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1 an plus tard, welcome to Sri Lanka baby

Wow, wow, wow.

Une année d’absence déjà. A l’époque submergée par mes activités multiples, j’avais décidé de faire une pause dans la rédaction de ce blog, mais le temps qui me paraissait plus long que le nez d’Adam Brody s’est finalement révélé passer à la vitesse d’engloutissement d’un cheesecake par ma personne.

Qu’est-ce qu’il s’est passé depuis tout ce temps ? Oh presque rien. Un changement de boulot, des projets de rédaction plein la tête, une housse de coussin pour mon canapé (pour l’instant plutôt réussie, mais ne vendons pas la couenne du cheval avant de l’avoir monté : il me reste encore à poser ma première fermeture éclair dessus pour la fermer, donc le passage dans la rubrique DDIY n’est pas encore exclu), des vacances en Croatie sur un catamaran, en Hollande, en Martinique et au Sri Lanka.

Décidément, quelle vie de mayrde, ça donne envie de pleurer.

Hm ? Ah oui, le Sri Lanka. C’était ma première expédition en sac à dos, et ma première en Asie, alors c’est te dire le niveau d’anxiété pré vacances. Bon en réalité j’étais déjà techniquement allée en Asie, puisque notre voyage d’étude de dernière année nous avait menés 1 semaine à Hong Kong. Mais peut-on sérieusement considérer Hong Kong, mégalopole fourrée aux buildings vitrifiés et aux rues plus propres que ma cabine de douche comme une ville d’Asie, sous prétexte qu’elle est peuplée de chinois ? JE NE PENSE PAS.

La Chine et le New York chinois

Bref, ma première fois en Asie. Et ma première fois en sac à dos, car je ne compte que les moments où mon sac à dos était assez lourd pour faire basculer ma personne sur l’arrière train (ce qui pourrait correspondre à pas mal de mes années collège/lycée), ET où il a contenu au moins 3 culottes de rechange (pour le voyage qui nous intéresse en l’occurrence et dans la mesure où je suis partie 2 semaines, j’ai cependant pris la liberté d’en emmener un peu plus).

Alors le Sri Lanka, quoi où comment ? Et bien c’est une grosse île plantée dans l’océan Indien, ancienne Ceylan : tu vois l’Inde ? Tu vois le petit bout du sud de l’Inde ? Ben voilà, c’est juste en dessous. Tout juste sortie d’un tsunami ET de plusieurs années de guerre civile principalement motivées par (attention originalité) : la religion, puisque musulmans et bouddhistes y cohabitent, on constate donc que c’est globalement un pays qui jusque-là a eu singulièrement la chkoumoune. Voilà, c’était la fin de l’intermède culturel de ce blog. Faudrait quand même voir à ce que personne n’y vienne pour apprendre quelque chose, ça ferait mauvais genre.

ICI, LAAAAA ICI, LAAAAA

A quoi m’attendais-je en allant au Sri Lanka ?

  1. A bouffer épicé à en pleurer des larmes de sang (c’est moins réaliste mais plus poétique que de parler de l’état du transit intestinal)
  2. A voir des paysages de foufou
  3. A profiter d’un massage ayurvédique de qualité, spécialité du coin
  4. A prendre des bus pourris et marcher sur des routes défoncées
  5. A bronzer sur de belles plages encore à moitié sauvages
  6. A visiter des temples inspirants et grandioses

Passons tout de suite en revue ces différents points :

1. Bouffer épicé de la mort

Effectivement, j’ai eu des gouttes au nez pour cause de riz au curry qui pique pendant le voyage, mais je pense que ce qui a surtout pris cher, c’est mon taux de cholestérol. En effet, au-delà du curry, le Sri Lankais kiffe tout ce qui ressemble à un truc frit. Riz frit, rötti (sorte de pain plat) frit, légumes frit, œufs frits, riz frit aux légumes frits, riz frit au poulet frit et légumes frits, et même du rötti frit avec du riz frit, du poulet frit et des légumes frits (ça s’appelle un khottu), bref tu as compris le truc.

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Le Khottu, Mesdames et Messieurs. Gras et bon.

