à nourriture cérébrale, j’ai pris la décision de tenter une collaboration avec une revue universitaire pour rédiger des machins de la Science. Alors de là à te dire que ce que j’ai pondu est potable j’irais pas jusque là, mais en tout cas j’ai bien mis des majuscules et des points à chaque extrémité de phrases.

Le truc relou c’est que du coup ça demande vraiment des heures de taf le dimanche aprem quoi. Ce qui peut poser question sur ma santé mentale, c’est que je suis contente d’avoir ce projet sous le coude, et en même temps j’ai pas tellement la motiv de me débloquer du temps pour le faire. Allô.

3)   Le dessin

EEEEEHH oui, tu pensas avoir fait le tour de mes dons artistiques au travers de mes envolées de prose sur ce blog ou de mes sublimes créations de tissu, mais excuse moi de te le dire tu es en pleine gourance. Car j’ai un autre atout sous le coude gauche : une fois armée d’une feuille et d’un crayon, je suis capable d’essayer de faire la tronche de quelqu’un. Alors pourquoi au crayon et pourquoi des gens me demanderas-tu ? Eh ben parce que la peinture, l’encre ou même les feutres c’est too much de logistique attends t’es fou si c’est pour avoir la moitié du temps pris par la préparation du matos, autant aller faire de la piscine. Et puis les gens c’est parce que dessiner des paysages je trouve ça chiant.

4)   L’écriture d’un roman

Pour l’instant j’en suis à peu près à la page 2. C’est hyper pénible en fait, parce que j’arrive pas à me décider si je vais refiler le pouvoir magique et l’aventure épique à mon perso, ou s’il va rester tranquille à faire la vie normale en mode incongrue. Sépa. Faire des choix c’est trop dur pour mes moments de détente.

5)   Mon blog

Bordel ça c’était un truc que j’avais méga envie de faire et ça m’a vachement fait du bien de poser toutes mes conneries par écrit. Bon après c’est vrai que je me suis rendue compte que j’avais aucune fiabilité en termes de régularité de la productivité (triple rime en té). Mais bon à un moment, ma théorie c’est que l’obligation tue le plaisir. Du coup parfois je me mets un coup de pied au boule pour écrire parce que je tombe en léthargie et que je sais que je vais regretter si je reprends pas, mais putain quand j’ai pas envie d’écrire pendant 3 semaines et ben c’est la vie, déjà que mon taf c’est tout réglé en délais, une fois rentrée à la maison fuque la montre.

Cela dit je t’aime d’amour.

Mais en fait au vu de ce navrant listng, je pense que ce que j’aime par dessus tout, c’est la procrastination. Et comme sans boulot, la procrastination devient juste de la glande, forcément je suis obligée de me créer de la To Do list.

Et quand je vois que M. Akov est content de juste enfiler son jogging et boire le maximum d’alcools différents en un week-end, je me dis que je suis quand même une sacrée tarée.