Archives Mensuelles: juillet 2012

Pour vivre heureux, vivez sans genoux

Je crois que je t’ai pas raconté, mais la semaine dernière il m’est arrivé un truc trop paranormal.
Le soir où M. Akov m’a confirmé que son coloc était d’accord pour une coloc à 3 – temporaire – avec moi-même dès le week-end, BIM j’ai eu méga mal au genou. Mais tellement mal que ça m’a empêché de pioncer tranquille pendant la nuit suivante, et que le lendemain j’avais la mobilité rotulienne d’une Barbie. Tu sais comment bouge le genou de la Barbie. Elle a environ 3 crans de 2° chacun, afin de passer de « j’ai les jambes droites comme des spaghettis crus » à « j’ai les genoux juste assez pliés pour mettre une andouillette dessous ». Eh ben voilà, nonobstant l’andouillette, les gros nibards, les cheveux blonds et les mini-fesses de Barbie, c’était moi. En gros je grimaçais pour mettre mon fute, pour monter dans ma douche-baignoire, pour prendre un escalier dans quelque sens que ce soit, et pour mettre un collant je te raconte pas la misère.

Problem solved.

Comme geindre c’est un petit plaisir de la vie que je m’offre dès que possible, j’en parlais à ma Man qui m’a dit un truc stupéfiant que le lendemain ma kiné me répéta comme si elles s’étaient passé le mot, juste après avoir constaté que mon genou se portait comme deux charmes :

« Le genou, en fait, c’est le ‘je’ dans le ‘nous‘ »

La vache.

Là tu cogites.

Figures-toi donc qu’en réalité vraie, mon genou me faisait une attaque de flip de l’individualité. Alors c’est vrai que je suis un peu du genre flipette de l’engagement, enfin bon de là à y laisser la rotule il y a tout de même un nid de poules. Au début j’ai réagi comme d’us par une attaque de scepticisme (trololol), et puis quand même dans la mesure où je n’ai jamais never ever eu mal au genou, que c’est arrivé à la minute où j’ai eu la confirmation de l’imminence du déménagement, que la kiné n’a rien trouvé, et qu’au final c’est passé tout seul pile poil depuis que mes cartons sont dans la place, quand même ça pue la non-coïncidence.

Révélation.

Du coup j’en ai parlé à M. Akov, qui a dit : « Donc en gros on emménage enfin ensemble, et toi ça te file le handicap ? AH BEN SYMPA ! ». Mais après je lui ai quand même confirmé que les 99% restants de mon corps étaient plutôt jouasses de la nouvelle, que BON malgré tout j’emmènerai quand même ma rotule droite mais qu’elle allait bien finir par s’y faire cette poufiasse.

Du coup (bis) j’en ai parlé à mon Pa, qui est plutôt du style Science et Raison font plus que Magie ni Homéopathie, bref il a bien rigolé et il a dit : « Ah bon et donc si ton genou s’était appelé ‘épaule’ t’aurais eu mal où ?? », ce à quoi la réponse me parut évidente : à l’épaule, qui alors s’appellerait ‘genou’. Non ?

Ou alors j’aurais quand même eu mal au genou qui s’appellerait ‘épaule’, signifiant sans doute que j’aurais un problème avec un certain ‘Paul’.

Mystère que le corps humain.

 

 

 

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La Fiat 500, Mecque du Tetris ?

Tel que tu me lis, Internautre, mon état frôle le package organique de femme en kit.

C’est pratique, ça se range même sous le lit après utilisation !

En un mot comme l’an quarante, je suis en seize morceaux. Car depuis tout le week-end, je suis en corvée de Tri&Tetris avec option gros scotch marron, j’ai nommé le déménagement. Oui, je quitte la coloc du bonheur, et avec d’autant plus de douce nostalgie que vendredi soir avec ma coloc Pérette on a passé la soirée à se poiler :

–       devant l’espèce de « C’est ma Vie » sur Direct8 dont le sujet était « ils veulent trouver l’amour à tout prix » et mettant en scène un vieux montpelliérain qui va faire ses courses amoureuses en Russie, puis une mère de famille de 38 ans dont, je cite ka voix off, « le mariage avait été un fiasco, et quelques années plus tard en se rendant compte que sa vie amoureuse était un total échec, elle commençait à perdre espoir de pouvoir jamais reconstruire sa vie »

Voilà, ça c’est ta vie. Désolay.