A noter qu’il ne faudra pas t’attendre, si tu vas au Sri Lanka, à avoir tes plats dans l’heure. Nul ne sait si le serveur Sri Lankais est sur un autre fuseau horaire ou s’il est en compétition avec le serveur parisien, mais il réussit à être à la fois désagréable et inefficace. Perso, j’ai déjà attendu 1h30 pour des spaghettis au ketchup, et il n’est pas rare de poireauter une bonne demi heure pour avoir une bouteille d’eau, alors qu’il fait mille degrés et que tu la voiiiis, elle est LA, JUSTE LAAA DANS LE FRIGO TRANSPARENT A 1 METRE PUTAIIIN.

Bref.

Heureusement qu’en plus de bouffer on a aussi fait un peu de sport, sinon on aurait été obligées de réserver 2 places chacune dans l’avion du retour. Ah oui, « nous » c’est Kékette, Zozo et moi (qui les ai rejointes après qu’elles aient déjà passé 1 semaine sur place) : cette année c’était voyage filles, tandis que M. Akov restait en terre parisienne, histoire de méditer sur le caractère précieux et irremplaçable de ma présence au quotidien.

2. Les paysages de foufou

Ça en termes de paysages on a bien été servies : des montagnes recouvertes de verdoyantes plantations de thé jusqu’aux plages superbes en passant par des plaines séchées par le soleil, pour le coup on est vraiment dans le modèle de TropbeauLand (le pays du Trop Beau en français) (oui je suis bilingue).

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D’autant plus beau que parfois on l’avait méga mérité. Je prends pour exemple la rando d’Ella Rock, décrite dans les guides comme « de difficulté moyenne », précisant qu’il « valait mieux prendre un guide, car le chemin n’est pas toujours facile à trouver ». C’est donc tout naturellement qu’armées de notre sens de l’orientation en carton et de l’orteil cassé de Kékette (car elle s’était faite fort à propos piétiner par une pote entalonnée avant le départ) (puis à nouveau par ma personne environ 10 minutes après mon arrivée), nous sommes parties TOTALEMENT ACAPELLA, sans guide, sans GPS et sans chien pisteur. Et ce qui devait arriver arriva. Ou plutôt on a failli ne pas arriver, vu qu’on s’est paumées comme des connasses. Heureusement, nous fîmes la rencontre en chemin de 2 étudiants allemands en trip de vacances scolaires (aaah, le doux temps où j’avais 3 mois de vacances…), ce qui nous permit de nous paumer à 5 plutôt qu’à 3. Dans l’ensemble c’est quand même plus rassurant.

On faisait tellement pitié aux locaux, à nous voir tourner en rond comme un pauvre étudiant aux guichets du CROUS, que l’un d’entre eux, un petit vieux méga vif, nous a même accompagnés le temps de nous faire rejoindre le chemin. Au passage, il a cru drôle de nous désigner un vieux caillou d’un air désinvolte en l’appelant « cobra’s home ». Or, Zozo étant phobique des serpents (et des micro pénis, mais ça c’est une autre histoire), ç’a été toute une histoire avant qu’elle cesse de pleurer, trembler, crier qu’elle voulait rentrer, et menacer le vieux bonhomme de lui casser sa grosse gueule de con (je cite). Finalement armée d’un bâton, autant pour le vieux au cas où il récidiverait que pour les éventuels serpents (« On sait jamais ! »), Zozo accepta de reprendre la route.

