Les neurones aussi ont une racine
Bilan du week-end : cette semaine fut fort chargée en paranormal.
Oui Internautre, je passai récemment les portes de la Vie Normale pour atterrir directement en pays du N’importe Quoi.
Pour commencer, mon ostéo m’a diagnostiqué une tendinite du moyen fessier. OUI tu as bien lu, j’ai une tendinite du cul. Je te dirais bien que je me suis fait ça lors d’une course poursuite avec la mafia en duo avec James Bond, ou bien que j’ai tenté l’ascension de l’Himalaya, mais en vérité il se trouve que j’ai marché en pente montante avec un peu trop d’enthousiasme. Fail.

Les tutos de Paulie : Comment se faire une tendinite de coude.
En deuxième point, je me suis quand même débrouillée pour avoir une ampoule de plante de pieds, non mais allô ouate the fuck ??
Bref, c’est munie de ma tendinite de cul, de mon ampoule plantaire et de mes poils de fille que je me rendis en institut d’épilation, sans avoir connaissance du fait que l’expérience que j’allais y vivre, outre a douleur d’arrachage pileux, allait me filer le trauma forever. Je te livre le dialogue avec Cerbère l’esthéticienne, qui avait visiblement des soucis à la fois de contracture des zygomatiques, car elle ne parlait guère qu’en aboyant avec l’air excédé, et d’autre part des problèmes de perception oculaire au vu de la couleur écarlate de ses joues pour cause de gros tas de blush. La pauvre femme ressemblait ni plus ni moins à un clafoutis qui tire la gueule.
ELLE : Ou vous habitez si c’est pas indiscret ?
MOI : A Courbevoie.
ELLE : Et vous avez déjà tenté le palper rouler ?
MOI : (me demandant quel était le rapport avec Courbevoie) C’est une technique de massage non ?
ELLE (en m’empoignant le gras de cuisses) : C’est une technique de cure d’amincissement quoi, ça enlève la cellulite et le gras que vous avez là par exemple. Pourquoi vous voulez pas en faire ?
MOI (complètement vexée qu’elle me traite de grosse molle du cuissot) : Parce que je n’en ai ni le temps, ni l’argent ni l’envie, bref ça m’intéresse pas du tout votre truc.
ELLE (l’air méga surprise) : AH mais nan mais je dis pas ça du tout pour vous la vendre hein alors là vraiment pas moi je m’en fous, c’est juste que parfois ya des femmes qui sont déçues parce que la première fois elles l’ont fait avec une machine et avec la machine ça marche moins bien qu’avec les mains, moi je fais avec les mains et le toucher c’est vachement plus important, avec les machines on reprend le double du poids d’avant alors qu’avec les mains, on reprend 40% mais pas le double, ni le triple, ni le quadriple.
MOI (riant intérieurement du “quadriple”) : Ah bon ya des machines pour ça ?
ELLE : Ah non ya pas de machine c’est un truc à faire avec les mains, mais yen a qui font avec des appareils.
N’ayant pas le courage de lui demander quelle différence elle fait entre une machine et un appareil, je me la fermais et ne repris la parole que la poignée de secondes plus tard pour lui demander d’attendre le mini moment que je remette ma culotte avant qu’elle ne passe aux jambes.
ELLE (l’air d’avoir découvert son frère coucher avec sa mamie tellement ma sortie l’avait choquée) : Bah, pourquoi vous voulez remettre la culotte ??
MOI (commençant à sentir mon pouillème de dose de patience quotidienne s’effriter en emportant le quota du lendemain avec) : Parce que j’ai pas envie de rester 20 minutes le cul à l’air, voilà pourquoi.
ELLE : Ah… Nan parce que vous savez moi c’est pas avec ce que je vois toute la journée que ça va me traumatiser hein.
MOI : Je ne vois pas en quoi ce que j’ai dit vous concerne, je suis juste pas à l’aise de rester à poil pendant le lustre. Vous j’imagine que quand vous allez chez le gynéco vous vous foutez pas à poil en rentrant dans le cabinet jusqu’à la fin de la consultation non ? Ben c’est pareil.
ELLE : AH nan mais le gynéco je suis pareille que vous hein surtout que je le vois beaucoup en ce moment…
Ooooooohhh non pitié ne me raconte pas tes histoires de muqueuses, ne me raconte pas tes histoires de muq…
ELLE : Ouais parce qu’avec mes kystes… Enfin il m’a expliqué un truc que j’avais rien sur les images ni au palper mais bon moi j’ai mal alors j’ai rien compris. Et puis moi je le sens bien que j’ai mal, à chaque fois que j’ovule j’ai les ovaires qui font mal, comme si je sentais l’ovule s’arracher vous voyez.
Je veux mouriiiiiiiiir je ne veux pas connaître tes histoires de palper d’ovuuuuules on ne se connaît paaaaaaaas
ELLE : En plus normalement c’est les filles qui ont la ménopause qui ont ça normalement, donc pas une comme moi qui a la vingtaine. Et sinon vous faites quoi comme métier ? Parce que moi je trouve que quand on regarde aujourd’hui c’est scandaleux que les gens soient les cobayes des entreprises de médicament. Moi par exemple j’aime pas être un cobaye.
Le saut du coq à l’âne c’est encore trop facile pour elle. Non elle elle a carrément level up du saut de l’acarien au Géant Vert.
MOI : Ah bon vous avez participé à une étude pharmaceutique ?
ELLE : Bah non ! Mais franchement c’est un scandale que c’est les malades qui sont des cobayes, alors que si on attendait 30 ans ben on saurait quand le médicament marche pas.
MOI : Vous voulez dire les malades qui sont SOIGNES par les médicaments ? Parce que si on attendait 30 ans, on aurait un peu plus tendance à mourir à force de prendre des vieux médicaments moins efficaces.