–       devant le panneau de communication entre colocs collé sur le frigo, sur lequel nous avisâmes un mot du fils du proprio, actuel coloc, qui disait « j’ai volontairement cassé le carreau pour rentrer après m’être enfermé dehors », avant d’aviser qu’effectivement si on se pelait le cul dans cette cuisine, c’était parce qu’un des carreaux donnant sur le jardin était brisé. Comme on est à Paris et qu’en juillet il fait 15 degrés, pour éviter les courants d’air à défaut de la déperdition de chaleur – qui est de toute façon bizarrement inévitable lorsqu’on a que des simples vitrages – on a alors entreprit de… Scotcher du papier cellophane sur le gros trou du carreau.

Et voilà, c’est réparé !

–       devant le feu d’artifice du Comté de Courbevoie, qu’on peut apercevoir en se penchant de la fenêtre de mon ex-chambre. Bien sûr c’est une position relativement moins confo en cas d’averse. Ce qui était le cas. Mais vu qu’on était déjà pas mal avancées dans la voie du moche avec nos vieilles tenues de jogging aussi appelées j’ai-mit-ma-vieille-culotte-en-coton-de-quand-j’ai-mes-règles (et de fait, nous avions), bref du coup on a pas réellement eu l’impression de suicider notre look en brandissant le pébroc anti averse en embrasure de fenêtre. Avant de pousser de conserve des OOOOHHH et des HANNNN REGAAARDE IL EST EN FORME DE COEUUUUR devant le spectacle.

Bref au final je suis arrivée à bon port chez M. Akov grâce à son entier dévouement motorisé, vu que je suis toujours en carence de permis de conduire. Enfin on a quand même du mérite, vu qu’il avait pris la responsabilité de trouver une caisse pour transporter mon bordel, et qu’il a déniché une… Fiat 500. Gros malaise.

ET VOILA LE TRAVAIL !

Mais comme mon mec c’est un sacré fortiche du Tetris (et un peu de PES aussi mais ça pour l’instant ça sert à queud), on a tout rentré en 2 voyages.

Au final je suis en ce moment en mode transitoire gitan sédentaire, oxymore qui signifie en réalité que mes affaires sont là, éparpillées dans des coins qui gêneront pas son coloc avant qu’il ne parte par delà l’Atlantique le mois prochain.

Ca veut surtout dire que dès que j’ai besoin de la culotte ou de la peluche mignonne je dois farfouiller les cartons et tout remettre en pile après. Confo.

Allez, samedi je pars en vacances, avant de partir promis je fais un post où je râle pas. Bon ou moins en tout cas.

La biffle de Francis Huster

Cette semaine, Internautre, c’est la semaine de la nouveauté neuve.

D’abord, suite à l’évaporation inopinée de mon code de carte bleue de mon pauvre et fragile encéphale, et à la perte de mon chéquier subséquente, j’ai été récemment élue cliente la plus reloue de ma banque. Je ne serais d’ailleurs pas plongée dans le total étonnement si la nouvelle me parvenait que ma conseillère avait lancé un contrat sur ma personne. Mais un petit contrat, cela dit. Un contrinou. Parce que bon vu ce que je rapporte à ma banque en termes de fonds, je vaux pas plus de 13 euros. Enfin bon c’est la crise mes pauvres enfants, 13 euros c’est toujours ça de pris hein, mayrde.

 La bonne nouvelle c’est que du coup j’ai fait pas mal d’économies en période de soldes, vu que pour tenir trois jours avec 10 euros t’as plutôt intérêt à faire l’impasse sur les Louboutin. D’ailleurs ils font des soldes chez Louboutin or what ? Genre la paire de pompes à seulement 420 euros au lieu de 480 wahou :

La meuf des comédies américaines : Génial, ça me fait économiser 40 euros !!

La meuf diplômée de finances : Hum mine de rien si je ne m’abuse ça me fait quand même débourser dans les 420 euros selon la méthode de régression statistique de Cox.

La meuf de Mac Gyver : Je vais plutôt acheter des talons à 60 euros chez Bata et une bombe de peinture rouge pour recolorier la semelle.

La meuf qui chie sur la mode : de toute façon c’est des chaussures de bourgeoise moi je vais plutôt investir dans des Doc rouges qui montent jusqu’aux mollets, ça c’est la classe.

Moi : Bordel faut vraiment qu’ils inventent des chaussures de luxe en forme de péniche sinon je rentrerai jamais la totalité de mes arpions là dedans.

Au final, gros panards + pas de carte bleue, c’est la grève du shopping.

Ouaouh comment j’ai trop bien économisé aujourd’hui !

