Archives Mensuelles: août 2012

Devant la Nullité de la Vie, mate les JO

Je ne sais pas comment tu gères ça toi, Internautre, mais moi quand le réel ne me satisfait point mon premier recours hors incontinence lacrymale est de me farcir le mental à l’imagination. Je rêve constamment ma vie comme elle devrait être, ce qui au final peut être handicapant lorsque ça me prend au moment où Méga Chef est en pleine explication de trucs pas faciles + relous, ou de manière générale à toute occasion requérant une once de communication avec le chaland humain, voire encore pire, quand je tente de passer mon permis et que je grille le feu cramoisi en m’imaginant que quand même, ce serait grave de la boule de l’avoir du premier coup.

Ou de ne pas du coup.

I had a dream… Oh Wait.

Dans la mesure où ce processus part tout de même du sentiment de Nullité de la Vie, il est plutôt logique que j’en fasse une belle poussée actuellement et depuis 2 semaines, puisque depuis mon retour de vacances à ce moment précis j’ai compris ce que signifie «habiter dans la Creuse ». Paris en août c’est tellement vide que même les pigeons sont en manque affectif. OK je suis vachement mauvaise langue, parce que quand même il reste toujours un ou deux boulets de garde :

« Eh ! EH ! [non réponse de moi-même]… Grosse pute va »

Moi qui n’ai jamais été grosse de ma vie, quelle ignominie. Déjà qu’au moment de cette superbe sortie en forme d’Espoir pour la Nature Humaine, j’étais en train de pourrir de jalousie en songeant à M. Akov, tranquillement en train de se bronzer le poil de torse au soleil de Thaïlandie avant de boire des seaux d’alcool à 5€ tandis que j’en étais à trainer mon pauvre postérieur à Poissy, ce qui est vaguement moins classe ; bref du coup j’avoue que là c’était vraiment le pompon sur le haricot voire la goutte d’eau qui monte au nez si tu vois ce que je veux dire, et je sais que tu vois.

AHHH, ce que j’aurais aimé être la Black Widow du 78, moulée en combi noire (et éventuellement en possession du corps de Scarlett Johansson histoire que ça fasse plus Justicière Sexy que Figurante du clip Cuir Moustache), juchée sur des talons de 40 cm, le rejoindre d’une démarche calme et assurée, l’œil gris (genre l’œil noir mais détendu en même temps tu vois, parce que Black Widow quand elle te regarde avant de te mettre une race tu entends « je suis le prédateur et toi le prédaté et si j’étais toi je me couperais le zboub et je me l’enfoncerais dans les trous de nez direct ça nous ferait gagner du temps ») et lui dire :

« Alors, tu veux quoi ? Une pipe ? Ben vas-y sort la pour voir ta knacki, ouvre moi l’appétit. » (une légère brise me fait voleter les cheveux de côté, une goutte de sueur coule sur son front à lui)

Et là BIM Prise de Catch de l’Enfer aromatisée broyat de couilles.

Viens un peu que j’te marrave la mouille.

Un vrai sport quoi, pas comme la formidable discipline olympique sur laquelle je tombais récemment en allumant la télé, ne me doutant pas une seconde que le sort, jamais en panne de ressources humoristiques, me réservais la vision de… La course de marche. Gottferdom, Si tu cherchais un sport plus nase que le curling, pas de soucis c’est clair comme du jus de roche : la course de marche est ton allié.

Tu vois Bolt quand il court tu sens la puissance, le vent qui brouille ses pectoraux et les mollets tendus vers l’avenir, et que si le premier pékin à tendances malfaisantes venu tentait de le pécho de vitesse il aurait plus de chance de se le farcir en courant dans l’autre sens, histoire de le rattraper au terme de son tour de planète. Alors que le mec qui part en marchecourant, éventuellement il aurait un mini sursis pendant que l’agresseur se gondole d’hilarité, ce qui ne fait guère.

La royauté ne résiste pas à une bonne course de marche.

Le même effet peut être obtenu en lisant les news chinoises.

De toute façon la Thaïlandie ça craint c’est bourré de… Trucs là… Enfin de machins tu vois.

Grave pourri quoi.

 

 

 

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Les italiens aiment-ils râler ?