Ce qu’il faut savoir à propos de ma personne, c’est que je suis une très grande sportive. En effet, je fais 1m74, ce qui est grand, et en termes de sport, et bien euh. Ha. Et ben je fais plein de choses, commeuuh.. Et ben par exemple… Hm. Ben non en fait j’en fais pas. Ceci explique la suite des événements, que l’on pourrait qualifier de ridicules. Alors je tiens quand même à préciser en préambule qu’il faisait ultra chaud et qu’on suait comme des camemberts laissés en plein soleil sur la banquette arrière à Marrakech en plein mois d’août = on ressemblait à des grosses flaques en short. Autre précision, toute la balade était en pente, puisque le principe du truc était de monter au SOMMET d’une montagnette (c’est une petite montagne) (mais si), mais les 20 dernières minutes étaient tellement pentues qu’on en était presqu’à devoir s’encorder (ok j’exagère très légèrement). Décidée à y arriver mais à mon rythme, j’avançais à la vitesse d’un téléchargement sur eMule en 2003 (= pas vite), me cramponnant à tout arbre se dressant sur mon chemin avant de m’essuyer le front avec la même main, ce qui me donna rapidement un superbe look terreux qui n’était pas sans rappeler une belle flaque de gadoue. Kékette profitait de mon allure d’escargot nain pour ménager son orteil cassé, pas vraiment à son aise dans sa basket, et Zozo tâtait bien le terrain avec son bâton, tandis que les allemands avaient décidé qu’ils préféraient nous attendre au sommet que contempler une telle débandade en avant. Et puis soudain, une sensation atroce de poids sur la poitrine, comme si un de mes poumons s’était barré en faisant un gros fuck, tandis que l’autre aurait décidé de diminuer de taille de moitié. Bref, crise d’asthme. Sauf que je suis pas asthmatique.

FLASHBACK

J’ai environ 11 ans, et j’ai régulièrement du mal à retrouver mon souffle en athlétisme à l’école. Inquiète et pensant bien sûr à l’asthme, ma mère m’emmène chez le docteur. Ce dernier me fait courir un moment sur un tapis, attends que je souffle comme une semi trépanée, m’écoute un moment au stéthoscope, puis se marre. OUI, il se MARRE.

  • Qu’est-ce qu’il se passe, Docteur ? Demande ma mère, inquiète.
  • AH ! Répond le Docteur, votre fille ne fait pas d’asthme, juste des crises d’essoufflement !
  • Et qu’est-ce que ça signifie ? s’enquiert ma mère.
  • Et bien qu’il faut faire plus de sport, jeune fille ! (rires)

Merci la médecine, 23 euros et au revoir !

FIN DU FLASHBACK

Bien bien bien, donc en fait ces crises ne s’étaient encore jamais remanifestées, mais apparemment je ne suis toujours pas devenu une athlète (au cas où j’en douterais). Pour rassurer mes copines, je les informai entre deux inspirations sifflantes que c’était rien, que ça allait revenir, pendant que Zozo me filait une lingette pour que je nettoie ma tronche boueuse et que Kékette me donnait la bouteille d’eau pour me requinquer, tout en hurlant « ABANDONNE PAS, FAUT QUE T’ARRIVES AU BOUT, TU VAS LE REGRETTER TOUTE TA VIE SI TU ABANDONNES MAINTENANT !! ». Je voulais lui dire que j’avais certainement pas piétiné toute la matinée sur des cailloux en pleine fournaise et ce au péril de ma couenne pour abandonner à 10 minutes de l’objectif, mais bon finalement j’ai préféré me concentrer sur la récupération de mon double volume pulmonaire.

Et une fois en haut, les amis !! EN HAUT, c’était BEAU !! AH ça valait le coup, les fausses routes, les faux serpents, et les fausses crises d’asthme.

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Un autre truc beau en passant, c’était le train pour aller à Ella : à flanc de montagnes, assises dans la porte avec les jambes ballantes, CA c’était TOP.

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 3. Profiter d’un massage ayurvédique de qualité, spécialité du coin

Hahaha, que tu es loin de la vérité.

En effet, suite à notre rando de l’extrême (qui s’est en plus terminée sous une pluie torrentielle), nous avions besoin de réconfort. C’est là que nous nous sommes tournées vers la compétence historique du coin : le massage ayurvédique. Ne me demande pas ce que ça veut dire, en ce qui me concerne je risque de donner des adjectifs peu reluisants pour le qualifier. Que je te raconte.

Après avoir négocié un tarif à la baisse (Jésus qu’on a bien fait), le petit homme qui tenait la caisse nous invite à nous diriger vers le fond, nous informant que nous aurons 2 masseuses et 1 masseur. Zozo se dévoue et prend le masseur homme, tandis qu’avec Kékette nous entrons dans une petite pièce sombre, délimitée par des pans de tissu et meublée d’une étagère et de deux tables de massage. Les nanas commencent par nous demander de nous mettre en culotte, puis nous font asseoir sur des petits tabourets pour un massage de crâne. Tu sais, j’adore les massages de crâne. J’en réclame souvent au pauvre M. Akov, d’ailleurs, qui se sent obligé de s’exécuter 17 secondes avant que son esprit ne soit absorbé par autre chose, généralement la télé, et qu’en conséquence sa main se fige comme mon aspirateur automatique quand il n’a plus de batterie. RAH.