C’est donc vêtue malgré tout de mes plus récentes fringues que je me suis rendue samedi soir au rendez-vous fleurant bon l’allégresse auquel mon pote Couscous (qui a donné son accord pour ce surnom parfaitement raciste) nous avait conviés en raison d’une remise de nouvelle de première fraîcheur. Dans la mesure où la dernière fois qu’il nous a sonné le clairon du rassemblement c’était en vue de l’annonce de son union amoureuse pour la vie, forcément on avait tous le suspens en bandoulière en arrivant au bar. C’est pourquoi je tiens à dire haut et fort à la face de l’Internet :

BRAVO POUR TA NATIONALITE FRANCAISE, puissent la cuisse de grenouille et le maroilles t’adopter aussi vite que nous le fîmes (remarque que moi même je suis encore en liste d’attente pour ces deux denrées donc pas de panique).

Détails importants, il nous a cité quelques questions de l’épreuve de francisation et je dois dire que ça vaut son pesant de noix de cajou :

1)      Qu’est ce que le Tour de France ?

  1. Une épreuve sportive
  2. Un bâtiment
  3. Une tournée musicale

2)      Comment s’écrit le nom de ce célèbre personnage historique français ?

  1. Gens d’Arc
  2. Jeanne d’Arc
  3. Jean d’Arc

Jean, Jeanne… Pas évident évident quand même.

Bien bien bien. Partant de là, je pense qu’on pourrait faire un genre de générateur à questions-pour-devenir-français relativement facilement :

3)      Qui est le Président de la République de la France ?

  1. François Hongrie
  2. François Hollande
  3. Francis Huster

4)      Comment appelle-t-on populairement un agent de la paix en France ?

  1. Une oie
  2. Un KFC
  3. Un poulet

5)      Compléter ces paroles d’une célèbre chanson française : « c’est une poupée qui fait… » :

  1. Non non non
  2. Burne burne burne
  3. KEKETTTE

6)      Qui est l’inventeur de la fête des mères ?

  1. Pétain
  2. Putain
  3. Potain

Bonne fête à toutes les mamaaaaaaans !

7)      Que désigne-t-on en France quand on dit « prendre une baguette » :

  1. Manger chinois
  2. Acheter du pain
  3. Se faire biffler

Si tu as d’autres suggestions, Internautre, n’hésite pas, je sens que ce thème est un puits de créativité !

Veuille agréer la totalité de mes salutations respectueuses et bourrées de distinction, amen.

Achille Parmentier et autres joyeusetés ritales

Buonjurno Internautre, ce soir c’est pizza tortellini, car je rentre d’un trip milanesque de première qualité.

Il se trouve en effet qu’ayant une amie ritale sur le point de prendre mari dans son doux pays natal, nous allâmes une dizaine d’amis et moi assister l’événement, qui se trouvait près de Milan. Il s’est passé tellement de bordel ce week-end que je crois que la liste est de mise pour s’y retrouver un tantinet.

1)   Être un boulet sur le plan international.

Il est vrai que jusqu’à maintenant je me contentais bêtement d’exprimer toute l’étendue de mon talent en Francie, ce qui est quand même vachement chauvin. Du coup ce week-end j’ai fait un effort et j’ai oublié mon code de carte bleue. Oui, oublié. Non non ça n’était pas une carte neuve, ça faisait bien 1 an que je l’utilisais quasi quotidiennement sans jamais avoir l’ombre d’une hésitation. Et là, je descends de l’avion, je récupère mes bagages, je vais au distributeur local, je tends la main vers le clavier à 10 chiffres et… Rien. Rien de chez rien. Le vide intersidéral encore plus profond que dans le regard de Kristen Stewart.

Mon code ? Quel code ?

Résultat, je me suis faite entretenir tout le week-end, et en revenant ce soir j’ai définitivement bloqué cette saloperie sans jamais me rappeler ce foutu code. Accessoirement je me suis également escrimée des lustres au carré devant la porte de la salle de bain de l’auberge de jeunesse où l’on a passé la nuit jeudi soir, me lamentant qu’y avait pas de poignée, que la vie c’est vraiment un gros étron et que c’est un scandale de premier plan de mettre des salles de bain inouvrables, quand une copine est arrivée et a tout simplement… Fait coulisser la porte.

Han putaiiin j’arrive pas à nouer mes lacets…

Voilà. Et comme point final, je peux mentionner que j’ai pris samedi la plus grosse cuite de ma vie, et que sans exagérer je crois qu’en termes de bilan on peut dire que je n’ai rien bu,  vu la balance entre les entrées et les sorties de mon organisme. Je ne détaillerai pas plus avant, je crois que tu as compris.