ELLE : Ben vous m’enlèverez pas de la tête qu’autrefois c’était quand même mieux, yavait plus de travail et puis au niveau de l’éducation c’était autre chose, les gens étaient plus chaleureux et puis faut voir le taux de délinquance aujourd’hui hein.
Mais quel RAPPOOOOOOOORT BORDAYL SAUVEZ MOIIIIIIIII
A ce moment j’aimerais partir en courant, mais mes mollets étaient à demi épilés et ça ferait quand même mauvais effet.
MOI : …Je ne vous suis pas. (Tu m’étonne Brandon) (Au point où on en est il serait sans doute plus constructif que je lui réponde en faisant des prouts avec mes aisselles)
ELLE : Ah non mais moi quand je parle aux autres j’ai l’impression d’être sur une autre planète des fois, les gens y me disent que je me projette trop en avant, vous voyez comme par exemple des fois je pense trop au futur mais pas à l’avenir.
MOI (consternée) : …Je ne comprends pas. (QUELLE EST LA DIFFERENCE ENTRE LE FUTUR ET L’AVENIR ESPECE DE TRUIE MAL BRANLEE)
ELLE : Ben par exemple je pense plus loin comme au passé, et pas assez au futur proche, enfin surtout le futur lointain quoi. Par exemple pour l’épilation au laser je me pose la question. Parce qu’aujourd’hui les femmes elles font ça 10 ans plus tard ça va encore, mais 50 ans plus tard ?
MOI : Oui enfin dans 50 ans à priori vous en aurez plus besoin hein.
ELLE (rictus de rire vague) : Haha ben ouais on verra dans 50 ans haha enfin si on garde les mêmes numéros qu’on est toujours en contact hein.
QUEL CONTACT ?? Ca n’a aucun seeeeeeeeeens HELP.
…
Je ne sais même pas quoi dire tellement cet échange dépasse l’entendement. Il dépasse même globalement tout ce qui a jamais été entendu de mémoire de réincarnation de tympan. Cette greluche est tellement stupide qu’on se demande même par quel miracle elle met sa bande de cire du bon côté. Ses neurones ont probablement été arrachés avec une bande mal placée, les miens sont grillés, ma foi en l’humanité est morte, mon Dieu quand je pense qu’elle a le droit de vote j’en verserais presque une larme.
Internautre, pitié sauve moi, dis quelque chose d’intelligent.
Le Poker sans moule, c’est quand même un tiramisu au chocolat
Gotferdom puissance mes aïeux, tous mes pardons Internautre. J’étais toute la semaine dans l’accueil joyeux de l’amitié en visite depuis la belle province, aromatisé rêves pourris à base de cannibales et de jambes en coton qui courent pas bien et puis j’ai eu la gestion du temps défaillante bon et finalement hop hop hop à force de laisser passer le jour sans poster, me voilà en post-semaine de non postage. Je suis si confuse que j’en nage le crawl dans la mare de la confusion. Et comme chacun sait, le crawl est pour moi une terrible épreuve, puisque je fais partie de ces êtres éprouvant la difficulté maximum à coordonner ma prise d’oxygène avec ma sortie de tête de l’eau. Ce qui est vaguement gênant et entraîne régulièrement un avalage de tasse, voire de litron d’eau plus ou moins chlorée selon si le gamin devant a fait pipi dernièrement.

Le crawl sans effort
Tout ça pour te dire que crawl, cannibales, coton, belle province, bon ben voilà : confusion. Mais attention j’ai pas non plus fait du que dalle ou du recomptage de doigts d’orteils depuis la semaine, hein, j’ai fait moult choses instructives. Tu vois ya un truc qui me turlupine dans les coins, c’est pourquoi ya des choses que tu détestes mais que tu fais pas mal, genre la vaisselle, et des trucs que tu aimes d’amour mais dans lesquels tu te révèles une vraie merde velue. Par exemple la conduite (un jour je te raconterai mon échec au permis et mes heures de conduite multiples de 60). Ou aussi le poker. Oui parce qu’hier j’ai tenté le jeu de cartes hasardeux pour la troisième fois depuis mon avènement. Les deux premières fois, je ne te cache pas que le total de mes gains s’élevait approximativement à un total de walloo = zéro euro. L’avantage de cette somme, c’est qu’elle est somme toute facilement convertible en n’importe quelle devise chère à ton cœur, eh oui c’est ça la positive attitude, gros. L’inconvénient, c’est que dans l’ensemble tu es relativement proche de la pauvreté et je dirais même que l’acre fumet de la banqueroute t’environne. Comme il se trouve que je suis présentement dans un marasme économique anthracite, c’est-à-dire quasi noir, bon cette fois je me suis dit que pas question, je vais gagner du pognon.
Et là, bonne nouvelle : j’ai gagné 3 fois des jetons \o/ Et que le fait que je les ai tous perdus dans la poignée de minutes qui suivait ne t’empêche pas de me féliciter, hein. Parce que quand même mouillure de chemise réclame gloire et fan club. De toute façon le poker c’est con parce que c’est quand même vachement corrélé avec si t’as de la chatte ou point. Personnellement et même si je suis munie de cette dernière sur le point de vue anatomico-physiologique, sur le plan chanceux, je suis pas tout à fait au stade du postérieur bordé de tagliatelles. Mais tu vas me dire que t’es conne ma pov Paulie, au poker si t’as pas de chatte tu bluffes, un point c’est tout et si t’es pas contente t’as qu’à jouer à la crapette avec les autres relous. Certes, surtout que je sais pas mélanger en faisant du frchhhht avec les cartes. Mais si tu sais le frchhhht, quand tu sépares le paquet en deux et que tu fais du double feuilletage de paquet pour les mélanger. Bon ben si tu sais pas faire ça au poker déjà t’as l’air d’une bite. Ce qui maintenant que j’y songe fait de moi une bite qui a pas de chatte.