Bref, les massages de crâne, j’adore ça. Mais là quand la meuf a commencé à m’enfoncer les ongles dans le cuir chevelu et à frotter comme pour décoller un vieux résidu de purée d’une casserole séchée, le tout arrosé d’une huile qui ressemblait singulièrement à de la vieille arachide périmée, j’avoue que j’ai un peu révisé mon enthousiasme originel. Avec Kékette, qui subissait le même traitement simultanément, nous nous sommes regardées juste après. On ressemblait à deux boulettes de poil gras avec des meufs collées en dessous.

Deuxième étape : les masseuses nous ont fait signe de nous allonger sur les tables. J’avoue que ç’aurait été plus agréable si lesdites tables n’avaient pas été graisseuses, encore toutes enduites de l’huile dégueu du précédent client. Dégoûtée, je me suis allongée, toujours en culotte, les cheveux dans le même état que mes écouteurs après 5 minutes passées au fond de mon sac, le gras en plus, attendant la suite avec une certaine appréhension. J’avoue ne pas avoir été déçue. Devant, derrière, l’intégralité de mon corps est passé à la moulinette selon un schéma assez précis : d’abord pétrir le membre en frottant rapidement et fort, comme pour allumer un feu avec mon gras, puis le découper du tranchant de la main, et enfin BAM une bonne grosse tape, comme un point final (« ça, c’est fait, passons au prochain morceau »). Le tout évidemment avec l’huile qui pue. Mais je pense que le meilleur moment reste lorsqu’elle s’est mise à me pétrir les seins allègrement et sans faire aucune différence vis-à-vis de mes autres membres. Visiblement, la poitrine n’est pas considérée comme une zone intime au Sri Lanka. Grosse gène, cependant relativisée par la pensée que Zozo subissait la même chose dans la pièce à côté, de la part d’un homme. Selon ses propres dires, elle a un moment flippé de ne sentir plus qu’une seule main sur elle (« Mais qu’est-ce qu’il fait avec l’autre ?? »), jusqu’à ce qu’elle tourne la tête et constate que l’homme envoyait des sms. Bravo le veau, joli professionnalisme.

Pour ne rien gâcher, il se trouve que Kékette est extrêmement chatouilleuse, ce qui fait d’elle la plus redoutée de toutes les clientes dans les salons de massage du globe. Pourtant on ne pouvait pas dire que le toucher de nos masseuses était délicat, mais malgré ça elle pouffait tout du long, que la meuf lui tape le ventre, la cuisse ou le coude. Sérieusement, on sentait le désespoir de la masseuse qui essayait vainement de la toucher sans déclencher des pouffements hystériques (oui, on a bien rigolé).

A la fin, elles nous ont frottées sans conviction à l’aide de 2 serviettes crasseuses, probablement avec l’idée de nous enlever le surplus d’huile. Perso, même après avoir redemandé la serviette pour m’essuyer moi-même, j’étais toujours à rouler dans la panure.

C’est donc ainsi que nous sommes sorties de notre premier (et dernier) massage ayurvédique, marchant en canard et les bras tendus dans l’espoir de ne pas toucher nos vêtements, la face luisante et le cheveu gras collé au front.

4. Prendre des bus pourris et marcher sur des routes défoncées

Alors effectivement les bus étaient pourris et les routes défoncées, mais OSEF (= on s’en fout en langage de jeune des années 2010), vu qu’en grosses bourgeoises d’occidentales, on avait un chauffeur. Et ouais. 35 US $ la journée pour un gain de temps inestimable. Bon par contre le nôtre était sympa mais il nous amenait que dans des machins en forme de pièges à touristes, du coup on a vite arrêté de lui laisser la bride sur le coup, au risque de voir plus de chinois que de Sri Lankais dans tout notre séjour. Ce qui a de toute façon été pas loin de la vérité, puisqu’au vu du nombre de touristes chinois en goguette au Sri Lanka, et sachant le nombre qu’ils sont à Paris, je pense qu’en ce moment il ne reste que la muraille et les pandas pour garder la baraque.