Je suis actuellement ornée au bras gauche d’un bleu en forme de morsure, sans aucune idée de sa provenance. Gottferdom.

2)   Aller au plus beau mariage de la terre

Non mais si vraiment. Imagine, Internautre.

Devant cette vue, t’es obligé de dire Oui.

Tu es en caisse à raconter de la merde avec tes potes, et soudain apparaît devant tes yeux ébaubis une vue de taré avec option lac scintillant au soleil + forêt deluxe, pour finalement arriver à une chapelle toute illuminée de l’intérieur ambiance émotion de l’intime, et même un renfoncement de mur spécial chœur chrétien. Alors par contre c’était une messe en italien, forcément. Heureusement les mariés étaient sympas ils nous ont fait un livret en bilinguisme pour qu’on suive un peu les périples bibliques de Notre Seigneur Jésus, mais vu que le prêtre aimait bien y aller de sa petite impro j’avoue que parfois je me suis un peu sentie comme quand j’étais en cours de philo : perplexe. Bon alors oui j’ai pleuré, les mariés ont pleuré, tout le monde a pleuré, et comme il faisait dans les 35 degrés on frôlait dangereusement la déshydratation du coup on est tous partis pour l’apéro dans une villa de ouf malade, avec piscine, buffet maxi best of plein de petites verrines fraîches et premium luxe. La classe. Léger bémol : chaleur + lac = ? Eh oui, moustiques. Alors quand je te dis moustique, normalement tu penses à une mini bestiole qui fait des petits boutons qui grattent. Hmhmhm oui ça ce sont les moustiques français des ptites tafioles. Maintenant imagine un frelon qui te fait des boutons de la taille d’une assiette qui gonflent, rougissent, grattent et font mal comme si on t’avait filé un coup de brique dessus. Voilà, ça ce sont les moustiques du pays de la pizza. C’était Jumanji sérieux j’ai cru que j’allais y laisser les extrémités, et en plus y avait même pas Robin Williams pour me consoler. Chienne de vie.

Moustique normal de la Francie

Moustique rital

3)   Le foot c’est la vraie religion de la ritalie

Le soir de notre arrivée, c’était le match Italie-Allemagne de la Coupe d’Europe. Alors que les choses soient claires Internautre, le foot en termes de priorité se place juste entre le nombre de lattes de mon parquet et les rognures d’ongles de mon voisin. En gros je m’en bats généralement l’œil avec une patte de héron. Mais LA, au pays du foot, mon dieu Jésus quoi. En attendant les bagages, un italien était concentré sur ce qu’il écoutait via son iphone et des écouteurs, et a soudain hurlé « GOAL !! BALOTELLI !! » Alors Balotelli je t’explique si comme moi t’es une burne en foot, c’est un joueur italien super balaise. Dans la navette de l’aéroport vers Milan, la radio diffusait les commentaires du match en direct, en italien évidemment, ce qui fait qu’encore une fois tout ce que j’ai capté c’est « pizzaspaghettiricotta BALOTELLI BALOTELLI !!! BALOTELLIIIIIIIIII parmeggianoreginavafanculo ». Et en arrivant sur la plus grande place de la ville à la fin du match : la folie. Des mecs torse nus et des nanas super gaulées, tous pinturlurés au couleurs de l’Italie, même des vieilles qui agitaient des drapeaux. Tout le monde chantait, s’interpellait sans se connaître, balançait des fumigènes, grimpait aux réverbères et sur les arrêts de bus, roulait au ralenti dans des caisses fourrées aux supporters qui sortaient par les fenêtres et le coffre ouvert. Le bordel total.

Les ravages des supporters italiens.

4) Pour conclure, quelques phrases choisies proférées ce week-end

« Eh, Total ça se dit Total aussi en italien ! »

« Moi une fois j’ai vomi et le lendemain j’avais les cheveux méga bouclés »

« Manger rapide, manger liquide »

« Monsieur et Madame Parmentier ont un fils. Comment s’appelle-t-il ? Achille !! »

« Bon elle a disparu avec un mec et c’est elle qui a les clés de bagnole, faut la retrouver. Toi t’es respo fourrés, toi talus et moi je fais les parterres de fleurs. Dispersion »

« Ouais faudrait que je fasse du sport mais en même temps mon mec me dit que les fesses musclées c’est moins bien pour la levrette »

« Putain cette connasse d’esthéticienne m’a oublié une ligne de poils de mollets »

« Contorsionniste de la rotule, ça me semble compliqué »

Sur ce, arrivederci tutti !