Tout ça pour dire qu’au bluffing je suis pas aidée, vu que je suis incapable de la moindre menture sur le plan aplomb. Ce qui signifie concrètement que ma plus grosse feinte pourrait sans doute se résumer à « Oulalalalalaaaah qu’est ce que je suis contente de mes cartes, tiens je vais même faire un grand sourire et souffler du nez ». Alors qu’en vrai j’ai un 2 et un 8. Et je sais pas si c’est à cause de mes non talents d’actrice ou du reflet dans mes lunettes mais personne n’y croit. Résultat, je me fais plumer par celui qui bluffe au 3 et 8, ou par celui qui a de la moule.
Dans l’ensemble, je suis plutôt au top du mauvais.
Et pourtant, par un phénomène inexpliqué, j’aime ce jeu parce qu’à chaque tour je suis impatiente de voir si cette fois je vais avoir la paire d’as ou si au moins je vais réussir à pas croire que j’ai une paire de dames alors qu’en fait j’ai un valet et une dame. Pour ma défense, parfois les valets ressemblent vachement à des autochtones du Marais et du coup je confonds à cause de leur féminité trop exacerbée.
Enfin au final j’ai quasi toujours que des mains qui puent le pourri, il faut dire les choses telles qu’elles sont.
Mais la carte a ses raisons que la toison ignore, aussi ai-je développé pour ce jeu un goût de tiramisu au chocolat = j’aime moult.
La chaîne des questions de la vie.
Donc me voilà à faire écho à ma première chaîne de blog, suite au tag de TruUffe. Les règles sont simplissimos et mises en gras :
Poster les règles (OK ça c’est fait)
Ecrire 11 choses sur soi et sur son blog
1- FRIENDS est ma religion. En plus c’est moins risqué de nos jours que d’être musulman (vive la Fraaaance).
2- Quand j’étais petite, je voulais faire Testeuse de Hamacs. Mais les débouchés étaient restreints, parait-il, aussi ma vocation a-t-elle été tuée avant même l’œuf.
3- A la base je pensais trouver une « ligne éditoriale » pour ce blog, mais il m’est ensuite apparu que rien que cette expression muait le projet entier en une vieille tumeur d’ennui. Du coup, telle Dieu je l’ai fait à mon image : du N’importe Quoi.
4- Et comme je viens de Montpellier, c’est cohérent avec ma mascotte locale Rémi Gaillard : C’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui.
5- Je connais le générique du Big Bang Theory par cœur. J’ai mis une saison entière à l’apprendre alors maintenant je me la pète gravos.
6- Je suis du genre monomaniaque de la bouffe. Je peux manger un truc en boucle pendant des jours à des mois d’affilée jusqu’à ce que du jour au lendemain mon cerveau m’informe qu’une bouchée de plus entrainera la fonte de mon appareil gustatif.
7- J’aime le bœuf cru. BEAUCOUP.
8- Je suis si dépensière que je suis persuadée que mes sous sont frappés de la maladie de l’évaporation. C’est juste qu’au lieu de se muer en gaz ils font des vêtements et des vernis à ongles.
9- Je ne supporte ni U2, ni Coldplay, ni Oasis, ni Etienne Daho. Never EVER.
10- J’ai un ours en peluche rose en salopette qui me suit dans mon lit depuis que j’ai 3 ans.
11- Mon ours s’appelle Kevin.
Bon je pense que ça fait SUFFISAMMENT de breaking news pour le moment. Encore un peu et je vais spoiler l’histoire de la culotte en tissu qui m’a servie à attacher mes cheveux pendant ma douche à la bétadine pour mon opération d’ablation des amygdales. Oh Wait.
Répondre à 11 questions
1- Sucré ou salé ? Si c’est pour en napper un pénis, plutôt sucré parce que le pénis au pastrami c’est moyen. Mais si c’est pour une assiette plutôt salé.
2- Quelle est ta pièce préférée la où tu habites ? Mon lit. Parce que dans ma maison idéale, mon lit est une pièce à part entière.
3- Plutôt talons de 12 ou à plat ? A plat, sauf si j’ai envie d’avoir mal aux pieds et de ressembler à une girafe sur échasses. Ce qui arrive peu souvent.
4- Tu vas faire quoi cet été ? Dépenser des sous que je n’ai pas, suer dans le métro, payer mes impôts avec les sous que j’aurai dépensés avant alors que je les avais déjà pas, etc.
5- Le dernier livre que tu as lu ? Je, François Villon de Jean Teulé, un bouquin pour les non ramollos de la carafe, parce que meurtres et viols et cannibalisme, c’était pas du joli à l’époque.
6- Tu fais quoi le dimanche soir contre la déprime de fin de week-end ? Je regarde FRIENDS et je traine tard sur internet en mangeant une salade de pâtes 3 minutes/ cornichons/ tomate/ jambon/et parfois Boursin les jours de fête.
7- Dans quels pays as-tu vécu ? Le pays des rêves bleus, Neverland, Naboo, et sinon Martinique. Et Courbevoie.
8- L’homme qui te coupe le souffle (ou la femme si tu préfères les femmes) ? Frédéric François. Rien que de voir sa tête ça me fige les poumons de dégoût et me fait fondre les cornées.
9- Quelle est ta petite manie pénible ? Je chante Disney. En VO.
10- Quel tic de langage as-tu ? “Diiiis”, “ALLÔÔÔ quoi”, “j’ai envie de dire”.
11- Qu’est-ce qui te donne envie de te lever le matin ? Mes céréales au chocolat noir.