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Sur cette image : à gauche des moines bouddhistes, à droite des mariés chinois qui font leur album photo. Choc des cultures represent.

Et bien sûr, même à 40 degrés ils sont recouverts intégralement, manches longues, masque de chirurgien, lunettes de soleil extra larges et casquettes munies d’oreilles de Dingo, le tout planqué derrière un appareil photo si long qu’il n’a à peu près pas besoin de zoom pour prendre un gros plan d’un caillou à 3 mètres. Et le tout, toujours en groupes d’au moins 10 personnes bien sûr. Une autre culture, donc.

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Spécimen de touriste chinois par 40 degrés.

Cela dit en termes de nuisance sonore et spatiale (notamment inhérente à leur nombre), les touristes chinois n’ont rien à envier aux indiens dans leur milieu naturel et dont j’ai fait l’expérience en escale à Delhi. Pour te dire, j’ai bien failli être piétinée par une dizaine de mamies à l’ouverture de la porte dans la salle d’embarquement (que j’ai laissées me doubler, le souvenir de Mufasa écrabouillé par le troupeau de gnou restant vivace dans ma mémoire), puis me faire réduire la face en pulpe lorsqu’elles sont passées et repassées dans les allées de l’avion, de front avec leurs gros sacs qui m’auraient décollée une oreille si je ne les avais pas évités depuis ma place couloir. Tout ça pour finir à côté d’un petit indien particulièrement laid, et dont les oreilles étaient ornées d’une luxuriante fourrure naturelle sur tout le pourtour des pavillons. Vraiment, je suis pour l’acceptation de soi même avec nos défauts et sans complexes tout ça, mais j’avoue que l’amour de mon prochain et mes idéaux de tolérance ont fait un pas en arrière le temps de ce voyage.

Mais j’ai la vague impression que je digresse.

5. Bronzer sur de belles plages encore à moitié sauvages

Ah oui, pour ça à Arugam Bay y en a des belles plages ! Cocotiers, sable fin, eau chaude… La seule chose de sauvage, par contre, ce sont les chiens errants, omniprésents dans le pays. L’un d’entre eux nous a tellement kiffées qu’il a même fait une grosse diarrhée sur la plage, à deux pas de Kékette. A part ça, Arugam Bay est ce qu’on pourrait appeler une ville de touristes, les seuls locaux présents étant ceux qui tiennent les boutiques/restaurants/bars à touristes. Mais attention, pas n’importe quels touristes ! Principalement de surfeurs/surfeuses, puisqu’Arugam Bay est un spot de surf pour débutants et milieux de gamme (je sais pas quel est le terme, enfin vous m’avez comprise). Ceci résulte dans la présence majoritaire de gens beaux, mecs gaulés et surtout meufs ultra bonnes, au milieu desquels nous faisions figure de réclame pour le salon de l’agriculture. Mais bon, comme nous ne faisions qu’étaler notre lard au soleil et mater le chaland, au final ça ne nous a pas trop porté préjudice. Surtout pas à Zozo, qui a semblé singulièrement plaire à un des deux allemands, que nous avions retrouvés, du doux nom de Robert, et qui, comme son nom ne l’indique pas, était plutôt canon.

Résumé de ces 3 jours à la plage :

MATIN : AAaaah, aujourd’hui on se bouge la couenne, on fait du BODYBOARD.

APREM : Hm. Ouais ouais ouais. OU ALORS, je me baigne parce que j’ai chaud, ensuite je sèche, et après on voit ok ? Ouais ouais ouais.

SOIR : PARTY TIME dans un des douze mille bars d’Arugam Bay, tous donnant sur la plage.

Et le lendemain, rebelote.