Je sais que toi aussi, Internautre, tu connais ce genre de périodes de vie qui pue. Tu sais, quand tu rentres de vacances et que ton copain est parti s’amuser en Thailandie avec des amis mâles, que tous tes amis à toi sont en vacances eux aussi dans différentes parties du monde, et qu’en sus l’endroit où tu as posé tes cartons pleins d’affaires la pincée de semaines plus tôt ne recèle pas la place nécessaire à l’installation de tes affaires hors boîtes/valises/sachets pour cause de présence du colocataire jusqu’à la semaine suivante, ce qui t’oblige à rentrer du boulot sans voir d’amis, sans voir ton copain ni son pénis, tout ça pour rentrer à BordelLand, le pays où tout traine par terre.

Enfin tu vois.

La vie de merde quoi.

Non, pas CE TYPE de bordel.

Quand je pense que pas plus tard qu’il y a une paire de semaines, j’étais en maillot de bain sur un zodiaque italien piloté par un italien en Italie, prête à sauter à pieds joints dans l’eau turquoise de Capri.

Au départ, j’ai eue cette idée de destination en lisant le top moumoute blog de la méga star du web Pénélope. Et je dois t’avouer que dans l’ensemble à part 2-3 bananes, c’était plutôt pas dégueu.

1)   Banane 1

Je crois que les standards hôteliers italiens sont différents des nôtres, au vu du fait que personnellement en mon for extérieur lorsque je regarde un 4 étoiles je m’attends à voir un lit qui ne fait pas un vieux bruit de pet rouillé quand tu t’assieds dessus pour double cause d’alèse et de ressorts moisis. Ni des serviettes de bain qui pourraient faire office de nappe chez le chinois dans la rue derrière. Ni un millier de chaînes de télévision dont la moitié montrent une bonnasse brushée en train de passer un casting de beauté/ chant/ repoussage de cuticules, et l’autre moitié des ventes de robes de mariée/ tapis/ cochonneries ritales, et pas UNE SEULE en anglais, la seule chaîne française étant France 4, qui devrait s’appeler « combien de gens meurent en Syrie en ce moment ? ». Ni des petits déjeuners comportant des demi knackis flétries, des œufs froids, du beurre tiède et des jus de fruits en poudre. Ni des parois si fines que les voisins ne seraient pas plus proches si nous logions tous dans une cabane en PQ.

Et que le fait qu’il y avait une superbe vue sur la mer et une piscine scintillante au soleil entourée de chaises longues ne trouble pas ta perception : globalement, c’était relativement pourri.

Bonjouuuur, je m’appelle Pepperoni et je chante toujours la bouche ouverte hihihi.

2)   Banane 2

Je ne sais pas si c’est quelque chose de global en Italie ou si c’est juste local, mais pendant mes vacances, il était tout à fait dans l’univers des possibles d’aller prendre le RER autochtone, d’attendre 45 min alors qu’il est prévu pour passer toutes les demi-heures, qu’il passe finalement sur le mauvais quai sans qu’aucune annonce ne te prévienne, qu’une fois arrivés le bus censé passer toutes les 10 minutes arrive 40 minutes après, et qu’au retour on ne sache même pas de quel côté de la route attendre, pendant que la gamine anglophone à côté se faisait pipi dessus. Sans couche.

3)   Être français, il paraît que c’est aimer râler

Et en cela, il semble que je sois une française pur beurre. Alors par honnêteté émotionnelle et aussi un peu pour que ma copine ritale Beatritché ne me lapide pas à coups de tortellinis au pistou ou Jésus sait quelle belle invention de là-bas, je laisse tomber l’arbalète de mauvaise foi de guerre. Comme souvent quelques images valent mieux que des mots que tant que va la cruche à l’eau que deux tu l’auras, donc voici un petit panorama de mes propres photos, où tu pourras constater tout mon immeeeense talent d’artiste de la lentille 3 millions de pixels.

Putains de millionnaires qui font du toboggan géant.

Molto Amore tutti ! <3

 

 

 

Un double miracle du vent, garanti sans cailloux

Tu sais, Internautre, lorsque j’étais en âge d’assumer la coupe boule, le pull à gros cœurs et les lunettes Chipie, j’avais une espèce de fantaisie éveillée qui me faisait oublier ma mini acné de front. A l’époque déjà j’étais en extase devant les romans fleurant bon le surnaturel, la magie et les incantations to enlarge your penis, ce qui m’avait conduite à lire Harry Potter environ 7 fois, et tout un tas d’autres bouquins à base de pré-adolescents découvrant subitement qu’ils possédaient un max de midi-chloriens avant même leur premier follicule pileux de slip. Bien sûr ils étaient toujours surdoués du pouvoir, avec une puissance inégalée, et ils finissaient par sauver le monde, et invariablement, j’étais amoureuse du héros.