Créer 11 nouvelles questions pour les personnes taguées
Okay c’est parti pour l’interview de la mort :
1- Le métier que tu rêverais de faire si tous les boulots du monde étaient en open CDI.
2- Ton super pouvoir rêvé.
3- Si tu avais un animal totem, qui te compléterait et te représenterait, quel serait-il ?
4- Que ferais tu si tu avais 1 journée à passer dans la peau de Superman ?
5- Tu es devant un oracle et il ne peut répondre qu’à 1 question : laquelle poses-tu ?
6- Qui est le plus fort, Batman ou Iron Man ?
7- 3 choses que tu souhaiterais changer chez toi si tu avais un bon génie en face-face.
8- Quelle réplique de film/livre/série t’a le plus marqué(e) ?
9- 5 blogs que tu lis plus souvent que les autres.
10- Une oeuvre que tu aimerais avoir créée.
11- Aimerais-tu voyager dans l’espace ?
Et bien c’était n’importe quoi puissance mille.
Choisir 11 personnes et mettre le lien de leur blog sous votre post
Ah ouais mais Coco t’es gentil mois je connais pas tout ce monde là non plus. Je suis une petite nouvelle de l’internet moi. Je nommerai donc Cécile la bilingue, Arnaud l’amateur de collants, Elen la rigolote et Freud l’américain, si ça les amuse (moi ça m’a bien amusée).
Rendez-vous sur leur blog pour leur dire qu’elles ont été taguées
Ca me semble effectivement plus efficace pour qu’elles soient au courant qu’elles ont été taguées quelque part.
Ne faire aucun tag sans les prévenir
Oui bon on a compris on est pas des teubés non plus. T’façon les gens je vous détague quand vous voulez.
Enfin, vous devez obligatoirement taguer 11 personnes
MAIS NON MAIS OH MAIS JE TE DIS QUE JE PEUX PAS ><
Eh bien eh bien toute cette activité intellectuelle ça m’a tueR.
La politique, deux qui la tiennent…
D’ordinaire je ne parle à peu près jamais de politique, pour 3 raisons :
1- On parlote, on argumente, on s’emporte, on s’engueule et finalement on se MEPRISE MUTUELLEMENT FOREVER
2- Ca fini toujours par arriver sur la question de l’économie et je n’entrave pas un broc à l’économie. Pour tout te dire, j’en suis encore à me remuer le neurone pour capter comment Satan mon argent peut être à la fois sur mon compte et à la fois courir le guilledou en bourse. Mon fessier par exemple se comporte comme toute molécule digne de ce nom et n’est jamais en même temps ici et là. Impossible.
3- Ecouter des gens qui clament chacun posséder la Vérité Vraie de la Sagesse Ultime et malgré tout se contredisent dans les grandes longueurs ça me froisse l’esprit scientifique. Une équation = UNE SOLUTION. FION.
Mais là en cette intense période de n’importe quoi électoral, je me trouvai dans l’obligation de me plonger dans ce fatras de promesses à géométrie variable, d’analyses chiffrées non sourcées, de tacles verbaux de pute et de photos lissées sur fond bleu, parce que bon faut voter quoi.
C’est ainsi qu’hier soir je me retrouvai telle la groupilitique moderne devant une random chaîne, puisque pas un canal ne passait autre chose, pour mater Le Débat. Cela commença par une question très con des journalistes Ferrari et Pujadas, je cite : « Afin d’introduire ce débat, pouvez-vous nous dire ce que vous en attendez ?». Vu que c’est une question con, les réponses ne pouvaient qu’être cons :
Love meee tendeeeer
J’attends que les Français se rendent compte à quel point je pourrais être un président plus blanc que blanc que Sarko.

Love me truuuue
Holly a dit des trucs hyper convenus tellement il a zéro personnalité, alors que moi j’attends de ce débat que tout le monde se rende compte que je possède la Vérité Vraie de la Sagesse Ultime.
Et beh bon, nous voilà déjà plus renseignés (sur rien du tout).
Comme ça durait quand même le quintal de temps, je me trouvai rapidement dans l’obligation de ne plus suivre que d’une oreille et d’aucun œil, puisqu’ils étaient braqués sur le fil Twitter du hashtag #LeDebat. Morceaux choisis.
Quelques remarques pertinentes sur l’incroyable utilité des journalistes sur le plateau :
Petit détour par les tics de Sarkozy :
Et puis finalement la vraie question :
Mais aucun de ces petits comiques n’atteint le potentiel hilaratoire de ce TUMBLR <3.
Mieux vaut un navet que deux tu l’auras
Je ne sais pas toi Internautre, mais perso ce week-end fut une merveille de brunch maison, cadeaux à tomber, glandage moelleux, restaurant tellement bon qu’on ferait bien refaire au repas le tour de l’appareil digestif depuis le début, promenades en bordure de plans aquatiques avec option famille de canards et ponts trop chouettes (j’aime les ponts d’amour) (sans doute parce que je hais toute forme de mouillure, le pont me permet donc de la conspuer du dessus en lui balançant des cailloux dans le râble), et en couronnement, double ciné. Ce qui me fait dire que parfois dans la vie, on passe des supers moments, et puis soudain PAF en plein sur l’herbe grasse de parc aux canards on avise une séance photo de 5 mecs mitraillant une menue jeune fille en tenue de Saylor Moon (= écolière cochonne dans la vraie vie) ce qui te fait penser que peut-être la vie n’est pas si rose et que bien malin qui sait que la charrue tu l’auras. Ayant vu une noire à perruque blonde de Candy, une londonienne à boots dorées et un homme portant veste violette et pantalon vert, je pense néanmoins que le drame de la paire de jours sus vécue fut sans conteste un incroyable chef d’œuvre de la cinématographie étazunienne que du coup j’ai méga envie de te conter.