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Ah ça on a bien profité des soirées : Zozo a fait du Hula Hoop via un cerceau qu’une touriste monomaniaque avait ramené en avion, Kékette s’est endormie sur son bras à 4h du mat sur un transat près d’un feu de camp géant (avant de se réveiller en panique en pensant qu’elle avait tourné manchote), et j’ai servi d’intermédiaire à un hollandais qui avait un ami qui voulait savoir s’il plaisait à Zozo (apparemment en Hollande on drague comme chez nous en 6ème). Je portais tout de même le message à Zozo, qui me répondit « Pas maintenant, c’est ma chanson préférée ! » (c’était « Nosa Nosa » de Michel Telo) (oui, mes copines ont du goût).

6. Visiter des temples inspirants et grandioses

Alors oui, on en a visité, des temples : des actuellement utilisés, des en ruine, beaucoup de lieux très beaux avec de magnifiques sculptures de Bouddha dedans.

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Notamment, nous avons visité à Kandy (ville ne contenant pas particulièrement de bonbons) le fameux Temple de la Dent (de Bouddha, c’est sous-entendu) (personne n’aurait fait un temple pour la dent de ton papi ou de François Bayrou). C’était un immense Temple, composé de plusieurs bâtiments, sur plusieurs étages, tous décorés.

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Le Temple de la Dent sous vos yeux ébahis.

Selon les guides Lonely Planet et Le Routard, compagnons de route de Zozo et Kékette, la fameuse dent était si précieuse qu’elle était gardée dans un endroit secret, et c’était donc une copie qui se trouvait à l’étage du temple qui lui était dédié. Cependant, toujours selon le Lonely, la Dent aurait été trop grosse pour être humaine, et ressemblerait singulièrement à une dent de zébu… Le reliquaire pyramidal doré qui la contenait, d’à peu près la taille d’un saladier, n’était visible que depuis l’embrasure d’une porte, devant laquelle nous fîmes près d’1h30 de queue pour passer, mélangées avec moitié des touristes, moitié des locaux tenant au creux de leurs mains des fleurs, principalement de lotus, à déposer en offrande. Sur le plan des queues, les Sri Lankais ont un peu pris à leurs voisins indiens, si bien que nous nous sommes fait joyeusement pousser dans le dos à mesure que la queue avançait.

CONCLUSION DE L’AFFAIRE : Après plus d’1h de queue, j’ai donc eu à peine 1.03 seconde pour distinguer un reliquaire contenant une fausse dent de zébu avant de me faire dégager par une version locale du pogo, pratiquée par la mamie derrière moi.

Quelle belle façon de passer le temps.

Heureusement, le reste du Temple et la ferveur des gens qui y priaient ont largement rattrapé ces considérations impies.

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Une des salles du Temple de la Dent de Bouddha.

BREF, un voyage de OUF =)

Quelques morceaux choisis :

Zozo : mais trépasser ça veut bien dire trembler ?

Kékette : ben non ça veut dire mourir.

Zozo : Ah ouais merde

Zozo : c’est dangereux en anglais de dire « beach », ça peut être mal pris.

Moi : c’est vrai. T’es vraiment une grosse plage, d’ailleurs.

Kékette (qui s’est cognée) : Putain de bordel de bite !!

Kékette : … Ce serait marrant qu’il existe vraiment un bordel de bites, non ? 

Moi : « Bonjour, j’en voudrais une bien épaisse, s’il vous plait »

Un serveur, qui revient sans notre monnaie : It’s Okay, you can go now.

Nous : ..?

Le serveur : We need it. You don’t need it.

J’éclate de rire. Excellent, le coup du serveur qui garde la monnaie d’autorité (et qu’on lui aurait effectivement laissée, cela dit).

Zozo parlant aux allemands en anglais : « So that was the… hem… Putain comment on dit… BRWEF.

Kékette, tentant d’expliquer aux allemands pourquoi on se marrait : « Bref » is like « so » in English.

Moi : in French, not in English.

Kékette : Ah ouais merde… BRWEF, quoi.

Le « Bref » dit avec l’accent anglais resta le leitmotiv de nos vacances.

Ca et le riz au curry <3

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Le fameux rocher de Sigirya.

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Un crocodile !!

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Passion Tuk Tuk !

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Zozo et Kékette au sommet des remparts de Galle.

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Un arbre rigolo qui a l’air de se prélasser au bord de l’eau <3