Dans l’histoire que je m’étais inventée, je m’étais évidemment moi-même attribué des capacités supra-supers. Tu vois, s’inventer des super pouvoirs, c’est comme une soirée déguisée, la moitié du fun est dans la préparation : quels super pouvoirs choisir ?? J’ai rapidement opté pour les pouvoirs de éléments, vachement cools parce que ça implique forcément 4 personnes complémentaires, chacune maîtrisant un élément parmi le feu, l’eau, l’air ou la terre. Alors sachant que je n’aime pas l’eau, que je me brûle à tout ce qui en a la capacité, et que je trébuche sur le moindre caillou qui traine, devine quel élément je m’étais attribué ?

Réponse :

–       La sauce tomate

–       L’air

–       Opercule

Avec son tromblon rempli de spaghettis à la sauce bolooognaiiise
C’est lui le plus petit, mais le plus malin de touuus les mousquetaiiiires
Il se nomme Albeeeert

Bien sûûûûr il se trouve que j’ai également le vertige, ce qui veut dire que l’air n’est pas forcément mon élément, mais bon du coup il m’en restait plus aucun, à moins que je fasse comme dans Captain Planet et que je prenne le pouvoir de l’Amour, mais soyons lucides : c’est grave pourri. Du coup l’Air ce fut.

Ainsi autrefois mes rêves éveillés étaient peuplés de 4 jeunes ados (dont un roux et une chinoise pour le feu et l’eau) (baaah les figurants ils peuvent bien être des caricatures, OSEF c’est MOI l’héroïne) qui marchaient en ligne hors de la brume avec au creux de la main une mini tornade, une flamme, une tourbillon d’eau ou un caillou à forme mouvante, unissant leurs pouvoirs contre le Super Méchant qui voulait détruire le monde. La classe ultime.

Ca pète la classe gravos.

Et bien aujourd’hui, Internautre, je suis fière de t’annoncer qu’après toutes ces années à peaufiner ce fantasme, je viens ENFIN de réussir un double miracle de transformation en courant d’air estampillé SNCF. Oui, j’ai été invisible pendant les 3h37 de train.

Tu vois, il se trouve que ma mère bien aimée, dans sa bonne volonté de m’aider à échanger mon billet d’aller contre un autre, a en réalité changé mon billet de retour contre un autre aller. Ce qui, si on compte bien, donne un aller de trop et un retour en pas assez. Résultat, je me retrouvai en fraude sur mon train vers Paris, ce qui ne pouvait signifier une chose pour une poissarde des moyens de transport comme moi (mini exemple, il y a deux semaines j’ai oublié ma carte d’identité pour prendre l’avion) (…Bref) : une putain de méga amende du décès.

Aussi, quand Monsieur le Contrôleur est venu trainer sa dégaine gris-violet devant la place que j’avais aléatoirement choisie, je sors mon portefeuille et me prépare mentalement à mettre mon pognon par dessus quais. Et LA : Monsieur le Contrôleur vaque, s’occupe de la femme à côté de moi, celle en diagonale, du monsieur en face, et… S’éloigne vers les rangs suivants sans me jeter un seul regard. MIRACLE !!! o/

INCROYABLE !!!

DU JAMAIS VU !!!

Je n’en croyais pas mes lobes.

Tout bonnement point.

Je m’en remettais lentement au fur et à mesure du voyage, et à chaque arrêt la masse de gens descendaient et montaient et je me disais, sur mon siège illégitime non réservé, « un enfoiré de pélo va forcément finir par s’arrêter à côté de moi en se raclant la gorge ‘scusez-moiiii je crois que je suis iciiii gnagnagnagnaaa’ ».

En 3 arrêts, toutes les autres places étaient prises.

Combien de rapts de ma place assise à ton avis ?

Comme dirait Norman : ZEEEROOOOOOO

AUCUN

PERSONNE

Ce fut un DOUBLE MIRACLE o/

Je crois que je suis en train de griller tout mon crédit magie 2012 là, ça fait peur.

Bah, une fois que je ne pourrai plus utiliser le pouvoir du courant d’air invisible, je prendrai celui du caillou.

Ca ne paie pas de place de train, un caillou, si ?