Ainsi, à moins que tu ne mettes never ever le moindre ongle de pied en terrain de transport en commun, il est probable que tu sois au jus que la double réinterprétation du chef d’œuvre spécial morpions moult célèbre est de sortie cette année. Je parle bien évidemment de notre inimitable princesse qui se trouve être la plus belle d’après un miroir dans lequel elle ne s’est jamais mirée de sa vie. Blanche-Neige, donc, est l’objet de deux version sur grand écran, et d’ailleurs on se demande bien pourquoi cet engouement soudain, peut-être que les droits sur l’œuvre des frères Grimm sont tombés 2 siècles plus tard va savoir. La version dont je parle est dépourvue de Bella Swan/ Kristen Stewart = la meuf de Twilight au regard de veau et a pour vilaine reine Pretty Woman/ Julia Roberts.
Me rendant à la séance accompagnée de mes précieux amis geeks Zizi (qui est une fille donc n’en a pas) et Super-Chinois (qui est en fait mauricien), je pris place en leur vicinalité et appréciais les premières joies du cinéma, à savoir LE petit morback du 3ème rang qui hurle à sa mère des news sans intérêt à base de « MAMAN RGAD J’AI PLUS DE CROTTES DE NEEEEZ » ou encore « MAIS ELLE EST OUUUU BLANCHNEIIIIGE ». Déjà le moment s’annonçait éprouvant. Cependant nous étions confiants et pleins d’espoir, car après tout ce joli conte avait bercé nos enfances respectives, et nous avions hâte d’en voir une interprétation libre plus adaptée au public semi adulte que nous étions devenu.
Alors déjà arrêtons-nous deux minutes sur un principe de base des adaptations en film au travers d’un exemple de bon aloi. Tout lecteur un minimum attentif sait qu’Harry Potter est un jeune brun ébouriffé aux yeux verts, il était donc normal que le héros des films Harry Potter soit un jeune brun brushé aux yeux ble… Wait. Je recommence. Batman est un fier guerrier de l’ombre, grand et fort, il a le visage anguleux et impassible. C’est pourquoi il a été joué par Julien Lepers… Euh Michael Keaton pardon. WTF ? BREF je pense que tu m’as comprise : souvent, les directeurs de casting s’arrangent légèrement avec la réalité. Mais vite fait hein. Si je te parle de ça tu sens probablement que c’est parce qu’il va y avoir une burne avec la gueule de Blanche-Neige. Et tu n’as pas tort.
Ainsi après que la voix de Pretty Woman ait relaté au spectateur pendant le lustre l’histoire de comment le papa roi de Blanche-Neige l’aimait fort même si sa femme est morte en accouchant, comment elle a épousé le papa grâce à sa grande beauté et comment le papa roi est parti un jour en forêt et n’est jamais revenu, et que depuis Blanche-Neige devient chaque jour plus belle que la beauté, nous arrivons sur un plan d’icelle en contemplation du paysage depuis son balcon de château planté en sommet de falaise. Et là… Le drame.
Zizi à mon oreille gauche : « …Mais… Mais putain Blanche-Neige est mexicaine ! On dirait Frida Kahlo elle est trop cheum ! »
Et de fait mes yeux ne pouvaient qu’être en accord avec mon oreille gauche, car il se trouve qu’en lieu et place de ses sourcils, « Blanche-Neige », ou devrais-je dire pour plus de justesse « Poil-Moquette » était pourvue de deux tranches de fourrure. Un croisement entre Edward Cullen, le Yéti et François Fillon sans aucun doute. Je tiens à préciser que l’affiche ne laisse à aucun moment présager d’une pareille horreur, car il semble que les graphistes aient eu le bon goût de photoshoper ce qui eut pu être carrément épilé.

Petit jeu concours : laquelle de ces paires de sourcils cache Poil-Moquette telle que dans le film ?
Je n’étais pas bien concentrée sur la suite de l’histoire, toute obnubilée et hilare à la fois de la surface pileuse de Poil-Moquette, mais dans l’ensemble Pretty Woman est super méchante et lui tire les cheveux (en même temps avec toute la matière velue ya de quoi en choper par inadvertance), alors du coup elle décide que mayrde maintenant qu’elle a 18 ans et sachant qu’elle a jamais foutu un seul follicule dehors elle va aller visiter le Royaume de son Papa parce que quand même il serait temps de récupérer son dû. Donc là en principe tu te dis « ouaaaah elle va visiter son Royaume, ça va faire une vraie expédition dont elle ne reviendra que dans des mois et des mois, quelle aventure !! ». Et là tu te trompes lourdement. Car nous ne tardâmes point à nous rendre compte que le Royaume de Poil-Moquette est en réalité réelle d’une importance environ équivalente à la moitié d’un pâté de maisons de la périphérie de Montigny le Bretonneux. Ainsi Poil-Moquette fait-elle sa petite balade tranquille en une journée, à pieds.
Sur le chemin, elle tombe sur deux guignols à moitié à oualpé pendus par les pieds à un arbre. Devant le regard interloqué de Poil-Moquette ils expliquent pour pas avoir l’air de gros gayfishs qu’ils se sont fait attaquer par une armée de bandits géants, mais moi qui fut spectatrice de l’évènement je peux te démystifier le truc : c’étaient 7 nains sur des échasses à ressort. Eeeeeh oui, les 7 nains ont fini par comprendre depuis les années 70 que le crime payait vachement mieux que la mine, et après tout en y songeant plus avant ils n’ont sans doute pas tort. Mais au fait, sachant qu’un des deux pignoufs s’obstine à donner des ordres et parler sur un ton autoritaire et que l’autre l’appelle « Sire » un million de fois, qu’en déduit Poil-Moquette à propos de ce beau jeune homme ?
1- C’est le Prince Charmant
2- C’est beau les torses poilus
3- Rien
Oui, réponse 3, rien du tout. Il semble que Poil-Moquette ait le capillaire défraichi par endroits aux alentours des centres cognitifs, parce que ça dépote pas des masses. Après les avoir libérés, elle s’en va donc continuer sa promenade de la journée, non sans se retourner la blinde de fois pour mater le cul princier qui s’éloigne gentiment en direction du château, tandis que le propriétaire dudit postérieur fait de même jusqu’à ne plus apercevoir ni le sourcil droit, ni le gauche de sa désormais bien aimée.
Ah oui aussi, légère précision : TOUT le film se passe dans la neige, et pour dire on se pèle tellement l’oignon là bas que même le lac jouxtant le château est gelé de grande gelure. Mais bon ça n’empêche pas les personnages de se balader allègrement en petite tenue sans engelures ni buée qui sort des orifices. Que dalle. Enfin bon en même temps Poil-Moquette est pourvue de la protection de survie en fourrure naturelle en cas de frimas donc je veux bien.
Et donc notre petite velue finit par débarquer au village miséreux où le serviteur de la reine vient quérir le supplément d’impôts pour que la reine puisse faire une soirée de riches où draguer le Prince torse poil, car entre temps il est arrivé à destination et elle en perdit ses coudes tellement la beauté du torse poilu d’icelui éveillait ses hormones. Pretty Woman a donc décidé de l’épouser pour se le troncher à volonté et aussi parce qu’elle a plus un rond à force de ponctionner le royaume. Du coup la Princesse Peau de Couilles (oui ça change un peu) est au village/Royaume, peuplé d’un peuple de 27 pécores max, et se planque de l’émissaire du château (qui la connait bien) pendant qu’il réclame les sous. Enfin pour Poil-Moquette, se planquer c’est s’adosser au mur en rabattant la capuche de soie de son manteau couleur moutarde fluo histoire de se fondre dans le ramassis de haillons perraves qui l’entoure. Bon. Et le truc beau c’est que ça marche.

BAH comment tu m’as trouvée ??
Bref le mec se tire, et elle retourne chez elle juste derrière, son petit cœur aux poils longs collés par les larmes de compassion. Cette fois c’est décidé, il lui faut reprendre son Royaume de Ploucland, et pour cela elle aura besoin de l’aide de quelqu’un de riche… Et d’éventuellement beau gosse mais ça c’est bonus.
Justement quand elle arrive, PAF ben c’est marrant ya un Prince qui vient d’arriver, lui annonce-t-on ! Poil-Moquette a décidément l’anus bordé de tagliatelles. La méga Chope Party de Pretty Woman arrivant, elle se présenta à la sauterie, le sourcil lustré et gominé, et là mais attends mais OH mais qui c’est donc t’y pas que je vois là ?? L’inconnu de la forêt !! Alors comme ça c’était un Prince ? Nom d’un poil de cul, c’est incroyable ! Poil-Moquette en est visiblement comme deux ronds de crème dépilatoire. Mais Pretty Woman a bien remarqué leur petit jeu à parfum séductatoire, et comme elle ne peut pas rivaliser en pilosité avec sa belle-fille, elle décide de la buter.
Plus tard, Gros-Flan le serviteur va donc dans la futaie accompagné de la princesse, mais envoûté par sa moustache il ne la tue pas et lui conseille, je cite, de « couriiiiiir, comme çaaaaaaaa… », tout en filant à l’anglaise. Ah oui parce qu’en fait dans la forêt ya une bête sanguinaire qui se trimballe et comme elle a souvent les crocs bon en général la population évite de gambader en environnement sylvestre. Morceau de chance, Poil-Moquette dans sa course atterri devant un vieux tas de bois moche qui se trouve être… La résidence des 7 mini-échassiers !
Bon alors pour casser le mythe, ils s’appellent pas Grincheux, Prof, Simplet, Joyeux, Timide, Atchoum et Dormeur, mais Napoléon, Cradingue, Demi-Pinte, L’instit, Loup, Boucher et Bouffeur.

Wesh cousin j’voudrais passer le big up à tous les nains de la téci
Ils veulent bien héberger Poil-Moquette pour la nuit mais après c’est tout hein, faut pas déconner c’est pas le frais lit de mousse dans la clairière magique ici, on s’incruste pas. Mais bon quand le lendemain à leur retour d’une dure journée de labeur illégal ils retrouvent la meuf devant ouatmille denrées cuisinées aux petites échalotes, bon ils oublient un peu qu’hier encore ils voulaient qu’elle se casse à l’aube. Sauf que Poil-Moquette est pas au top moumoute du contentement quand elle se rend compte que le pognon volé du jour par les 7 crados est en fait le montant des impôts versés la veille par les villageois miséreux de son Royaume de Cradoc, SON ROYAUME BORDAYL. Du coup vieux dialogue :
PM : Il faut rendre les sous, sinon c’est vilain
Les nains : Mais on est vilains en fait s’pour ça
PM : C’est vilain d’être vilain faut faire des vrais métiers pas vilains
Les nains : Bah oui avant on avait des métiers mais les villageois ils nous ont viré parce que la reine a dit qu’on était trop moches donc on gagne du pognon comme on peut mayrde
PM : Oui et ben ils ont été vilains aussi mais c’est pas une raison pour être re-vilains alors on va tout rendre les sous, allez !
Les nains : Oui mais on veut en garder un peu pour nous alors, sinon on peut plus s’acheter à bouffer
PM : Non on rend tout
Les nains : D’accord !
Quelle force de caractère ces nains. Du coup ils vont tout rendre aux pécores, qui sont vachement heureux, surtout que Poil-Moquette dit à tout le monde que c’est grâce à eux et à leur petit cœur bombé d’amour que les sous sont revenus, alors les nains oublient qu’ils ont plus rien à grailler et ont l’air super contents d’être à nouveau aimés des villageois youpiiii. Perso après cette scène plus cucul qu’un extrait de 7 à la maison, je pensais que les nains allaient arrêter d’être vilains et reprendre leurs anciens métiers en ville, mais non ils rentrent dans leur vieille cabane pourrie et acceptent avec enthousiasme la proposition de Poil-Moquette de se transformer en Robin des Bois à fourrure et de détrousser tous les riches pour revigorer Pouilleuxland. Yes ma poule, bravo pour la moralité au fait ! Sauf que comme la greluche est complètement empotée de la mort, faut d’abord qu’elle acquiert 2-3 bases avant d’aller faire la voleuse de petits chemins.
Le moment est donc venu du passage « je suis une grosse burne en ……. mais j’ai à mort de la volonté de ouf et du coup à force de m’entraîner au moins plusieurs heures d’affilée je suis grave un pro de …….. ». Ainsi les nains soumettent Poil-Moquette à plusieurs types d’épreuves :
- Le combat à l’épée
- Trouver une fraise sous 3 tasses mélangées
- Se dégotter une tenue sexy un peu plus adéquate que sa robe de bal à froufrous
- Se faire une coupe de cheveux qui cache au max sa pilosité frontale.

Poil-Moquette en tenue de combat non-appropriée.
Alors je te cache pas qu’en avisant Poil-Moquette galérer à suivre une pauvre tasse des yeux je me suis demandée comment elle faisait pour penser à se peigner les cheveux en allant vers le bout et pas vers la racine, mais bon pas de soucis à la fin de la journée elle se bat, elle a une nouvelle tenue en mode Bohémienne de la Rapine (mais toujours à moitié découverte en pleine froidure neigeuse), elle bouffe plein de fraises planquées sous des tasses et sa nouvelle frange noie vaguement sa pelouse de sourcil droit.
Sauf que qui c’est qu’ils attaquent en premier ?? Le Prince Guignol, qui passait par là justement pour dégommer la bande de nains voleurs de fute dont il avait été victime en début de pellicule, et qui est sacrément surpris de voir sa belle poilue vivante alors que Pretty Woman lui avait certifié sa mort un peu plus tôt, même qu’il en était tout marri. Sauf que bien sûr il se prend une peignée parce que Poil-Moquette est vachement plus douée en épée en 5h de pratique que lui en 20 ans, mais bon admettons, après tout c’est vrai que ses mouvements étaient difficiles à discerner derrière la grosse touffe de poils supra-yeux qu’elle se trimballe en toutes circonstances. Défait, le Prince Guignol rentre donc au château dans la même tenue que la première fois : torse poil et déchaussé pour cause de détroussage. Sauf que là il a l’air carrément plus con vu qu’il était justement parti pour dégommer les bandits, alors revenir sans chemise et sans pantalon ça fait quand même un peu bouffon.

Le Prince Guignolo dans sa tenue phare.
Comme il est un peu con, il se demande pas pourquoi Poil-Moquette serait annoncée morte au château et se cacherait en ré alité dans la forêt, après tout peut-être qu’elle est sortie, qu’elle est tombée sur la tête et que finalement elle a oublié le chemin du retour, et du coup elle a sauté dans une tenue de Jasmine et s’est coupé une frange de dépit. Il annonce donc tout bonnement à Pretty Woman que sa belle-fille est vivante, et que dis donc il est bien indigné de découvrir qu’on lui a menti. Quel blaireau. Du coup Pretty Woman décide de sortir Le Plan en partenariat avec son miroir magique, qui la fourni en produits magiques à la demande « sous réserve d’accepter d’en payer le prix », ce que la meuf accepte. Le Plan se traduit par une stratégie en tri-volet :
1- Punir Gros-Flan le serviteur de pas avoir tué Poil-Moquette comme il faut, mais pas le tuer ça non ce serait trop vilain pour une vilaine reine, alors du coup elle va juste le transformer en cafard quelques jours sans qu’il sache pourquoi c’est arrivé, ce qui le rendra fou et pas plus discipliné. Super plan.
2- Attaquer la maison des nains avec des marionnettes magiques géantes.
3- Faire un filtre d’amour tel que celui qu’elle avait utilisé pour séduire feu le Roi de Paysanland et l’administrer en lousdé à Prince Guignolo pour qu’il l’épouse, lui fende le string et lui remette ses finances dans des dispositions propices à la dépense inconsidérée.
Si le volet 1 fonctionne comme prévu (= pas), le volet 2 échoue lamentablement car après la destruction totale de la baraque des nains par les marionnettes géantes, Poil-Moquette avise les fils en nylon qui tiennent les marionnettes au… Ben au rien, puisque c’est magique mais bref, et les tranche en faisant un sublime salto avant, alors qu’ya pas 2 jours elle savait même pas trouver une fraise sous une tasse. Maaaaiiis oui bien sûr. Le volet 2, lui, pose pas mal de soucis car Pretty Woman se rend compte après que le Prince Guignol l’ait bu et se mette à lui lécher le nez que… Elle s’était trompée de flacon ! C’était un filtre d’amour pour CLEBARDS hahaha quelle franche rigolade que ce film, je te JURE c’est dingue. Donc le mariage est fissa organisé pour le lendemain maintenant que le Prince ne peut officiellement plus se passer de la senteur exotique du postérieur de la douce reine. Bon le lendemain il se met à pisser sur le chapiteau et à se frotter la nouille sur les mollets des invités, mais sinon tout se passe comme prévu pendant qu’ils attendent l’arrivée de Pretty Woman qui, pour se préparer au grand jour, se fait appliquer de la diarrhée de moineau sur le visage et se pique les lèvres que guêpes et autres scorpions pour mimer le botox. Eh ben ça n’a pas du tout l’air douleurogène comme affaire.
Cependant, Poil-Moquette pendant ce temps apprend par Demi-Pinte que le Prince Guignol, son amoureux, va épouser sa belle-doche ! HAN elle en est tellement bouleversée que ses deux sourcils tentent même le dangereux rapprochement tels des plaques tectoniques froid-proofs. Du coup elle veut se tirer seule pour aller le sauver, surtout qu’elle leur cause trop de soucis par sa simple présence gnagnagna, enfin ça c’est ce que les nains peuvent lire dans la larmoyante lettre qu’elle leur a laissée, après que, ne trouvant pas la jeune fille, l’un d’eux se soit exclamé « mais attendez, vous avez regardé dans la cuisine ? » (en voilà un qui apprend vite). Mais qu’à cela ne tienne, ils veulent pas abandonner Poil-Moquette, et se précipitant à l’extérieur, ils tombent sur… Ben Poil-Moquette, qui avait parcouru dans les 20 cm entre son dépôt de missive et la sortie des 7 phalanges. Bien bien bien. Du coup ils se tirent tous ensemble pour saboter le mariage royal.
Ainsi quand la Reine arrive, que trouve-t-elle ? Une floppée d’invités en sous vêtements car dépouillés, et surtout plus de Prince Guignolo. Ouuuuuh elle est drôlement énervée la Pretty Woman maintenant, alors elle décide de tout faire elle-même parce qu’on est jamais mieux servi que par al cruche à l’eau MAYRDE.
Pendant que la vilaine reine se change, Poil-Moquette tente de libérer le Prince Guignol de son envoûtement en lui explosant la gueule avec l’aide de divers accessoires, jusqu’à ce que soudain un nain suggère… Qu’elle l’embrasse ! Ah bah carrément ! Comme c’est son premier baiser, elle prend quand même le temps de se recoiffer et de mettre un peu de jus de fraise sur ses lèvres, comptant sur le fait que Pretty Woman met environ le million d’années à se radiner sur place. Et donc elle l’embrasse, il se réveille, il déclare son amour, ils se réembrassent, bref c’est de toute bôté.

Dis tu veux sortir avec moi pour la vie ? Hihihi <3
Mais la vilaine reine arrive droit sur eux avec la méchante Bête magiquement maîtrisée en bandoulière, et Poil-Moquette pour préserver ses amis elle se tire en solo avec sa rapière et enferme le Prince Guignolo et les 7 colibris dans la baraque pourrie d’iceux. Elle s’imagine sans doute que Pretty Woman est trop con pour se douter qu’ils y sont, et qu’elle va rentrer chez elle sans le pognon du Prince avec un sentiment de devoir accompli réchauffant doucement son cœur gelé. Bref, comme Poil-Moquette est mauvaise, elle court partout, perd son épée, et fini par se prendre une grosse branche en plein dans la mouille. Heureusement pour elle, le Prince Guignol a trouvé une autre clé et est sorti lui porter secours… En enfermant les nains derrière lui. Misère. Cela dit ils ont une TROISIEME clé, ils sortent aussi, et finalement tout le monde se met sur la gueule avec le monstre pendant que Pretty Woman se rentre au château en sifflotant. Entre parenthèse, le machin ressemble à une de ces marionnettes géantes de dragons du nouvel an chinois, tu sais le genre où on se met à la queue leu leu à 6 dedans pour le faire avancer. Impressionnannnnnt.
Mais que voit Poil-Moquette pendouiller au cou de la Bête ? Le même pendentif qu’au cou de Pretty Woman ! Ni une ni deux, HOP elle en tranche la chaîne, et à peine le collier est il coupé qu’à la place de la Bête apparait… Boromir dis donc ! Enfin le Roi papa de Poil-Moquette quoi, qui avait été enchanté par la vilaine reine.
Ouaouh !
La reine se met alors à se dessécher en vieille moche, elle a perdu la morue.
Scène finale, Poil-Moquette est parée d’une superbe robe bleu pétard en forme de tas de chantilly munie du nœud taille XXL orange fluo dans le dos, genre la fée clochette de pâques.

Ma robe est tellement moche que mes sourcils ont l’air presque regardables !!
A son côté, le Prince Guignolo en tenue de mariage, car c’est bien de cela qu’il s’agit ! Après le traditionnel moment de contact labial, les 17 pelés de Clodoland font la queue pour embrasser Poil-Moquette sur une éventuelle surface glabre, lorsqu’icelle avise soudain une vieille bique planquée sous une vaste cape sombre lui tendre une pomme d’un air maléfique en lui disant « feras tu donc l’honneur à une vieille truie de manger ton cinquième fruit et légume du jour ? Espèce d’amie de la malbouffe ». Et là Poil-Moquette s’empare de la pomme, la porte à sa bouche, l’ouvre en plus grand que pour faire une gâterie au Géant Vert, et se fige en regardant la vieille… Puis lui coupe une tranchette de pomme avec une dague et lui tend le morceau d’un air badass en disant « il faut savoir quand on est vaincu et prendre son pied dans la vie comme elle vient » ou un truc du même tabac.
Et là, FIN
Et pendant le générique, méga chanson de Bollywood avec les 7 nains qui font la danse du ventre, ça vaut le détour les enfants.
En résumé, c’est relativement un film de merde, mais t’inquiète pas Internautre, je materai le suivant à sa sortie en juin, comme ça je te sortirai le comparatif multi volets.
La vache le pavé, je pense que là j’ai bien mérité une pause, et t’y habitues pas Internautre parce que post long mal acquis ne profite pas souvent.














